Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Lycées : à l’offensive !


Ce dimanche 17 février à Toulouse, l'ensemble des défenseurs et promoteurs de l'occitan à l'école se rassemble place du Capitole, et réclame le maintien de tous les enseignements de la lenga nòstra. Un plan de reconquête est indispensable.



Dans les plans organisés du gouvernement, les services publics ne doivent plus rendre service aux publics, mais coûter le moins cher possible. Voilà la nouvelle règle.

Face à la charge destructrice de l’Etat sensé nous représenter, il n’y a guère d’autre option que l’intransigeance.

Les professeurs d’occitan-langue d’oc (c’est la dénomination officielle) des lycées en pâtissent durement aujourd’hui. Ceux qui enseignent en collège en avaient déjà les stigmates, tant la réforme de 2015 les a fragilisés. Rappelons qu’un proviseur peut désormais facilement supprimer les heures selon des critères qui lui appartiennent.

Mais la réforme du ministre Michel Blanquer porte bien plus loin ; elle sape le fragile édifice de l’enseignement de nos langues minoritaires, territoriales ou pas, en France.

C’est un organisme, affaibli par ses mauvais soins, que l’Etat veut euthanasier.

Les cours d’occitan disparus des lycées, pourquoi étudier la langue à l’Université demain ? Alors où se formeraient les candidats d’un capes déjà famélique ? Et puis qui prendrait le risque de s’engager dans un métier promis à la décharge publique de l’enseignement ? Sans professeurs demain, pourquoi les rares chefs d’établissement volontaires le resteraient-ils ?

Enfin, sans débouchés dans le secondaire, pourquoi sensibiliser les élèves du primaire ?
L’édifice éducatif écroulé, littérature, cinéma et arts vivants ne seraient vite plus que ruines.

Le coup porté est plus que rude, il est mortel !

Voilà pourquoi même les plus timides devraient y réfléchir. Le véhicule de notre culture disparu des familles, balayé du système éducatif, nous verrions demain notre originalité dans le monde disparaitre. Voulons-nous, tels des produits de rayons  de supermarché, n’être que le clone de nos voisins ?

Face à la charge destructrice de l’Etat sensé nous représenter, il n’y a guère d’autre option que l’intransigeance. L’enseignement de l’occitan-langue d’oc doit être sanctuarisé, il doit bénéficier de plans de reconquête, d’une visibilité quant au nombre de postes de capes, qui ne doit pas pouvoir descendre en dessous de quinze par an, durant les dix ans à venir.

A minima tous les lycées qui  aujourd’hui proposent un cours de langue régionale doivent le proposer demain. Ces cours doivent être sanctuarisés. Leur dotation horaire n’est pas négociable à la baisse. Elle doit croitre, afin qu’à échéance raisonnable un enseignant d’occitan n’ait pas à officier dans plus de deux établissements.

L’Etat, qu’il soit relayé ou pas par les collectivités locales, a le devoir, par souci d’égalité de ses citoyens, de lancer des plans offensifs de communication envers les membres de toute la communauté éducative, parents en tête, afin de donner l’envie à tous d’accéder à la richesse de notre langue d’oc. Cette égalité doit aussi être territoriale. Aucun canton ne devrait être dépourvu d’un ensemble école-collège-lycée où s’apprend la langue d’oc.

Nous vous laissons, en guise de chute, les mots de Frédéric Mistral, tellement d’actualité : « Quau ten la lengo ten la clau, que di cadeno nous desliure »

Dimanche 17 Février 2019
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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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