Aquò d'Aqui








Vau mielhs èstre Parisenc...

SENANQUE. Menacée d'écroulement l'emblématique cistercienne du Vaucluse, malgré sa notoriété, ne recueille pas en un an, le trois centième de l'argent que Notre Dame de Paris a recueilli en 24 heures.

Vos ne'n rementatz ? En un jorn, fa pauc, lei grandei entrepresas an promes mai d'un miliard d'€uròs per un monument parisenc emblematic.

En Provença, fa un an que la Glèisa assaja de trobar tres cents còps mens, e lei mecenas, l'i vesem pas.

Fau èstre Parisenc.







            partager partager

Si Léonarda…




L’expulsion, policière et effectuée devant les camarades de classe de la jeune Léonarda, a bien sur mis en évidence la confusion du gouvernement et de ses soutiens. On en lit assez ailleurs pour que nous y ajoutions quoi que ce soit.

En revanche, dans un pays où l’Etat se méfie toujours tellement des langues parlées par ses habitants, la qualité du français parlé par l’adolescente aurait pour le moins du faire réfléchir tous les commentateurs sur le degré de son intégration. Il devait être élevé.

Sans le droit du sol nous ne serions même pas ici pour en parler

Mais voilà qu’à droite, la remise en cause du droit du sol veut aussi faire pièce à la possibilité de cette intégration.
 
C’est ici qu’il convient de faire entendre la petite musique des langues régionales en France. Qu’une Japonaise parle la langue d’Oc et –vous le savez puisque le cas se présente –  elle est comptée parmi les nôtres si elle le veut bien. C’est aussi simple que cela.
 
L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Jordi Pujol, alors que se développait dans les faubourgs de Barcelone l’immigration sénégalaise, eut vers 1984 ces mots très simples : « ils parlent catalan ? Alors ils sont Catalans ! Ils ne le parlent pas encore ? dépêchons nous de le leur apprendre, afin qu’ils soient Catalans ». Et il lança un programme d’apprentissage de la langue.
 
Les questions liées à l’immigration en France sont loin d’être aussi simples. Mais signalons que si le droit du sol n’avait pas été la règle, la moitié au bas mot des défenseurs connus de la langue occitane ne seraient pas Français.
 
L’élu délégué de Rhône Alpes aux langues régionales, Lounes Belkacem, le linguiste Claude Hagège ou l’élu provençal délégué au Schéma d’aménagement du territoire, Hervé Guerrera, ne pourraient être mes interlocuteurs. Je ne pourrais jamais interviewer les deux candidats en lice jusqu’à dimanche soir de la primaire socialiste de Marseille. Ils n’auraient jamais pu vivre chez nous, enfin, chez eux.
 
D’ailleurs je ne serais pas ici non plus.
 
Et ce journal ainsi que son site web n’existeraient probablement pas.

Mercredi 23 Octobre 2013
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

La mitat presonièra - 25/04/2019

1 2 3 4 5 » ... 30

Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche


Votre nouvel Aquò d'Aqui d'été
Dison que...

Ce que peut la volonté

Au cœur des Pyrénées, ce dimanche, et pour la 32 ème fois Catalans et Occitans ont renouvelé les gestes de fraternité, qui se rient des frontières politiques.

Au fond, et selon les critères habituels des Etats contemporains et du monde global, rien ne prédispose Occitans et Catalans à rechercher sans relâche l’occasion d’affirmer une fraternité qui ne va pas tant de soi.

Ce que peut la volonté


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.