Aquò d'Aqui


Carriera d'Aubanha ...

Huit morts, 2700 évacués...mais après le drame de Marseille le droit à se loger dignement est toujours aussi théorique.

Un an après l’escrancament de dos immòbles dins lo centre ancian de Marselha,  mai de cent cinquanta autrei desclarats perilhós siguèron estats vuejats de seis abitants, e se’s desvelat a chapauc d’un latz una tiera d’escandòls ligats a l’abitat indigne, d’un autre latz la prefonda indiferència de tot lo monde dei captaus marselhès. Enfin, l’Estat que vòu tant tenir lo poder dins lei territòris siguèt tanben lo grand absènt dau problèma, emai dei soluciens.

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Mille !


Avec désormais plus de mille articles, dont environ 800 en langue d'oc, on peut l'affirmer, votre journal s'inscrit dans la durée sur internet. Grâce à vous, et pour que nos valeurs passent à la prochaine génération.



Et bien voilà, nous y sommes à ce symbolique numéro 1000 ! Nous avions tellement le nez dans le guidon pour vous proposer de nouveaux articles, une nouvelle vidéo en occitan, que  nous ne nous en sommes rendus compte qu’au n° 1013…
 
Les évènements du 13 novembre à Paris ne sont pas pour rien dans notre ponctuelle amnésie. Qui ne s’est pas un minimum oublié soi-même, dans ces moments-là, devrait un peu s’interroger sur sa personnalité.

Larguessa, paratge e cortesia

Ceci-dit, l’œuvre que nous avons construite, ce n’est pas rien.
 
Mille articles ! Le temps passé, l’énergie dispensée, les contacts pris avec autant d’informateurs, les bouclages qui, coûte que coûte, doivent vous permettre de recevoir votre lettre hebdomadaire en temps voulu…
 
Nous n’avons pas compté les contenus en provençal, niçois ou vivaro-alpins, parmi ces mille articles. Probablement 7 à 800, avec leurs glossaires, qui ne laissent pas sur le côté ceux qui ne comprennent pas encore bien la langue de leur région.
 
Quand nous avons lancé l’opération au mois de mai 2012, nous avions un désir. Il nous fallait assurer le plus possible le partage de contenus d’information et d’actualité avec le plus de gens possible. Car l’occitan de chez nous est une langue propre à vous informer, autant qu’à chanter ou à écrire des romans.
 
Il nous fallait le faire avec ce qui fonde l’équipe d’Aquò d’Aquí, l’idée de partage de la culture et des valeurs occitanes. Avec celles-ci : larguessa, paratge, cortesia, nous sommes si loin de toute idée de repli identitaire, tellement à contre-courant des idéologies frontiéristes qui s’expriment dans le trop fameux « on est chez nous ! » que nous pensons, avec nos mille articles, illustrer l’espoir d’une société qui n’exclut pas, qui réunit ses membres, admet et valorise leurs originalités, et partage avec eux une langue qui exprime ces valeurs.
 
Pour nous y aider, vous êtes désormais nombreux. 38 000 personnes différentes ont visité notre site web entre octobre 2014 et septembre 2015, et le découvrent ou le lisent en moyenne près de deux minutes, ce qui est beaucoup sur le net. 1 300 d’entre elles se sont abonnées à la lettre hebdomadaire qui vous avertit de la publication de nos nouveaux articles.  Ils sont plus jeunes ; toutes les classes d’âge entre 18 et 44 ans ont cru en nombre, et presque toutes en proportion, en un an. Et, en proportion égale, femmes et hommes constituent le public d’Aquò d’Aquí.
 
Avec nos lecteurs, évidemment indispensables, nous soulignons aussi le soutien d’entreprises et de collectivités, qui ont bien voulu s’engager financièrement et moralement pour que ce partage soit marqué par la gratuité. Vous en avez la liste ci-dessus.
 
Cette gratuité n’est possible que parce que certains d’entre vous acceptent de la soutenir par un geste simple, une signature sur un chèque de 25€. Ce sont en effet nos abonnés au mensuel Aquò d’Aquí, créé en 1987, qui financent partiellement l’accès gratuit au site web du journal.
 
Sans eux, sans leur pratique de larguessa, nos plus jeunes lecteurs ne pourraient pas profiter de ces contenus, et souvent, hors l’école quand celle-ci dispense un cours, n’auraient aucun soutien sérieux dans leur envie de porter à leur tour la culture régionale et les valeurs dont nous parlons ici.
 
Or, sans le véhicule majeur d’information, de communication, et d’imaginaire qu’est la langue d’oc, comment seraient portées ces valeurs ?
 
Pour ces plus jeunes lecteurs d’Aquò d’Aquí, à l’heure où notre société se referme sur l’individualisme et le repli, il nous semble devoir les affirmer plus et mieux, ces valeurs.
 
Alors nous voici repartis pour mille autres articles. Avec votre soutien actif. 

Lundi 23 Novembre 2015
Aquò d'Aquí




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Joan-Pau, professor d’occitan-lenga d’òc dins lo ròdol de Sant-Gaudens, li agradariá que seis escambis de liceans amé lei Balearas siguèsson valorisats ; a Sarà seis animacions ai collègis marselhés deurián èstre conoissudas de tota l’encontrada d’ensenhaires, e lei collègas la veirián amé mai de seriós…

 

 



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