Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Jean-Claude Puech, un écrivain sur la voie de la reconquête de soi


MENERBES. L’instituteur vient de publier « Una pèira e un tamborin » qu’édite l’IEO-CREO provençal. C’est tardivement qu’il a pris conscience, par un biais original, de son occitanité. Depuis, il rattrape le temps et en fait profiter les autres.



Jean-Claude Puech en quête d'identité, la sienne, celle des autres (photo MN)
Jean-Claude Puech en quête d'identité, la sienne, celle des autres (photo MN)
« Je ne trouvais pas de roman qui dise comment était notre civilisation, dans laquelle les gens vivaient bien ensemble, au moyen âge occitan. C’est ce que j’ai voulu réaliser, pour des jeunes, avec ce livre court ».
 
Jean-Claude Puech ne dédaigne pas le fantastique, et cela se voit dans  Una pèira e un tamborin.

Dans cette histoire, on peut se demander si c’est un fantasme ou un véritable voyage dans le temps, qui touche une adolescente en manque d’identité et de repères, au début de notre XXIè siècle.
 
L’auteur, qui a déjà rédigé de nombreuses nouvelles, non éditées, s’est attaché à construire ce personnage, avec lequel nombre d’enfants et adolescents pourraient s’identifier.

Un magazine américain pour prendre conscience de la culture occitane

68p 10€ commandes à IEO-CREO Provence  - 8 bis av. Jules Ferry - 13100 Aix-en-Provence
68p 10€ commandes à IEO-CREO Provence - 8 bis av. Jules Ferry - 13100 Aix-en-Provence
« Je n’ai jamais pu écrire véritablement en français, comme on me le conseille, et je m’aperçois que tous mes écrits ramènent à la même préoccupation, celle du déracinement » souligne l’écrivain.
 
Son premier roman publié sera donc en occitan et parlera d’une recherche d’identité, qui implique de déplacer son héroïne contemporaine jusqu’au moyen-âge.
 
Jean-Claude Puech est instituteur. Enseignant à Menerbes (84), il est venu à l’écriture en occitan dans la salle d’attente d’un médecin, en lisant un magazine rédigé en anglais.
 
 « Je saisis un magazine américain, qui publie en anglais qu’un des plus grands auteurs français, comparable à Gabriel Garcia-Marquez, est Joan Bodon ! Je ne savais pas qui c’était… jusqu’à ce qu’un collègue me donne ses Còntes del meu ostau. C’est ainsi que j’ai retrouvé le vocabulaire qu’on disait être du « patois » chez moi. J’avais pourtant entre les mains une œuvre universelle, qui m’a aidée à m’interroger sur mon identité profonde. J’avais alors déjà trente ans ».

Reconquête culturelle

Cette quête de soi, on la retrouve encore dans l’acte d’enseigner chez Jean-Claude Puech. Il initie ses élèves au provençal et pense ainsi les aider à, certes, devenir multilingues, mais aussi à être mieux dans leur milieu culturel.
 
« J’espère transmettre ce qu’on ne m’a pas transmis », commente-t-il.
 
Après la découverte de la littérature occitane, Jean-Claude Puech a avalé les étapes de la reconquête de sa culture, en particulier au contact de Max Rouquette, important pour lui. Il a appris dans son œuvre qu’un « déraciné risque de déraciner les autres, ce qui est une forme de violence ».
 
On ne comptera donc pas sur cet enseignant pour rejouer la partie de ces instituteurs « hussards de la République », récurant la cervelle de leurs écoliers voici un siècle afin de laisser leur cerveau disponible au seul français.

Jeudi 27 Février 2014
Michel Neumuller





1.Posté par ribereau anne le 10/04/2014 16:42
cc jc génial ce que tu fais je ne comprends pas tout ce que tu raconte mais l'idée est bonne gros biz anne

2.Posté par Olivier Morteau le 22/02/2018 07:28
Bonjour Jean-Claude,

Te souviens-tu de Paul Sabatier? Je me souviens. Tu n'as pas changé, mon ami. Vidéo impressionante! Contacte-moi, si tu veux. Ça me ferait plaisir de renouer.

Olivier
olivier.morteau@gmail.com

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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