Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Marier les Régions ? Plutôt avec liste de mariage alors




Certes, il n’y a aucune illusion à entretenir quant à la volonté gouvernementale de décentraliser. On l’a encore constaté lors du discours de politique générale de Manuel Valls mardi 8 avril 2014.
 
Pour lui, la gestion comptable des affaires territoriales est la règle. Toute économie est bonne à prendre, et même à générer.

Des Régions regroupées et fortes ? Chiche.

Mais on pouvait s’attendre à voir réellement optimiser la régionalisation forcée que veut mener M. Valls.
 
Nos Régions ont un an pour se fédérer de bonne grâce, après quoi les mariages seront forcés. C’est en résumé la position fermement défendue par notre nouveau premier ministre devant l’Assemblée Nationale.
 
Celles qui acceptent l’union libre ne verront pas, durant quelques années, baisser leur dotation. Epousez-vous, et à défaut de liste de Mariage, au moins on ne baissera pas vos allocations. C’est tout  ce que l’Etat est en mesure de vouloir et de promettre.
 
Cette pingrerie montre déjà les raisons de ce regroupement forcé. Il ne s’agit pas de créer les Régions fortes que toute l’Europe, Grèce à part, a déjà favorisé. Celles-ci apportent leur poids dans l’économie européenne. Et il est parfois considérable.
 
Les budgets cumulés des trois régions susceptibles de créer une future entité : Rhône-Alpes, Languedoc Roussillon et Provence Alpes Côte d’Azur, ne dépasseraient pas 5,5 mds€. Pour une population de 13 millions d’habitants.
 
A titre de comparaison, la Généralité de Catalogne, six millions d’habitants, a voté pour 2014 un budget de 29,30 mds€, qui est pourtant en retrait d’1% sur 2013, et comparable à plus d’un länder allemand de ce point de vue.
 
On est loin d’y parvenir.
 
Le gouvernement devrait soit dire franchement qu’il veut des Régions moins chères à doter, soit qu’il veut des Régions assez fortes pour assurer leur développement, et partant celui du pays. Ce serait un réel choix politique.
 
Au lieu de cela, le ton martial mais les poches vides, le premier ministre reste aussi timoré que ses prédécesseurs, qui n’ont jamais admis que la régionalisation pouvait être une chance.
 
C’est une certaine logique. C’est déjà au moment où l’Union Européenne réduit ses propres budgets que l’Etat en France laisse cette dernière discuter avec les Régions de l’attribution des fonds européens. Il ne se défaussait pas sur les Régions, quand l’Europe avait encore des allures de vache à lait.
 
Plutôt que d’appâter à coup de dotations d’Etat des Régions amenées à s’allier, que Matignon n’annonce-t-il pas plutôt quels impôts il autorisera les nouvelles entités à prélever à sa place. Que ne leur donne-t-il pas les moyens fiscaux et réglementaires d’aller de l’avant ?
 
Les réticences de certains « patrons » de Régions seraient vite levées alors.
 
Celui de Provence Alpes Côte d’Azur avait il y a un mois annoncé qu’il ne voulait pas entendre parler d’une fusion entre Régions. Il lui serait difficile de camper sur cette position si la promesse d’un développement accompagnait les épousailles territoriales. Il a beau jeu de maintenir sa position si le changement ne signifie pas un espoir de mieux être.

Mercredi 9 Avril 2014
Aquò d'Aquí





1.Posté par Elisabeth PAIN le 09/04/2014 18:36
Et si l'on recréée une région toute "occitane" ?

2.Posté par bibi le 11/04/2014 08:24
Egos en chamin ? Rèsta plus que d'assistir a las batèstas entre presidents de regions actualas per saber cu serè lo president de region novèla. O esperar que saupèsson èstre intelligents.

Senon, un constat : d'un costat lo Principat de Catalonha chamina de per eu vèrs l'avenir. De l'autre, las regions de França son forçaas a chaminar.

3.Posté par Tautil Gérard le 30/04/2014 18:35
Non, la "décentralisation" des régions n'est pas la "régionalisation" espérée! C'est bien la centralisation en trompe l' oeil qui est au bout de cette réforme qui n'est pas plus une réforme de l'Etat.
Si AA a raison de dénoncer la marche forcée des régions dans la recherche des budgets introuvables- à défaut d'un versement direct des fonds européens-, il reste à connaître les compétences correspondantes réelles . Silence radio pour le moment sur ce point.

D'autres questions se posent en corollaires :

- Quelle disparition? Des départements ou des Conseils Généraux? Marylise Lebranchu parle de la disparition des départements à terme; d'autres seulement des CR...Difficile de penser les uns sans les autres...La fronde des élus départementaux -toutes tendances confondues- est en marche. Que pense le sphinx F.Hollande de cet habillage a vue? Il n'en pense pas moins...

- Quelles relations entre les métropoles et les Régions en matière de compétences et de budgets.? Déshabiller Pierre pour habiller Paul?

La mariée est bien nue.
L'indigence politique du Centre n'a jamais été aussi hésitante, du moins en apparence.
Rendez-vous lors de la publication du "projet final" du gouvernemental.

C'est un débat que devrait lancer AA sans tarder avec les élus régionaux concernés et les citoyens.

Amistat
GT

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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