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Journée historique pour les langues régionales

La loi dite Molac donnera des droits à l'enseignement des langues minoritaires en France, enfin ! ça ne s'est pas fait tout seul.

Bien des lecteurs d'Aquò d'Aquí ont été surpris, le 8 avril, du vote écrasant des députés en faveur de la loi de Protection des langues régionales, avancées par le groupe parlementaire Libertés et Territoires. Pourtant une observation un peu fine des évènements qui ont conduits à cette issue aurait rassurée plus d'un.

















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Collèges, réformez la réforme !


Elle met à mal l’apprentissage des langues, régionales comme étrangères. Elle ne doit pas être appliquée dans ses modalités actuelles.



« Non à la disparition programmée de l’enseignement de la langue…allemande ».
 
Les défenseurs des langues régionales de France (dont l’alsacien) ne sont pas les seuls à s’opposer à la réforme des collèges que concoctent les services de Najat Vallaud-Belkacem, dans le plus bel esprit centralisateur, tellement français.

L'allemand, l'italien et l'arabe disparaissent comme l'occitan et c'est intolérable

L’Institut Goethe en France y va lui aussi de sa pétition en ligne.
 
La représentation culturelle allemande évoque des accords bilatéraux entre France et Allemagne, qu’avaient signés – tiens, tiens ! – François Hollande.
 
Que réclame l’Institut Goethe ? Le maintien d’un enseignement de trois heures hebdomadaires d’allemand, essentiellement.
 
Occitan-Allemand même combat ? L’Institut devrait certes balayer devant sa porte. A la fin des années 1990, il avait choisi de fermer sa représentation à Marseille, préférant redéployer ses moyens en ex Allemagne de l’Est et de façon plus générale dans les pays anciennement au-delà du rideau de fer.
 
La décrue des enseignements d’allemands était pourtant alors en cours. A l’heure actuelle c’est d’ailleurs l’ensemble des langues d’Europe, l’espagnol mis à part, qui souffre au collège, en Provence comme ailleurs en France.
 
L’Italien, si vivace il y a trente ans, est maintenant rarement enseigné. Les professeurs d’allemand sont souvent itinérants, ne parlons pas du portugais ! Pendant que l’anglais s’imposait partout avec l’aide de l’Etat, que le mandarin effectuait une percée que l’économie mondiale justifie, les langues romanes s’étiolaient dans l’enseignement. Comme si la nécessaire compréhension entre voisins européens n’était pas une priorité française.
 
Le prédecesseur de Mme Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon, avait voulu la création de classes dédiées aux « langues méditerranéennes ». Riche idée tenant compte des réalités de notre immigration récente et de l’indispensable relation méditerranéenne.
 
On y trouvait l’arabe comme l’occitan. Mais les échos que nous en avons deux ans après disent et répètent que l’un comme l’autre enseignement sont contrariés.
 
C’est que, et la réforme des collèges aggravera la situation, les principaux de collèges peuvent agir pour mettre à mal les enseignements qui leur déplaisent ou gênent leur gestion des emplois du temps.
 
Il est plus que temps de mettre de la cohérence dans tout cela, au bénéfice des enseignements qui accroissent la compréhension entre les peuples et qui maintiennent le sentiment d’une communauté régionale.
 
Que celle-ci se veuille ouverte sur le reste du monde ne suffit pas. Il lui en faut encore les moyens. Alors Mme la ministre, soyez conséquente, réformez votre réforme !

Mercredi 22 Avril 2015
Aquò d'Aquí





1.Posté par Gascona le 22/04/2015 17:26
Un enseignement si riche, si bénéfique pour les élèves, si déterminant pour le maintien de la langue et de la culture occitanes ne doit pas disparaître.

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Nos villes avec leur nom historique et sans enquiquineur procédurier

Un aspect de la loi Molac, votée le 8 avril, est resté à tort dans l'ombre : le droit de nommer ses rues et ses entrées de ville sans être harcelé par un obsédé de la langue unique.

De la loi loi nº 2548 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, désormais connue sous le nom de son promoteur, Paul Molac, nous avons surtout retenu les articles permettant de renforcer l’enseignement bilingue dans les établissements publics.

 

Cependant s'il est un aspect de la promotion des langues minoritaires qui a été négligé par les commentateurs, c’est celui de la signalétique bilingue. C’est un tort car cette possibilité, enfin débarrassée des attaques imbéciles de soi-disant libres penseurs, fera évoluer les mentalités de nos concitoyens, à qui sera rappelée aisément la fierté de leur terroir.




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