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Journée historique pour les langues régionales

La loi dite Molac donnera des droits à l'enseignement des langues minoritaires en France, enfin ! ça ne s'est pas fait tout seul.

Bien des lecteurs d'Aquò d'Aquí ont été surpris, le 8 avril, du vote écrasant des députés en faveur de la loi de Protection des langues régionales, avancées par le groupe parlementaire Libertés et Territoires. Pourtant une observation un peu fine des évènements qui ont conduits à cette issue aurait rassurée plus d'un.

















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Colloque : “rendez nous le nom de Provence!”


AIX-EN-PROVENCE. Le 21 septembre, sous divers angles les promoteurs du nom historique de la région ouvrent le débat. Ils souhaitent un débat public sous forme de consultation des Provençaux.



Septembre 2018, manifestants de Bédarrides à Marseille : 'Ni Sud ni Paca', pour eux, mais Provence (photo MN)
Septembre 2018, manifestants de Bédarrides à Marseille : 'Ni Sud ni Paca', pour eux, mais Provence (photo MN)

Avec 34 100 signatures la pétition  en ligne “Ni Sud ni Paca” continue de recevoir l’adhésion d’un public anonyme, “qui devrait pouvoir être consulté sur une question d’identité partagée si fondamentale que le nom de la région où ils vivent” affirme toujours Hervé Guerrera, à l’initiative de cette revendication. “Le nom de Sud a été le fait d’une démarche technocratique dont nous ne voulons pas. Tout autant que le nom de “Provence” que nous voulons voir reconnaitre, c’est le processus démocratique qui nous intéresse”.

 

Un “nous” collectif où l’occitaniste provençal compte les soutiens souvent anonymes d’un colloque “sur le nom de la région” qu’il organise le 21 septembre à Aix, près des Universités. “J’espère y voir tous ceux qui veulent s’informer et débattre, y compris nos contradicteurs, qui méritent d’être entendus”.

 

Philippe Langevin, l’économiste qui vient de publier un remarqué rapport sur la pauvreté à Marseille, et la coupure sociologique de la ville-port, traitera du sujet sous l’angle économique ; le socio-linguiste Jean-Claude Bouvier, sous l’angle historique et linguistique...”Nous n’avons pas arrêté encore toutes les contributions, il y en aura d’autres”.

 

En 2017, la décision du président de Région “Paca”, Renaud Muselier, d’en finir avec cet acronyme insortable, aura finalement généré plus d’opposition que d’approbation, en tout cas exprimées.


Consultation publique des Provençaux ?

Elu Aixois Hervé Guerrera a lancé la pétition Ni Sud ni Paca fin 2017. A ce jour elle dépasse 34 000 signataires(photo MN)
Elu Aixois Hervé Guerrera a lancé la pétition Ni Sud ni Paca fin 2017. A ce jour elle dépasse 34 000 signataires(photo MN)

M. Muselier avait consulté son cabinet, et le nom de Région Sud était sorti, puis approuvé dans la foulée par le Conseil Régional en Assemblée Plénière.

 

Si le préfet lui a rappelé que seul le Conseil d’Etat pouvait acter cette modification, le Conseil Régional n’en a pas moins modifié toute sa signalétique de communication. “Cela coûte cher, et ne satisfait pas la volonté des Provençaux de décider”, soutient M. Guerrera.

 

Pour l’opposant, animateur régional de Région Provence, lo nom local du Partit Occitan, deux thèmes sont cruciaux dans cette affaire : récupérer le nom historique de la Provence, et permettre la participation des citoyens. Ceux-ci son sensés donner leur avis sur le signe de leur identité.

 

Bien sûr dans les Alpes et à Nice j’entends que tout le monde n’est pas d’accord sur le nom. A l’instar du regretté maire de Signes, qui avait soutenu notre pétition, tout en affirmant son choix pour le nom de Provence Alpes Cote d’Azur. Mais justement, qu’on consulte tous ces gens, partout, et nous verrons ce qu’il en sortira!”

 

Le prédécesseur de Renaud Muselier, le socialiste Michel Vauzelle, à deux reprises avait tenté de modifier le nom de la Région, sans jamais prendre de décision : en 2008 il avait nommé une commission, qui s’était prononcée pour le nom de “Provence”, et en 2014, il avait lancé une consultation internet, qui avait donné le même résultat.

 

Sud, pas plus que Paca, n’a d’impact en termes de marketing territorial. Nous avons la chance d’avoir un nom hyper connu partout, pourquoi faudrait-il déployer tant d’efforts et d’argent pour le cacher sous le tapis ?” questionne fermement M. Guerrera.


Jeudi 22 Août 2019
Michel Neumuller





1.Posté par Reinat TOSCANO le 25/08/2019 10:06
Darriera nòva que vèn de tombar: l'UE obliga à França e Alemanha à cambiar son nom, que devènon respectivament "Ouest" e "Est".

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