On est toujours le sud de quelque part

Région Sud, c'est le nouveau nom de la Provence. Mieux que l'horrible Paca, mais signe du mal à l'aise des élites politiques avec notre identité, toujours mise de côté.

Nous nous sommes assez élevés ici contre cet horrible acronyme sensé résumer notre condition de Provençal, Alpin et Cotedazuréen (!)…Paca ! Que les « Pacaliens » fassent un pas en avant…Personne, bon.
 
Nous ne pleurerions pas la défunte Paca, mais de toute façon elle a encore de beaux jours devant elle, hélas.






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Mille !


Avec désormais plus de mille articles, dont environ 800 en langue d'oc, on peut l'affirmer, votre journal s'inscrit dans la durée sur internet. Grâce à vous, et pour que nos valeurs passent à la prochaine génération.



Et bien voilà, nous y sommes à ce symbolique numéro 1000 ! Nous avions tellement le nez dans le guidon pour vous proposer de nouveaux articles, une nouvelle vidéo en occitan, que  nous ne nous en sommes rendus compte qu’au n° 1013…
 
Les évènements du 13 novembre à Paris ne sont pas pour rien dans notre ponctuelle amnésie. Qui ne s’est pas un minimum oublié soi-même, dans ces moments-là, devrait un peu s’interroger sur sa personnalité.

Larguessa, paratge e cortesia

Ceci-dit, l’œuvre que nous avons construite, ce n’est pas rien.
 
Mille articles ! Le temps passé, l’énergie dispensée, les contacts pris avec autant d’informateurs, les bouclages qui, coûte que coûte, doivent vous permettre de recevoir votre lettre hebdomadaire en temps voulu…
 
Nous n’avons pas compté les contenus en provençal, niçois ou vivaro-alpins, parmi ces mille articles. Probablement 7 à 800, avec leurs glossaires, qui ne laissent pas sur le côté ceux qui ne comprennent pas encore bien la langue de leur région.
 
Quand nous avons lancé l’opération au mois de mai 2012, nous avions un désir. Il nous fallait assurer le plus possible le partage de contenus d’information et d’actualité avec le plus de gens possible. Car l’occitan de chez nous est une langue propre à vous informer, autant qu’à chanter ou à écrire des romans.
 
Il nous fallait le faire avec ce qui fonde l’équipe d’Aquò d’Aquí, l’idée de partage de la culture et des valeurs occitanes. Avec celles-ci : larguessa, paratge, cortesia, nous sommes si loin de toute idée de repli identitaire, tellement à contre-courant des idéologies frontiéristes qui s’expriment dans le trop fameux « on est chez nous ! » que nous pensons, avec nos mille articles, illustrer l’espoir d’une société qui n’exclut pas, qui réunit ses membres, admet et valorise leurs originalités, et partage avec eux une langue qui exprime ces valeurs.
 
Pour nous y aider, vous êtes désormais nombreux. 38 000 personnes différentes ont visité notre site web entre octobre 2014 et septembre 2015, et le découvrent ou le lisent en moyenne près de deux minutes, ce qui est beaucoup sur le net. 1 300 d’entre elles se sont abonnées à la lettre hebdomadaire qui vous avertit de la publication de nos nouveaux articles.  Ils sont plus jeunes ; toutes les classes d’âge entre 18 et 44 ans ont cru en nombre, et presque toutes en proportion, en un an. Et, en proportion égale, femmes et hommes constituent le public d’Aquò d’Aquí.
 
Avec nos lecteurs, évidemment indispensables, nous soulignons aussi le soutien d’entreprises et de collectivités, qui ont bien voulu s’engager financièrement et moralement pour que ce partage soit marqué par la gratuité. Vous en avez la liste ci-dessus.
 
Cette gratuité n’est possible que parce que certains d’entre vous acceptent de la soutenir par un geste simple, une signature sur un chèque de 25€. Ce sont en effet nos abonnés au mensuel Aquò d’Aquí, créé en 1987, qui financent partiellement l’accès gratuit au site web du journal.
 
Sans eux, sans leur pratique de larguessa, nos plus jeunes lecteurs ne pourraient pas profiter de ces contenus, et souvent, hors l’école quand celle-ci dispense un cours, n’auraient aucun soutien sérieux dans leur envie de porter à leur tour la culture régionale et les valeurs dont nous parlons ici.
 
Or, sans le véhicule majeur d’information, de communication, et d’imaginaire qu’est la langue d’oc, comment seraient portées ces valeurs ?
 
Pour ces plus jeunes lecteurs d’Aquò d’Aquí, à l’heure où notre société se referme sur l’individualisme et le repli, il nous semble devoir les affirmer plus et mieux, ces valeurs.
 
Alors nous voici repartis pour mille autres articles. Avec votre soutien actif. 

Lundi 23 Novembre 2015
Aquò d'Aquí




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1851 : defendre la Republica en provençau

L’historien Renat Merle nous rappelle que la résistance au coup d’Etat du 2 décembre 1851, fut le fait de ruraux qui parlaient occitan. Les meilleurs défenseurs de la République française. Avis aux Républicains amnésiques de 2017.

1851 : defendre la Republica en provençau
A la fin de l’an 1848, un aventurier politic, Louis Napoléon Bonaparte, es estat elegit president de la Republica, amb lo prestigi de son nom e l’adesion de l’immense monde rurau, que portava seis esperanças de dignitat e de progrès.

Mais dins lei fachs, lo President bailejava la Republica dau partit de l’Òrdre, valent a dire la Republica conservatriça, aquela dei Gròs.
 


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