Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Notre lot pour les six ans à venir


Gueule de bois pour la démocratie, au lendemain d’une élection qui révèle le large assentiment de nombreux Provençaux aux idées du Front National. Quelles sont les perspectives d’un mouvement d’estime pour la langue d’oc dans l’espace désormais réduit de la démocratie ?



Oh ! Il n’y a pas de quoi pavoiser : une région qui vote à 45% FN n’est pas sortie du danger. Beaucoup, en disant bonjour à leur voisin, se demanderont désormais si celui-ci ne leur prépare pas une dictature…

Les valeurs occitanes, une île, dans le marécage politique où nous allons vivre désormais

Mais éviter une Provence frontiste, laboratoire autoritariste du droit du sang, ne signifie pas que les Provençaux vivront dans une région où paratge, larguessa e cortèsia seront la règle.
 
Les promesses n’engageant que ceux qui y croient, un Christian Estrosi qui tiendrait compte de la gauche apparait, dès les résultats de l’élection régionale connus, comme une aimable plaisanterie. Son commensal Eric Ciotti, comme nombre de ses colistiers, ont rafraichi dimanche soir ceux qui pensaient que la « politique Bisounours » existait. A droite dure il est, à droite dure il sera, et il l'exprimera.
 
Promesses électorales non tenues, Région qui refera de l’autoroute, de la zone d’activité dans les espaces naturels remarquables, qui n’acceptera pas la contestation et qui pourra s’entendre avec l’extrême droite, voilà probablement notre lot pour les six ans à venir. On doit le craindre raisonnablement. Le FN restera très fort, fort des millions de bulletins de vote de ses électeurs, que la droite n’aura de cesse de séduire, désormais.
 
Seul le budget de la culture acceptable par la droite, a priori – les grandes institutions fréquentées par la bourgeoisie, les festivals qui attirent le tourisme, pas plus – tirera son épingle du jeu. Mrs Py, Bluzet et Foccroulle, si vous sauvez les meubles aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain des festivals ruraux qui liaient le territoire, des centaines de lieux culturels modestes, qui font vivre et évoluer notre culture au quotidien, au quartier ?
 
Mais comment, dans ce contexte de déliquescence démocratique, et sans doute culturelle, s’en tireront les trop discrets défenseurs et promoteurs de la langue d’oc en Provence ? Christian Estrosi sait qu’ils existent, comme avant lui Michel Vauzelle. Il a même donné la main à Nice, la ville dont il est maire, à une certaine expression publique de notre langue. Pour autant, au-delà de l’affichage, on n’a peut-être pas grand-chose à attendre.
 
Mais au fond, ces défenseurs n’ont que ce qu’ils méritent. A force de jouer chacun sa partition, ils n’obtiennent que de grappiller de faibles moyens. En se montrant unis, en favorisant un réel lobby, tous favoriseraient l’action de chacun, et inversement.
 
Que de Nice à Avignon et de Toulon à Briançon, ceux-ci sachent s’entendre, mettent de côté leurs divergences, de toute manière bien estompées déjà, et entrent dans la mêlée ensemble. Dans celle-ci, on distingue mal le pilier du seconde ligne, car l’ensemble bouge sur le terrain. Au final, s’ils ont été cohérents, ils sortent le ballon ovale du bon côté, le leur. Toute l’équipe gagne.
 
D’autant que ces promoteurs ont, outre la langue à défendre, un point largement commun. Ils sont rarement supporters des idées du FN. Autrement dit, ils sont une ile de démocratie dans le marécage politique qu’est devenu la Provence. Dans l’avenir ils constitueront une valeur.

Lundi 14 Décembre 2015
Aquò d'Aquí





1.Posté par Elisabeth PAIN le 17/12/2015 20:04
Oh combien vous avez raison et vous reflétez bien ma pensée. Merci de le dire tout haut, mais combien l'entendrons ?

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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