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Journée historique pour les langues régionales

La loi dite Molac donnera des droits à l'enseignement des langues minoritaires en France, enfin ! ça ne s'est pas fait tout seul.

Bien des lecteurs d'Aquò d'Aquí ont été surpris, le 8 avril, du vote écrasant des députés en faveur de la loi de Protection des langues régionales, avancées par le groupe parlementaire Libertés et Territoires. Pourtant une observation un peu fine des évènements qui ont conduits à cette issue aurait rassurée plus d'un.

















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Des députés de Provence et Occitanie veulent réduire la portée de la Loi Molac


Ils proposent d'empêcher les écoles d'enseignement immersif d'aller plus loin que la parité d'enseignement langue régionale/ français. Leur texte parle "d'ambigüité" à propos de l'enseignement immersif.



Paul Molac : sa loi donne lieu avant débat parlementaire à une tentative d'amoindrissement (photo MN)
Paul Molac : sa loi donne lieu avant débat parlementaire à une tentative d'amoindrissement (photo MN)

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer à plusieurs reprises l’évolution du texte de la loi dite “Molac”, du nom du député breton (Libertés et territoires) qui propose ce texte favorisant, enfin, l’enseignement des langues minoritaires en France.

 

Le texte, après son passage au Sénat, où les amendements supprimés par l’Assemblée Nationale ont été rétablis, doit être discuté en seconde lecture à l'Assemblée Nationale, et voté le 8 avril prochain.

 

Or, si partout des citoyens écrivent à leur député en réclamant que ce texte soit voté tel quel, d’un autre côté, la riposte jacobiniste s’organise, et un texte signé par plusieurs réclame de ne pas voter le texte qui reconnait aux écoles immersives d’aller plus loin que le 50% français / 50% langue régionale.

 

Pour ceux-là l’apprentissage de la langue française en souffrirait. La langue commune de la plupart des parents d’élèves de Calandreta, Diwan, Iskatola, Bressoles, celle du quartier, de la plupart des centres de loisirs serait incomprise dès lors qu’un élève apprendrait plus de la moitié du temps scolaire en breton, catalan ou alsacien…

 

Cependant derrière l’argument spécieux qu’infirment toutes les expériences d’enseignement immersif, se profile la sempiternelle crainte du séparatisme induit par le fait d’apprendre la langue du terroir. Et les députés en question (voir pièce jointe) d’utiliser le terme d”ambiguité” à propos de l’enseignement immersif.


On en est là ! Et il se trouve des députés de régions occitanes pour donner quitus à ce texte : Mme Dubois (Dordogne), M Freschi (Lot et Garonne), Mmes Gomez-Bassac (Var), Mörch (Haute-Garonne), Racon-Bouzon (Bouches-du-Rhône), Mrs Roussel (Alpes-Maritimes), Vignal (Hérault), Mme Zitouni (Vaucluse) entre autres, donnent quitus à cette entreprise basée sur une idéologie jacobine revêtue des habits de l’efficacité dans l’apprentissage du français.

Le cas de Mme Danière Hérin (Aude) doit être dissocié, puisque cette parlementaire a fait savoir à l'IEO de l'Aude qu'elle avait demandé que son nom soit retiré de la liste, et qu'elle affirmait son soutien au texte de loi proposé par M. Molac.

 

Dès l’initiative connue, un mouvement né des réseaux sociaux s’est proposé d’expliquer aux députés en question que l’argument, selon eux, ne tient pas, et qu’il serait nécessaire de ne pas entraver le projet de loi dans sa logique, comme l’ont compris les sénateurs en décembre dernier.

 


Lundi 29 Mars 2021
Michel Neumuller





1.Posté par Sarrazin Jacques le 30/03/2021 13:08
La responsabilité de la majorité quand a la préservation des langues régionale où leurs disparitions est écrasante l'histoire retiendra leurs nom et les électeurs aussi. Non les enfants qui apprennent une langue locale ne sont pas handicapés pour le français bien au contraire, le provençal me sert pour l'ortographe français très souvent

2.Posté par piques le 30/03/2021 20:55
je me suis déjà exprimé sur ce point
mais 2 fois valent mieux qu'une, en tant que Gascon n'ayant eu que l'occitan comme langue maternelle dans ma famille et le Français ayant en quelque sorte été ma première langue étrangère, cela ne m'a pas empêché d'être professeur d'histoire-géographie et je dirai même plu s, que mes bases occitanes m'ont beaucoup aidé pour l'apprentissage du Français notamment au niveau de l'orthographe et de la conjugaison, ceux qui n'ont pas eu la chance de connaître l'occitan ne peuvent pas comprendre, c'est un gros handicap pour eux.

3.Posté par ACHARD le 30/03/2021 21:25
M.le député, Mme la députée,
Je compte sur votre présence dans l'hémicycle le 8 avril pour voter en l'état,adopté par le Sénat, la proposition de loi en faveur de la protection patrimoniale des langues régionales qui contient des mesures positives pour notre langue, l'occitan.
Avec l'expression de mes salutations citoyennes.

4.Posté par Le Sec''''h le 31/03/2021 11:56
Impossible d'apprendre des langues "minoritaires", à mi-temps à l'école. Surtout que tout à l'extérieur est déja en français et qu'à la maison, les parents ne parlent pas ces langues le plus souvent, sans compter radios et télés.
C'est cela qu'il faut prendre en compte dans le pourcentage.

5.Posté par Andrieu le 02/04/2021 19:21
Il est nécessaire de ne pas entraver la loi

6.Posté par Bousquet Bernard le 05/04/2021 18:37
M. Mme les députés,
Non seulement il ne faut pas réduire la portée de cette loi mais il faudrait accroitre l'enseignement de nos langues dites régionales afin que nos petits français sachent d’où ils viennent, quelle est leur véritable culture, celle de leurs pères et pour que cesse le génocide culturel mené par l’État français.

7.Posté par GERARD TAUTIL le 09/04/2021 20:11
Peut-être est-ce notre courrier nourri qui a fait réfléchir Na Gomez-Bassac (Var) qui était contre le projet de loi et qui fin finala a votat PER!
Carcul politician o sinceritat?
Anatz veire...GT

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Nos villes avec leur nom historique et sans enquiquineur procédurier

Un aspect de la loi Molac, votée le 8 avril, est resté à tort dans l'ombre : le droit de nommer ses rues et ses entrées de ville sans être harcelé par un obsédé de la langue unique.

De la loi loi nº 2548 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, désormais connue sous le nom de son promoteur, Paul Molac, nous avons surtout retenu les articles permettant de renforcer l’enseignement bilingue dans les établissements publics.

 

Cependant s'il est un aspect de la promotion des langues minoritaires qui a été négligé par les commentateurs, c’est celui de la signalétique bilingue. C’est un tort car cette possibilité, enfin débarrassée des attaques imbéciles de soi-disant libres penseurs, fera évoluer les mentalités de nos concitoyens, à qui sera rappelée aisément la fierté de leur terroir.




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