Lycées : à l’offensive !

Ce dimanche 17 février à Toulouse, l'ensemble des défenseurs et promoteurs de l'occitan à l'école se rassemble place du Capitole, et réclame le maintien de tous les enseignements de la lenga nòstra. Un plan de reconquête est indispensable.

Dans les plans organisés du gouvernement, les services publics ne doivent plus rendre service aux publics, mais coûter le moins cher possible. Voilà la nouvelle règle.






            partager partager

Dans notre panthéon mental


Elles ou ils apprennent l’occitan à Pernambouc, Nagoya ou Amsterdam. Nous leur gardons une place particulière en nous, celle qu’on réserve aux amis chers.



Comme nous le disait voici deux ans ce personnage à la fois modeste et important qu’est Naoko Sano  : « si je parle anglais, certes je peux parler à n’importe qui ; mais si je parle occitan, je peux parler à des gens particuliers avec qui j’aurai un rapport unique».
 
C’est ce qu’en d’autres termes, dit le site commercial Babbel.com, à qui, précisons-le, nous ne facturons aucune publicité.

Du Japon, du Brésil ou d'ailleurs, ils nous ont offert leur intérêt, nous en faisons nos amis

Pour promouvoir ses cours en ligne, il cite Nelson Mandela, rien que ça ! « Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela va à sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela lui va droit au cœur. »
 
Un certain Michael Yourden développe sur ce site (qui ne propose pas, toutefois, l'apprentissage de langues dites minoritaires) un discours qui nous le rend plus que sympathique : « la mort d’une langue minoritaire est une perte pour chacun. Si vous voulez attirer l’attention du monde sur une culture et contribuer à sa préservation, la meilleure façon de le faire est d’apprendre sa langue. »
 
Nous connaissons quelques-uns de ces Catalans, Japonais, Allemands, Slovènes, ou Brésiliens, qui ont appris l’occitan, ont séjourné chez nous pour cela, et s'y sont intéressés à autre chose qu’au Mont Ventoux, aux plages, ou au vins.
 
Nous pouvons tous en citer un ou une. Ils sont installés de leur vivant dans notre panthéon mental et affectif.

C’est vrai, nous ne pourrons jamais avoir avec le touriste que nous renseignons en anglais la relation que nous avons avec ces afogats lointains de la langue d'oc, parce qu'à travers elle, ils ont cherché à vraiment nous connaître.
 
Ils sont parfois nos ambassadeurs chez eux. Certains ont publié des lexiques ou des dictionnaires, à l’attention de leurs concitoyens... ou des nôtres ; cela s’est vu. Grâce à eux, nous sommes un peu plus vivants avec notre langue occitane, qu’en France on dit si volontiers morte.
 
Mais le simple effort qu’ils ont fait pour emprunter notre « véhicule culturel majeur », nous les rend précieux. Cette semaine nous avons une pensée pour eux, pour elles, où qu’ils ou elles soient dans le monde.
 
Nos amis.

Mercredi 8 Juillet 2015
Aquò d'Aquí




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Nous comptons sur vous pour février !
Dison que...

MJ Verny : "sans moyens pour l'occitan pas d'enseignement"

La présidente de la Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc, Marie-Jeanne Verny, ne croit pas aux bonnes paroles ministérielles. Pour elle postes et dotations horaires sonneraient concret.

La réforme des lycées relègue t’elle toujours l’enseignement de l’occitan dans le domaine de l’optionnel pur ?
Lors de notre dernier rendez-vous au ministère, le 7 février, un conseiller nous a assuré que l’occitan pourrait rejoindre les enseignements de spécialité ; disons nettement que cela reste virtuel. 
MJ Verny :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.