Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (14)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. quatorzième semaine.

Edité par l'Association pour l'Enseignement de la Langue d'Oc

L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .


















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Les crues sont plus un problème d’aménagement que de précipitations


L’aménagement du territoire, spécialement près des littoraux attirants, est la première et la plus profonde cause des drames humains que nous avons encore vécus entre Cannes et Mandelieu.



Des élus se sont offusqués, à l’issue d’un weekend de crues subites meurtrières, que MétéoFrance n’ait pas mieux prévu, finement, où tomberaient les fortes précipitations qui ont provoqué la mort de vingt personnes à Cannes et Mandelieu.

Moins de bitume, plus de cohérences urbaines, ce sera moins de drames humains

Nous, ce qui nous offusque, ce sont les politiques d’artificialisation de toute la région. Là où subsiste la terre, la crue est moins forte, là où le béton ne le partage plus qu’avec le macadam, le pays devient momentanément un immense torrent furieux.
 
La vallée de la Siagne en est un bon exemple, probablement, qui nous montre que l’aménagement « social » du territoire, a sa part de responsabilité dans ce type de drames.
 
Cette rivière a été largement aménagée dans ses abords tout au long des années 2000. Il s’agissait d’ouvrir son bassin à l’urbanisation afin de permettre aux salariés qui travaillent sur la côte, de se loger à (un peu) moindre coût.
 
Disons-le carrément, quand la vie d’un pays dépend du prix du foncier et de l’immobilier, on en arrive à des aberrations humaines. Le plus visible c’est au quotidien l’embarras routier gigantesque que n’explique vraiment que l’étalement urbain et l’absence de politique cohérente d’aménagement.

Lui, ne tue qu'à petit feu, à coups d'asthme et de maladies respiratoires.
 
Et puis, régulièrement, ce qui ne semble d’ordinaire qu’agaçant et couteux, devient monstrueusement dramatique. C’est ce qui s’est produit le weekend dernier, mais aussi en juin 2010, et un an plus tard.
 
C’est ce qui, fatalement, se reproduira.
 
Moins de béton, moins de bitume, plus de politique d’agglomération, plus de place pour les visions sociales d’une ville mieux partagée, mieux conçue, ce sera toujours moins de crises humaines.
 
C’est ce que nous pouvons risquer de dire, au moment où, une nouvelle fois, la crue ravage pays et consciences.

Mardi 6 Octobre 2015
Aquò d'Aquí





1.Posté par Latil le 10/10/2015 00:33
Cher ami, nous sommes en parfaite adéquation ! malheureusement, qui nous entendra ? Ni les lotisseurs et autres constructeurs, ni les politiques et autres "décideurs"…
Le peuple, surtout les "indigènes" seront toujours "la voix qui crie dans le désert".
Si seulement on voulait écouter ceux qui ont de la mémoire… et, pour certains de nos coins paradisiaques, relire le dictionnaire toponymique de Garcin (1835), par exemple à la page où il parle de l'arrière pays du golfe de St Tropez.

Bèn couralamen,
Frederi

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La ruralité a forte identité, l'oubliée des blocs politiques

La décentralisation c'est le thème que les candidats les plus en vue de la présidentielle ont mis sous le tapis. Et pourtant, c'est là que se concentrent problèmes et frustrations.

Nous l'avons remarqué, durant la campagne pour l'élection présidentielle, la place et l'avenir des territoires, des pays, a été pratiquement absente, en tout cas dans la propagande des trois premiers candidats. Pourtant, la question du pouvoir d'achat, qu'ils ont tous abordé abondamment, dépend bel et bien de la place qu'on occupe dans le pays.



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