Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






Siatz cinquanta dos indispensables

52 contributeurs entre janvier et avril ont ajouté un supplément au prix de leur abonnement au mensuel Aquò d'Aquí, et c'est ainsi depuis deux ans. Leurs dons indispensables permettent à l'ultime magazine d'actualité en langue occitane de faire un pied de nez aux cassandres qui prédisent la mort de la diversité linguistique pour dire le monde.

Cinquantados contributors an portat pèira a Aquò d'Aquí dau tèmps dau darrier trimèstre, que li an aduch precisament 753,5 €uròs. Aquò representa a pauc près la meitat dau còst de l'estampaire per un numerò.














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Notre langue d’Oc mieux reconnue en 2013 ?




Alors que s’ouvre la période des fêtes calendales, il faut d’abord que nous vous souhaitions serein et heureux ce moment particulier, cette trêve au bout d’une année bien remplie. Elle fut riche 2012 !

Son point d’orgue, pour ceux qui cherchent à défendre notre langue d’Oc, et à lui ménager un avenir partagé, a eu lieu le 30 mars à Toulouse.

Ce jour-là plusieurs milliers de Provençaux, Niçois et Alpins ont manifesté dans la Ville Rose pour demander justement les moyens d’un avenir public pour l’occitan, à l’école, dans les médias, dans les lieux publics.

Ils l’ont fait avec leurs voisins du Languedoc, de Gascogne ou du Massif Central, ou encore des Espagnols de la Val d’Aran et des Italiens des Valadas piémontaises. A cette occasion ils ont pu vérifier à nouveau dans le cortège que nos manières de parler Oc autorisaient très largement l’intercompréhension.

La langue occitane est justement une langue. La quasi-totalité des linguistes et autres lexicographes s’accordent pour lui reconnaître ce caractère. C’est une langue de diversité, et c’est tant mieux. Quand un Québecois parle, c’est en français, pourtant on sent bien les différences avec le français d’un Parisien. Il en est de même chez nous : quand un habitant des Valadas d’Italie discute avec un Bordelais, ils se comprennent sans effort, pourtant leurs façons de parler montrent des différences.

Un peu plus tard, à la faveur du changement politique en France, les défenseurs de l’occitan se sont souvenus que le nouveau président s’était engagé à signer, au nom de la France, la Charte Européenne des Langues Minoritaires.

Ce texte qui reconnaît les langues des Européens, il n’y a guère que la France et la Grèce qui se refusent jusqu’à présent à le ratifier. En France c’est un article de la Constitution qui l’empêche. Il faudra donc passer par une réforme constitutionnelle pour pouvoir être Européens à part entière…

On espère que cela ne tardera pas, car la Constitution du Peuple Français a besoin d’un toilettage énergique. Nous verrons si, à la faveur d’autres réformes sociétales prévues et font actuellement débat, il n’y aura pas en 2013 un moment où le Congrès se réunira pour accorder notre nation avec les mœurs du XXIè siècle, et une grande envie générale d’être mieux soi-même avec les autres.

Si nous devions former un vœu pour 2013, ce serait celui-ci, une langue d’oc mieux reconnue, assise de façon certaine dans la République Française, avec les autres langues de France : l’alsacien, le corse, le basque, le breton, le catalan notamment.

Nos enfants y gagneraient une meilleure connaissance de ce qu’ils sont, de leur culture, et une plus grande ouverture au plurilinguisme. Nous y gagnerions un meilleur rapport avec eux, pour peu que nous fassions l’effort de leur transmettre notre langue d’oc.

En 2013 comme en 2012, le site web d’Aquò d’Aquí jouera un rôle pour construire cet avenir. Aussi ne vous privez pas de le faire connaître pour favoriser cet avenir-là.
En attendant, bon bout d’an à toutes et à tous.
 

Mercredi 19 Décembre 2012
La rédaction





1.Posté par TAUTIL Gerard le 10/01/2013 09:30

Aquò d'Aqui occitanofòb?

Adieu capredactor,

Se lo P. Pessamessa a rason de rebecar sus l'usatge dau mòt occitan per d'unei, siau estonat de veire dins l'editoriau 2013 que leis occitans de la Val d'Aran e leis occitans d'Itàlia son totjorn presentats coma d'espanhòus e d'italians... Ciutadanatge e nacionalitat, mema batèsta?Creguèri qu'aviam virat la paja. Dins la recèrca dei consensus, l'a de mòts que fan mau...
Alora, AA occitanfòb? M'estonaria, bòrd qu'un còp fa pas puta -coma ditz la cançon-, mai enfin..!

E bòna annada 2013!

Amistosament
Gerard Tautil

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