Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Mille !




Et bien voilà. On a beau s’y attendre, avoir tout fait pour, ça fait quelque chose tout de même : cette semaine nous avons enregistré le millième abonnement à la lettre hebdomadaireque vous avez la bonne idée de recevoir. Nous le contactons avant de divulguer son nom, s’il le veut bien.

La belle affaire ! Certains sites web comptent leurs visiteurs par millions, chaque jour. Mais, bon, il y a de l’argent pour ça, et on s’y informe en anglais.
 
Ici, bien entendu, mille abonnés (1015 exactement aujourd’hui), ça a l’air plus modeste. Et pourtant ! En un tout petit peu plus de six mois, avec des moyens très limités, du professionnalisme et en même temps un bel enthousiasme, nous réussissons nos paris.
 
Le premier c’était d’agrandir le cercle des lecteurs de la presse régionaliste ; les commentaires sont ici inutiles, le chiffre parle de lui-même. D’autant qu’a chapauc, la circonférence grandit encore chaque jour.
 
Le second c’était de mieux partager la langue occitane. Avec un système (chronophage pour ceux qui s’y attellent) de notices en ligne vous pouvez dans pratiquement chaque article en langue d’oc, avoir accès à une information sur la langue, préciser un terme, une façon de dire liée à tel lieu, une discussion sur tel mot… Mais nous sommes conscients de nos limites actuelles, en matière de partage : si nous touchons les Occitans d’Italie, et nombre de Catalans, si nous sommes lus au Japon, en Suède, dans l’Ohio, au Mexique et en Algérie, nous le sommes encore trop peu par les Gavots. Pour cela il nous faudrait une meilleure présence de l’occitan alpin dans nos colonnes. Des volontaires pour l’écrire, nous informer, ou adapter ce que nous écrivons ?
 
Le troisième pari, c’était de proposer nos informations gratuitement. Ce sont nos partenaires qui l’ont permis. Ils agissent pour favoriser une culture territoriale authentique, ouverte sur le monde et sur l’autre. Mais là le cercle demande à être élargi. N’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice en nous faisant connaître l’entrepreneur ou le maire qui pourrait à votre avis se montrer intéressé par l’œuvre en cours.
 
Le quatrième pari nous allons pouvoir essayer maintenant de le tenir. Il s’agit de gagner un public plus jeune, voire bien jeune. Ce que nous faisons est susceptible d’intéresser des enseignants, reste à savoir ce qu’ils attendent de nous. Certes l’équipe d’Aquò d’Aquí ne manque pas d’instits, profs de collège ou de fac, mais réunir quelques-uns d’entre vous, particulièrement volontaires, dans un cadre un peu formel pour travailler à l’avenir, cela fait partie de nos objectifs pour 2013. N’hésitez surtout pas à vous faire connaître, ce ne sera pas en vain.
 
L’enthousiasme et le savoir-faire sont là. Celui des correcteurs et traducteurs qui font la bonne tenue d'Aquò d'Aquí et qui sont indispensables. Et pour ce journal né en 1987, la volonté de durer est ferme, autant que le sentiment de remplir une mission.

Le reste est affaire de moyens. Nous travaillons à nous les donner. 

Mardi 19 Février 2013
La rédaction



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Dans Aquò d'Aquí de novembre
Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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