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Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Felip Martel : « l’histoire régionale devrait être enseignée »


Les nombreuses études de l’historien Felip Martel sont marquées par la diversité des sujets, mais tous se rapportent à la problématique linguistique occitane. Jeune retraité, il ne voit pas de relève arriver. Pourquoi ?



Felip Martel (photo MN)
Felip Martel (photo MN)
Où sont-ils, les chercheurs en Histoire intéressés par la langue occitane ? Regardent-il désormais ailleurs, ou bien l’Université ne les recrute-t-elle plus ?

Les deux. Les postes sont rares, vouloir devenir chercheur a quelque chose de masochiste.
 
Il faut en particulier trouver le prof qui accepte de chapeauter la recherche. Et si possible il faudra que ce dernier ne considère pas que la recherche sur l’occitan est inutile.
 
Hélas, les historiens en poste n’ont pas été formés à prendre en compte la question linguistique. Et pas plus la géographie linguistique, bien que la dialectologie nous dise bien des choses sur la circulation des hommes.

Et ils ne  sont pas plus sensibilisés à la sociolinguistique, qui nous apprend pourtant aussi beaucoup sur la société.
 
Notre candidat chercheur devra donc compter, dans l’énorme majorité des cas, sur un historien qui ne comprendra pas que quelque chose d’intéressant peut être, là, à creuser.
 
Bon ! Heureusement quelques historiens veulent toutefois bien considérer que la problématique occitane n’est pas tout à fait idiote. Mais, disons-le, ils sont rares, actuellement, dans le Milieu.
 
Toutefois, avec un enseignement de l’occitan qui va à vau-l’eau, ne verrons-nous pas le nombre d’historiens capables de penser la diversité linguistique se réduire encore ?

Espérons que cet enseignement ne finira pas comme le Titanic ! Oui, l’apprentissage de l’occitan est nécessaire à la bonne compréhension du sujet.
 
Mais ce qui serait aussi important c’est d’intégrer l’apprentissage de l’histoire locale au cursus général. Tout élève devrait savoir que Frédéric Mistral était écrivain, que la littérature bretonne a existé, ou que les troubadours ont eu une action créatrice.
 
Une sensibilisation à l’histoire régionale intégrant la dimension linguistique me semble indispensable.
 
A mon avis, oui, cela ferait naître à la fois un intérêt à l’école pour l’apprentissage de la langue régionale, mais aussi pour les problématiques d’historien que nous venons d’aborder.
 
Si cette demande se manifeste, nous pourrons discuter de façon plus sérieuse, avec les institutions, de l’intérêt de l’enseignement de l’occitan.
 
Moi, je ne suis pas pessimiste sur ce plan. A partir du moment où une sensibilisation bien menée est proposée à tous, avec les moyens modernes de transmission, des vocations naîtront.

Philippe Martel - Etudes de langue et d'histoire occitanes. Ed. Lambert-Lucas - 2015. 400 p. ill. présentations de Marie-Jeanne Verny et Yan Lespoux. 24€. 
 

Un entretien sur l'identité française et la considération des langues régionales, à paraître dans Aquò d'Aquí n°289

Felip Martel : « l’histoire régionale devrait être enseignée »
Notre numéro mensuel daté de juillet 2016 présentera un entretien plus complet avec Felip Martel. Il y abordera notamment la relation entre histoire enseignée, considération linguistique des minorités, problématiques de l'immigration et idéologie identitaire française. Pour les commandes, voir ici.

Dimanche 19 Juin 2016
Michel Neumuller




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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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