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Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Gérard Tautil : avec la toponymie l’humanisme s’oppose au « roman national »


BRIGNOLES; Au lycée Raynouard, le fouilleur d’histoire a déployé l’univers de faux-amis, de joies d’enquêteur et de découvreur d’histoire locale, pour un public qui s’intéresse tout à la fois à son territoire, à la science et à la langue d’oc.



Les cartes actuelles gardent encore la trace de l’ignorance des géographes qui notèrent les noms des lieux sans rien savoir de la langue commune des croquants. « On connait un « Iésaipas », parce qu’une personne, ne sachant répondre aux enquêteurs, avait répondu : « Ieu sai pas » (moi je sais pas) ».

Gérard Tautil, l’auteur de La toponymie de Signe (83) divulgue ce double message dans ses conférences : « En nous aidant à mieux comprendre notre territoire, la toponymie nous fait mieux nous-mêmes dans un monde où la diversité culturelle et menacée…Mais les faux amis sont nombreux, et c’est une école de la rigueur et de la curiosité », deux valeurs qui sont à l’opposé de ces histoires reconstruites en « roman national », lui destiné à créer au forceps une identité uniforme. « Nos ancêtres les Gaulois » en est l’exemple Roi.
 
Au lycée Raynouard de Brignoles (83), le professeur d’italien Reinat Toscano n’est pas mécontent. Ce Niçois, écrivain de langue d’oc, vient de réussir, Oh ! modestement, le retour de l’occitan dans le cursus de l’établissement. Et ce 17 mai, autour des quatre premiers élèves motivés, une cinquantaine d’autres sont venus entendre Gérard Tautil, leur parler des noms de lieux du pays, de leur signification, des chausse-trapes nombreuses qui parsèment le chemin de qui veut savoir.
 
« Le nom de lieu se réfère, essentiellement, à deux préoccupations majeures des populations qui nous ont précédé : l’eau et le relief, boire et s’abriter ! » D’òu cette profusion de mots, sur nos cartes IGN, qui disent le promontoire, le rocher, la cavité : « forn » pour Six Fours, « leb », « cro », ou le « cant » …de Canto Cigalo ( !), le « mer » de Chante Merle….

Faux amis et chausses trappes

D’où aussi cette kyrielle de mots pour dire l’eau dans toutes ses manifestations : « Molières » (résurgence), « gab » ou « bron », d’où tire son nom Brignoles., sans compter les nombreux « fangas » (lieu boueux) qui parsèment notre Provence et nous viennent, eux, de l’occitan en ligne directe.
 
Dans sa « Toponymie de Signes », Gérard Tautil développe ce discours : « depuis très longtemps des populations aux langues très différentes se sont succédées en Provence comme ailleurs, et ont imposé le nom qu’ils donnaient à l’eau et au rocher. Bien sûr dans la dernière période, c’est l’occitan qui a été utilisé, mais que voulaient ignorer les géographes. »
 
Celui-là doit se montrer circonspect car les faux-amis sont légion. Cette « croupatière », fréquente sur nos cartes, n’a jamais vu de corbeau (cropatàs en occitan), mais sa racine « cro » dit qu’il y a ici un rocher.
 
Dans la difficulté de l’enquête et la connaissance qu’acquiert le toponymiste, dira Gérard Tautil, il y a un humanisme. « Il nous garantit contre le discours simpliste sur les origines, éclaire notre compréhension de l’histoire qu’il devient alors plus difficile de fausser » par idéologie.
 
Un discours que ne renierait pas le professeur d’histoire-géographie qui  proposait à ses élèves d’assister à la conférence de Gérard Tautil
Un public intéressé par l'histoire, la science, et le patrimoine local (photo MN)
Un public intéressé par l'histoire, la science, et le patrimoine local (photo MN)

Jeudi 24 Mai 2018
Michel Neumuller





1.Posté par Reinat TOSCANO le 24/05/2018 18:30
Gramací per aquest article. E gramací per avança à tótei lei personas que nos vorran ben ajudar à faire circular l'informacion: cercam d'escolans per la rintrada 2018, per fin de contunhar l'atalhier d'occitan. Lei escolans que se marcaran en classa de 2a saran recampats dins una classa à projècte "patrimòni" (Atge-Mejan e Provença).

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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