Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Collèges, réformez la réforme !


Elle met à mal l’apprentissage des langues, régionales comme étrangères. Elle ne doit pas être appliquée dans ses modalités actuelles.



« Non à la disparition programmée de l’enseignement de la langue…allemande ».
 
Les défenseurs des langues régionales de France (dont l’alsacien) ne sont pas les seuls à s’opposer à la réforme des collèges que concoctent les services de Najat Vallaud-Belkacem, dans le plus bel esprit centralisateur, tellement français.

L'allemand, l'italien et l'arabe disparaissent comme l'occitan et c'est intolérable

L’Institut Goethe en France y va lui aussi de sa pétition en ligne.
 
La représentation culturelle allemande évoque des accords bilatéraux entre France et Allemagne, qu’avaient signés – tiens, tiens ! – François Hollande.
 
Que réclame l’Institut Goethe ? Le maintien d’un enseignement de trois heures hebdomadaires d’allemand, essentiellement.
 
Occitan-Allemand même combat ? L’Institut devrait certes balayer devant sa porte. A la fin des années 1990, il avait choisi de fermer sa représentation à Marseille, préférant redéployer ses moyens en ex Allemagne de l’Est et de façon plus générale dans les pays anciennement au-delà du rideau de fer.
 
La décrue des enseignements d’allemands était pourtant alors en cours. A l’heure actuelle c’est d’ailleurs l’ensemble des langues d’Europe, l’espagnol mis à part, qui souffre au collège, en Provence comme ailleurs en France.
 
L’Italien, si vivace il y a trente ans, est maintenant rarement enseigné. Les professeurs d’allemand sont souvent itinérants, ne parlons pas du portugais ! Pendant que l’anglais s’imposait partout avec l’aide de l’Etat, que le mandarin effectuait une percée que l’économie mondiale justifie, les langues romanes s’étiolaient dans l’enseignement. Comme si la nécessaire compréhension entre voisins européens n’était pas une priorité française.
 
Le prédecesseur de Mme Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon, avait voulu la création de classes dédiées aux « langues méditerranéennes ». Riche idée tenant compte des réalités de notre immigration récente et de l’indispensable relation méditerranéenne.
 
On y trouvait l’arabe comme l’occitan. Mais les échos que nous en avons deux ans après disent et répètent que l’un comme l’autre enseignement sont contrariés.
 
C’est que, et la réforme des collèges aggravera la situation, les principaux de collèges peuvent agir pour mettre à mal les enseignements qui leur déplaisent ou gênent leur gestion des emplois du temps.
 
Il est plus que temps de mettre de la cohérence dans tout cela, au bénéfice des enseignements qui accroissent la compréhension entre les peuples et qui maintiennent le sentiment d’une communauté régionale.
 
Que celle-ci se veuille ouverte sur le reste du monde ne suffit pas. Il lui en faut encore les moyens. Alors Mme la ministre, soyez conséquente, réformez votre réforme !

Mercredi 22 Avril 2015
Aquò d'Aquí





1.Posté par Gascona le 22/04/2015 17:26
Un enseignement si riche, si bénéfique pour les élèves, si déterminant pour le maintien de la langue et de la culture occitanes ne doit pas disparaître.

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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