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L’occitan enseigné “dans le cadre de l’horaire normal”

Ne rêvons pas, loi Molac ou pas, l’emploi du temps continuera à proposer le choix à l’élève : occitan ou repas de midi ? Il convient de préparer la réaction dès maintenant, question d’égalité.

Bien qu’elle fut amputée par le Conseil Constitutionnel de dispositions majeures, la Loi Molac enfin promulguée autorise quelques avancées pour l’enseignement des langues régionales. Ainsi, théoriquement les “heures poivre” auront vécues et l’occitan devrait rejoindre les matières qui ont droit à des horaires “normaux”.

 

Mais théoriquement et pas plus… il est donc temps pour les défenseurs de se mobiliser. La rentrée scolaire doit être préparée.


















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Une capitale pour tous




Voici donc Marseille Capitale Européenne de la Culture, pour un an.  La fête qui a réuni environ 400 000 personnes le soir de l’ouverture de cette année montre à quel point les Marseillais (et pas seulement) veulent que leur ville soit un pôle, que son image évacue les clichés à peau dure, et, nous le pensons, que leur vie quotidienne soit celle des habitants d’une vraie capitale.

 
Or la ville à l’urbanisme anarchique, à la pauvreté criante, à l’écart grandissant entre une population plutôt à l’aise et une autre de moins en moins intégrée socialement, n’est pas à  la hauteur des ambitions partagées par ces habitants.
 
Tout fait défaut : accéder à un emploi digne et relativement durable, obtenir une place en crèche, circuler… Mais durant une année certaines avanies urbaines, les plus criantes, seront cachées. Il est significatif, par exemple, qu’après vingt ans de « couvre-feu », le métro marseillais soit enfin ré-ouvert, jusqu’à une heure du matin.  Pour un an seulement. Après on verra. Cela rappelle l’ouverture hâtive, d’un unique tronçon de voie cyclable, à l’occasion de la Coupe du Monde de football, en 1998.
 
Cette ville doit être conçue pour ses habitants, pas pour augmenter le chiffre d’affaires de l’hôtellerie sur la seule année 2013.  Elle doit aussi être attractive, pas forcément pour les New Yorkais à qui un grand titre conseille l’étape marseillaise cette année, mais pour la région qui devrait graviter autour d’une grande ville provençale génératrice de développement pour tous.
 
Aujourd’hui un couvercle a été mis sur le débat : métropolisation ou pas ? On a vu manifester contre, un rassemblement de forces politiques antinomiques. Pourtant l’accord tacite entre carpe et lapin, s’expliquait par la crainte de tout changement dans l’univers des collectivités locales. Elles veulent des moyens et des compétences. Mais les partager ou les ordonner ? Le risque leur semble trop grand.
 
Or, après trente ans, les lois de décentralisation ont produit l’aménagement du territoire anarchique que nous connaissons. Le pouvoir atomisé d’urbaniser a abouti à l’étalement urbain, une des causes principales de la difficulté de circuler en Provence, et de la pollution automobile qui en résulte. Elle a éparpillé les zones d’activités, chacun voulant la sienne, qui contribuent encore à la thrombose, sans procurer à tous des emplois de proximité. Elle a plutôt accentué une démographie que plus personne ne sait accompagner.
 
Il est temps que tous ceux qui se félicitent d’être partie prenante de Marseille Capitale Européenne de la Culture 2013 s’entendent aussi pour que cette fête soit prolongée durablement, par une entente autour d’une capitale-phare, capable de partager les fruits d’une croissance espérée dans une région fière de sa culture.

Mercredi 23 Janvier 2013
La rédaction




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Quid de Mayotte ?

A la rentrée notre mensuel vous proposera une enquête fouillée sur la société du plus récent des départements français, dont la reconnaissance de la langue formait part de la loi Molac.

Que saviez vous de la politique de promotion du créole à la Réunion ? Et question subsidiaire, que savez vous vraiment de l’Ile de Mayotte, des tensions historiques et culturelles qui travaillent ce département français, dont seuls de rares échos parviennent en Métropole ?

 

Une des grandes satisfactions de notre journal reste de pouvoir vous en dire plus sur des des situations et des enjeux qui échappent à beaucoup.




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