Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Montségur


En 2009, nulle commémoration du massacre croisé de Béziers. « Taisez tout, La République reconnaîtra les siens !... » Le même silence officiel couvre un évènement fondateur de nos consciences, le bûcher de Montségur.



Le 16 mars on devrait se réjouir du printemps qui pointe, des fleurs d’amandiers désormais épanouies qui s’offrent au regard et dont le vent, en les effleurant, nous emmène, chuchotant, la première mesure du Se Cante.

Un "stalinisme" au Moyen-âge, couvert par un silence officiel

Mais non, cette date évoque le bûcher. Celui- dans lequel furent poussés plus de deux cents malheureux qui, en 1244, refusèrent d’abjurer leur foi. A Montségur, la seule raison fut celle de l’Inquisition triomphante.
 
Cet évènement est toujours considéré comme mineur par nos livres d’histoire (moi, quand j’étais gamin, notre manuel scolaire glissait là-dessus, et nos questions au maître ne trouvaient pas de réponse : « ils avaient fait quoi, M’sieur, les habitants d’Albi, pour qu’on les crame tout vivants ? »).
 
Au moins la brutalité croisée, à Montségur, fut-elle franche. Sans masque. Depuis trente-cinq ans elle était pourtant préparée par l’insidieuse Sainte-Inquisition.
 
L’action de celle-ci, un stalinisme au moyen-âge par sa pratique, peut être résumée ainsi. Accompagnés d’hommes d’armes, les inquisiteurs fondaient sur un village. On faisait entrer pratiquement tous les habitants dans une pièce, isolément, où la question suivante leur était posée : « nous savons que tu es hérétique, car « on » nous l’a dit. Ta seule chance d’en réchapper est de dénoncer Untel, dont nous savons qu’il est aussi cathare ! ». Le NKVD ne procédait pas autrement voici quelques quatre-vingt ans. Dénoncer ou mourir, cette alternative a formé l’état d’esprit de générations. Les dégâts moraux ont été plus durables que l’horreur générée par la soldatesque et les hommes en robe blanche dominicaine.
 
Et pourtant, que d’yeux crevés, de bûchers dressés, ont parsemé le pays ! Tout cela pour rendre muet et docile un peuple à conquérir, accessibles des richesses à accaparer.
 
On s’étonnera après, que cette histoire, inscrite dans notre mémoire malgré le silence d’Etat, nous incite à rester vigilants aux mesures liberticides, à toutes les atteintes à nos libertés. Celles qui vous excluent de la communauté nationale, ou qui vous promettent un état d’urgence permanent, mais aussi vous mettent à la merci de fous de Dieu, ou encore font des salariés des précaires apeurés.
 
Le bûcher de Montségur éclaire encore, huit siècles et demi après, nos consciences.  A défaut d’entrer dans nos livres d’Histoire.

Mercredi 16 Mars 2016
Renat Mine




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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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