Vos dons sont notre carburant

Depuis un an, 138 de nos abonnés, qu’ils viennent à Aquò d’Aquí, ou qu’ils y reviennent, nous gratifient d’un don. Modeste ou moins modeste, celui-ci contribue à nous éviter des déboires financiers…Et donc à assurer notre indépendance, pour vous, lecteurs.

En septembre dernier vingt parmi les abonnés qui nous ont renouvelé leur confiance, ont apporté à Aquò d’Aqui 395€ qui n’étaient tout simplement pas prévus. Un don de 5€, un chèque de 75€, et entre les deux une majorité de nos lecteurs qui ajoutent quelques 15 à 30€ au moment de libeller leur chèque ou – depuis quelques mois – d’ajouter une somme dont ils choisissent le montant aux 25€ de notre abonnement en ligne.






            partager partager

Veirem Berra




L’amitié peut beaucoup. Surtout quand elle se construit dans l’effort partagé et les difficultés affrontées ensemble. Marc Audibert, Lucien Durand et Jean Saubrement l’ont rappelé chacun à sa façon avant que le public ne partage le gâteau des Rois, au Centre d’Oralité de la Langue d’Oc, mardi 29 janvier à Aix-en-Provence.
 
Ce lieu ils l’ont créé en 1994, avec leur estrambord, et aussi de façon plus pratique avec chignole et pinceaux…

Ils ont créé une médiathèque pour l'occitan parlé par ses locuteurs provençaux

C’est là qu’aboutissent les œuvres filmées, audibles ou lues qui ont un rapport immédiat avec la langue d’Oc en Provence. Médiathèque, et lieu de débats, il promet demain de faire partager la langue régionale dans sa diversité au plus large public.
 
Le Centre d’Oralité de la Langue d’Oc, ou Col’Oc, porte bien son nom et mérite bien la plaisanterie qu’autorise son acronyme. Le loyer fut bien partagé et les relations, à l’occasion, furent orageuses entre les colocataires.
 
C’est d’ailleurs dans le dépassement des malentendus que l’amitié s’est renforcée.
 
Marc Audibert est un pilier du mouvement Parlaren, créé dans les années 1970 pour militer plus surement sur le terrain pour la langue d’oc que ne le faisait le Félibrige, dont sont, généralement issus ses membres. C’est lui qui, à coups de marteau et de pinceaux, a sué pour qu’un lieu mis à disposition par la Commune d’Aix, puisse accueillir œuvres et publics.
 
Lucien Durand est d’ailleurs majoral du Félibrige. Il porte la cigale de Pèire Rouquette et s’est toujours obligé d’être à la hauteur de cet oeucuménique défenseur des républicains catalans de 1936. On voit bien avec le Col’Oc, à quel point il a, à son tour, su créer pour les autres.
 
Jean Saubrement a mis au service du projet ce subtil mélange de rigueur et de faculté de rêver qui mena toute sa vie de marin. Bref, c’est l’homme des aventures qui doivent néanmoins vous mener à bon port. Lui est un des responsables désormais historique du Centre Régional d’Etudes Occitanes.
 
Avec ces trois aparaires, et presque vingt ans après la création du Col’Oc, on peut d’ailleurs désormais le crier : «  Veirem Berra !  ».
 
En confiant cet organisme à la Commune d’Aix, les trois fondateurs lui permettent de poursuivre son action avec toute la sureté que confère le service public. Le Col’Oc sera durable. Son œuvre aussi.
 
En créant à côté l’entité associative qui mènera l’action de collectage, le Cep d’Oc, ils ont créé les conditions de la poursuite de cette œuvre de collectage. Déjà les premières formations sont organisées. Et le nouveau président de cette association, Jean-Pierre Belmon, jeune retraité de l’audiovisuel public, fourmille d’idées qu’il fait vivre dans la pratique quotidienne.
 
Mais quand un train est sur les rails, et qu’il arrive à l’heure en toute sécurité, on oublie trop souvent que mécaniciens, chauffeurs et aiguilleurs anonymes l’ont permis.
 
Or, ces trois cheminots là, il fallait leur dire clairement à quel point nous leur devons notre possible avenir. Ce soir-là, au Col’Oc, foin des fèves et autres santons, Marc Audibert, Lucien Durand et Jean Saubrement étaient vraiment les Rois.
Veirem Berra

Mercredi 30 Janvier 2013
La rédaction



Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Laisser la ville aux aménageurs ou donner le pouvoir aux habitants ?
Dison que...

"Des gens qui décident de ne plus suivre"

LA CIOTAT. Frédéric est occitaniste, acteur engagé de la vie locale, pas chômeur, pas retraité dans la gêne, mais impliqué dans la société. Le voici revêtant le fameux gilet, et il nous livre en vrac son ressenti.

Le FN, ou son prolongement le Rassemblement National noyautait-il et récupèrerait-il vraiment ce mouvement des Gilets Jaunes ? Moi je soutenais l’idée de justice sociale qui s’affirmait dans cette protestation de terrain. Le mieux était donc d’aller voir sur place. Et me voici au péage, sortie de La Ciotat.


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.