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Lengas minorisadas : enfin una estrategia de reconquista

Avec un rassemblement peu couru et parisien, un fait majeur vient pourtant de survenir le 30 novembre : les défenseurs des langues minoritaires se sont alliés et ont décidé d’une feuille de route.

Davant la Glèisa Santa Clotilda, brandussan lei bandièras : negras amé tèsta de Maure, o arminas de muma color, sang e òr amé crotz de Forcauquier e Tolosa, o l’estrella de l’independentisme catalan, e d’autrei. Benlèu que son pas mai que sièis cents lei manifestants, mai ben colorats. Un arc de seda dei minoritats lenguisticas de l’exagòne. Justament èra la tòca d’aqueu recampament : faire molon, e charrar de ce que partejan totei, una lenga mespresada, en dangier de disparéisser.

Lengas minorisadas : enfin una estrategia de reconquista















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Marseille si pratique




Une réunion ministérielle à Paris pour décider de ce que l'Etat fera à Marseille. La méthode a de quoi étonner. Jean-Marc Ayrault ne le sait peut-être pas, mais il est bien ainsi dans la tradition française qui veut que la cité phocéenne soit la plus mal placée pour résoudre ses problèmes.

Louis XIV y a créé des forts pour pouvoir mieux la canoner en cas d'énième révolte. Les jacobins l'ont débaptisée. Edouard Dalladier l'a déssaisie de ses pouvoirs de secours en 1938. L'Etat en France a besoin de Marseille pour affirmer son autorité. Ou plutôt son autoritarisme. Mais cette fois ci, le gouvernement a surtout cherché à masquer sa difficulté à établir une politique face à la crise.

Pour faire diversion, Marseille est toujours bien pratique.

On ne boudera pas, bien sûr, la volonté affichée par le gouvernement d'aider une ville où, c'est vrai, la violence est devenue la norme. Et cette violence est d'abord économique. Il était logique qu'on cherche à résoudre le problème au fond.

Cependant il ne faut pas perdre de vue l'origine de ce subit intérêt parisien pour Marseille. Au départ, il y a une redéfinition par la pègre de ses territoires commerciaux. Le résultat le plus visible en est une quinzaine de meurtres à l'arme de guerre depuis un an. Le quotidien en est l'entrée dans la "vie active" de nombreux jeunes des quartiers périphériques via l'économie des stupéfiants. 

Comment, de cette question de police, en est-on arrivé à parler redéfinition des compétences locales en matière d'aménagement ? Il y a là une science du grand écart, un art de la poudre aux yeux, un sens des opportunités.

Est-ce l'incurie des pouvoirs locaux qui a engendré cette situation ? Qu'on sache, c'est bien le travail de la police nationale de traiter ce type de problème, c'est à dire de rétablir un niveau de sécurité qui doit permettre de traiter les problèmes au fond. En quoi les politiques de transports interrurbains vont-elles améliorer spécifiquement la situation des populations de ces cités HLM touchées par la violence, alors qu'aucune autorité n'a même jusqu'à présent été capable de leur amener le tramway ?

Plutôt que de grands effets d'annonce, ne fallait-il pas plus discrètement doter cette police des moyens adaptés pour qu'ellle puisse faire son travail ? Il faudra voir ce que le gouvernement appelle "renforts". Les cars de CRS ne sembleraient pas adaptés à l'enjeu. Puis il faudra chercher à susciter un renouveau économique et social qui profite équitablement à toutes les couches de la population ?

Quoiqu'on en pense, la création d'une aire métropolitaine va-telle résoudre les problèmes posés ? Un préfet délégué créera t'il les emplois que depuis vingt ans l'industrie portuaire a perdus ? De La Joliette à l'Estaque, alors, toute une économie fournissait des emplois liés plus ou moins à l'activité du port de Marseille. A droite et à gauche les gouvernements se sont succédés, la tendance à la destruction d'emplois, elle, a continué. La croissance du crime aussi.



Mardi 11 Septembre 2012
La rédaction



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