Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






Siatz cinquanta dos indispensables

52 contributeurs entre janvier et avril ont ajouté un supplément au prix de leur abonnement au mensuel Aquò d'Aquí, et c'est ainsi depuis deux ans. Leurs dons indispensables permettent à l'ultime magazine d'actualité en langue occitane de faire un pied de nez aux cassandres qui prédisent la mort de la diversité linguistique pour dire le monde.

Cinquantados contributors an portat pèira a Aquò d'Aquí dau tèmps dau darrier trimèstre, que li an aduch precisament 753,5 €uròs. Aquò representa a pauc près la meitat dau còst de l'estampaire per un numerò.














            partager partager

Disparition de Francesc Panyella, le président des Catalans de Marseille


MARSEILLE/VILLARANA. Ex réfugié, il était président du Cercle Catalan depuis 1981.



En 1994 au Conseil Régional de Provence Alpes Cote d'Azur, pour le centenaire de la mort de Frédéric Mistral (photo MN)
En 1994 au Conseil Régional de Provence Alpes Cote d'Azur, pour le centenaire de la mort de Frédéric Mistral (photo MN)

« Appelé à l’Armée j’y ai travaillé clandestinement à faire de la propagande anti-franquiste. Mais nous étions en 1944 et quand mes activités ont été découvertes, j’ai marché vers la frontière et l’ai franchie clandestinement pour rejoindre mon père, qui avait connu la Retirada quelques années auparavant ».

 

C’est ainsi que m’a parlé Francesc Panyella, en février 2017, au cours d’un entretien qu’il m’a accordé chez lui.

 

Né en 1923 non loin de Barcelona, à Villarana, l’ex président et président d’honneur du Cercle Catalan de Marseille, fondé par des volontaires catalans de l’armée française durant la première guerre mondiale, est décédé le onze janvier à Marseille, et Aquò d’Aquí adresse ses condoléances à sa compagne comme aux membres du Cercle Catalan, dont il était le président d’honneur.

 

Devenu cadre dans une entreprise de fonderie à Marseille, adhérent du PSUC (les communistes catalans) il va peu à peu prendre des responsabilités au Cercle Catalan, qu’il préside à partir de 1981, tout en montrant une belle proximité avec cette part de l’occitanisme qui évolue au sein du PCF. Nous pouvions le considérer comme un ami de l’occitanisme, au sens large, et de notre mensuel en particulier.

 

Francesc Panyella assurera une relation constante avec les autorités de la Generalitat de Catalunya et trouvera ainsi les moyens de nombre d’activités du Cercle. En 1994 Marseille accueillera ainsi un Applec de sardanes, avec castellers, qui assurera une visibilité de la culture catalane.

 

La Generalitat lui attribuera au début des années 90 la Croix de Sant-Jordi, la haute distinction catalane… qu’il refusera : « je n’aurai jamais voulu l’accolade de celui qui me l’aurait remise ! … c’était un ancien maire franquiste recyclé dans la démocratie… » nous dira t’il au cours du même entretien, avec le sourire gourmand de celui qui vient de faire un pied de nez mérité à ceux qui l’ont contraint à l’exil.

 


Mercredi 12 Janvier 2022
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Dans l'Aquò d'Aquí de l'été...

Dison que...

Uno marcho di fierta countrariado

AVIGNON. Les Gay Pride sont faites pour que la diversité s’affiche, s’affirme, gaiement et en couleurs. Quittant le chantier de l’Oustau Prouvençau e Occitan de Sault, bientôt inauguré, Raphaël a participé à celle d’Avignon. Hélas ! Tout y a été contraint par des autorités locales qui semblaient vouloir, sans vouloir.

Rafaèl Cuny
Lou darrié dissate, tres de setèmbre, m'anère espaceja dóu coustat de la ciéuta papalo, qu'aviéu ausi que se ié debanavo la proumiero Gay Pride avignounenco, caminado di fierta.



Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.