Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Avec Mezdj les cultures musicales dialoguent à Marseille


L’ensemble éphémère de musiciens corses, occitans, tunisiens, et d’autres origines méditerranéennes est paradoxalement durable. Créé en 2008 par Mouloud Adel, il propose un répertoire de création au public à la Cité de la Musique.



Mouloud Adel, l'organisateur du projet Mezdj. "Toutes nos musiques ont voyagé et se sont influencées mutuellement" (photo MN)
Mouloud Adel, l'organisateur du projet Mezdj. "Toutes nos musiques ont voyagé et se sont influencées mutuellement" (photo MN)
Des câbles courent sur le sol noir jusque sur la scène où se font entendre accords de mandoline et phrases de clarinette basse, au milieu du vounvoun des voix.

On distingue une voix dans ce joyeux brouhaha : « tu joues comme tu veux, et puis on s’adapte ».
 
A la Cité de la Musique de Marseille, les débuts de cette résidence d’artistes donne le ton.

On va mélanger, en bel accord, la façon de dix musiciens différents.
 
« En 2008 j’ai voulu rassembler des musiciens de Provence mais d’origines culturelles différentes de Méditerranée. Chacun a un vécu culturel particulier, et la rencontre leur permet d’apporter une touche particulière au morceau que propose un autre musicien ».
 
Mouloud Adel a saisi une courte pause pour expliquer Mezdj, « mélange » en arabe. « Corses, Occitans, Algériens, Tunisiens, Marocains réunis ici, tous sont bien installés dans une culture musicale particulière. Et pourtant, toutes ces musiques ont voyagé, tout comme les instruments qui les expriment. Et l’influence est la règle. Re-mélangeons tout cela et proposons le résultat au public, c’est notre projet ».

Attention portée aux autres...et partage avec le public


Mais la pause est finie. Thermos de café ou bouteilles d’eau minérales sont rangées pendant que s’estompe la conversation du contrebassiste Laurent Cabané, qui dialogue avec le banjo Farid Zebroune, celle de l’accordéoniste Amandine Dulieux qui se fait attentive aux percussions persanes de Thomas Bourgeois.

Pendant que le son clair des cordes pincées du kanoun d’Hedian Cheffai irrigue la scène , l’attention portée de l’un aux autres devient  la règle commune.
 
Et Guylaine Renaud entame un chant en provençal. C’est le sujet de l’après-midi. D’autres musiques, corses, ou berbère suivront, avec les mêmes principes : « fais comme tu veux, on s’adapte ! ».
 
« Dans le chant de Guylaine, je retrouve des traits propres à la musique de mes montagnes kabyles » glisse Mouloud Adel, « et j’ai le même sentiment en écoutant certaines musiques bretonnes. S’il n’y a pas de vérité absolue, et bien il n’y a pas non plus de musique authentique de telle ou telle culture. Elles se sont toujours mélangées. Il y a un vivier commun à toutes, et c’est ce que nous essayons de retrouver ici ».
 
Résultat public à l’issue de cette résidence, vendredi 31 octobre à 20h30 Cité de la Musique à Marseille.

Résultat public le vendredi 31 octobre cité de la Musique de Marseille (10 et 12€) à 20h30 (photo MN)
Résultat public le vendredi 31 octobre cité de la Musique de Marseille (10 et 12€) à 20h30 (photo MN)

Mercredi 29 Octobre 2014
Michel Neumuller




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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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