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L’occitan enseigné “dans le cadre de l’horaire normal”

Ne rêvons pas, loi Molac ou pas, l’emploi du temps continuera à proposer le choix à l’élève : occitan ou repas de midi ? Il convient de préparer la réaction dès maintenant, question d’égalité.

Bien qu’elle fut amputée par le Conseil Constitutionnel de dispositions majeures, la Loi Molac enfin promulguée autorise quelques avancées pour l’enseignement des langues régionales. Ainsi, théoriquement les “heures poivre” auront vécues et l’occitan devrait rejoindre les matières qui ont droit à des horaires “normaux”.

 

Mais théoriquement et pas plus… il est donc temps pour les défenseurs de se mobiliser. La rentrée scolaire doit être préparée.


















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Marseille si pratique




Une réunion ministérielle à Paris pour décider de ce que l'Etat fera à Marseille. La méthode a de quoi étonner. Jean-Marc Ayrault ne le sait peut-être pas, mais il est bien ainsi dans la tradition française qui veut que la cité phocéenne soit la plus mal placée pour résoudre ses problèmes.

Louis XIV y a créé des forts pour pouvoir mieux la canoner en cas d'énième révolte. Les jacobins l'ont débaptisée. Edouard Dalladier l'a déssaisie de ses pouvoirs de secours en 1938. L'Etat en France a besoin de Marseille pour affirmer son autorité. Ou plutôt son autoritarisme. Mais cette fois ci, le gouvernement a surtout cherché à masquer sa difficulté à établir une politique face à la crise.

Pour faire diversion, Marseille est toujours bien pratique.

On ne boudera pas, bien sûr, la volonté affichée par le gouvernement d'aider une ville où, c'est vrai, la violence est devenue la norme. Et cette violence est d'abord économique. Il était logique qu'on cherche à résoudre le problème au fond.

Cependant il ne faut pas perdre de vue l'origine de ce subit intérêt parisien pour Marseille. Au départ, il y a une redéfinition par la pègre de ses territoires commerciaux. Le résultat le plus visible en est une quinzaine de meurtres à l'arme de guerre depuis un an. Le quotidien en est l'entrée dans la "vie active" de nombreux jeunes des quartiers périphériques via l'économie des stupéfiants. 

Comment, de cette question de police, en est-on arrivé à parler redéfinition des compétences locales en matière d'aménagement ? Il y a là une science du grand écart, un art de la poudre aux yeux, un sens des opportunités.

Est-ce l'incurie des pouvoirs locaux qui a engendré cette situation ? Qu'on sache, c'est bien le travail de la police nationale de traiter ce type de problème, c'est à dire de rétablir un niveau de sécurité qui doit permettre de traiter les problèmes au fond. En quoi les politiques de transports interrurbains vont-elles améliorer spécifiquement la situation des populations de ces cités HLM touchées par la violence, alors qu'aucune autorité n'a même jusqu'à présent été capable de leur amener le tramway ?

Plutôt que de grands effets d'annonce, ne fallait-il pas plus discrètement doter cette police des moyens adaptés pour qu'ellle puisse faire son travail ? Il faudra voir ce que le gouvernement appelle "renforts". Les cars de CRS ne sembleraient pas adaptés à l'enjeu. Puis il faudra chercher à susciter un renouveau économique et social qui profite équitablement à toutes les couches de la population ?

Quoiqu'on en pense, la création d'une aire métropolitaine va-telle résoudre les problèmes posés ? Un préfet délégué créera t'il les emplois que depuis vingt ans l'industrie portuaire a perdus ? De La Joliette à l'Estaque, alors, toute une économie fournissait des emplois liés plus ou moins à l'activité du port de Marseille. A droite et à gauche les gouvernements se sont succédés, la tendance à la destruction d'emplois, elle, a continué. La croissance du crime aussi.



Mardi 11 Septembre 2012
La rédaction



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Quid de Mayotte ?

A la rentrée notre mensuel vous proposera une enquête fouillée sur la société du plus récent des départements français, dont la reconnaissance de la langue formait part de la loi Molac.

Que saviez vous de la politique de promotion du créole à la Réunion ? Et question subsidiaire, que savez vous vraiment de l’Ile de Mayotte, des tensions historiques et culturelles qui travaillent ce département français, dont seuls de rares échos parviennent en Métropole ?

 

Une des grandes satisfactions de notre journal reste de pouvoir vous en dire plus sur des des situations et des enjeux qui échappent à beaucoup.




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