Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (14)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. quatorzième semaine.

Edité par l'Association pour l'Enseignement de la Langue d'Oc

L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .


















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Mille !




Et bien voilà. On a beau s’y attendre, avoir tout fait pour, ça fait quelque chose tout de même : cette semaine nous avons enregistré le millième abonnement à la lettre hebdomadaireque vous avez la bonne idée de recevoir. Nous le contactons avant de divulguer son nom, s’il le veut bien.

La belle affaire ! Certains sites web comptent leurs visiteurs par millions, chaque jour. Mais, bon, il y a de l’argent pour ça, et on s’y informe en anglais.
 
Ici, bien entendu, mille abonnés (1015 exactement aujourd’hui), ça a l’air plus modeste. Et pourtant ! En un tout petit peu plus de six mois, avec des moyens très limités, du professionnalisme et en même temps un bel enthousiasme, nous réussissons nos paris.
 
Le premier c’était d’agrandir le cercle des lecteurs de la presse régionaliste ; les commentaires sont ici inutiles, le chiffre parle de lui-même. D’autant qu’a chapauc, la circonférence grandit encore chaque jour.
 
Le second c’était de mieux partager la langue occitane. Avec un système (chronophage pour ceux qui s’y attellent) de notices en ligne vous pouvez dans pratiquement chaque article en langue d’oc, avoir accès à une information sur la langue, préciser un terme, une façon de dire liée à tel lieu, une discussion sur tel mot… Mais nous sommes conscients de nos limites actuelles, en matière de partage : si nous touchons les Occitans d’Italie, et nombre de Catalans, si nous sommes lus au Japon, en Suède, dans l’Ohio, au Mexique et en Algérie, nous le sommes encore trop peu par les Gavots. Pour cela il nous faudrait une meilleure présence de l’occitan alpin dans nos colonnes. Des volontaires pour l’écrire, nous informer, ou adapter ce que nous écrivons ?
 
Le troisième pari, c’était de proposer nos informations gratuitement. Ce sont nos partenaires qui l’ont permis. Ils agissent pour favoriser une culture territoriale authentique, ouverte sur le monde et sur l’autre. Mais là le cercle demande à être élargi. N’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice en nous faisant connaître l’entrepreneur ou le maire qui pourrait à votre avis se montrer intéressé par l’œuvre en cours.
 
Le quatrième pari nous allons pouvoir essayer maintenant de le tenir. Il s’agit de gagner un public plus jeune, voire bien jeune. Ce que nous faisons est susceptible d’intéresser des enseignants, reste à savoir ce qu’ils attendent de nous. Certes l’équipe d’Aquò d’Aquí ne manque pas d’instits, profs de collège ou de fac, mais réunir quelques-uns d’entre vous, particulièrement volontaires, dans un cadre un peu formel pour travailler à l’avenir, cela fait partie de nos objectifs pour 2013. N’hésitez surtout pas à vous faire connaître, ce ne sera pas en vain.
 
L’enthousiasme et le savoir-faire sont là. Celui des correcteurs et traducteurs qui font la bonne tenue d'Aquò d'Aquí et qui sont indispensables. Et pour ce journal né en 1987, la volonté de durer est ferme, autant que le sentiment de remplir une mission.

Le reste est affaire de moyens. Nous travaillons à nous les donner. 

Mardi 19 Février 2013
La rédaction



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