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SENANQUE. Menacée d'écroulement l'emblématique cistercienne du Vaucluse, malgré sa notoriété, ne recueille pas en un an, le trois centième de l'argent que Notre Dame de Paris a recueilli en 24 heures.

Vos ne'n rementatz ? En un jorn, fa pauc, lei grandei entrepresas an promes mai d'un miliard d'€uròs per un monument parisenc emblematic.

En Provença, fa un an que la Glèisa assaja de trobar tres cents còps mens, e lei mecenas, l'i vesem pas.

Fau èstre Parisenc.







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Le marseillais dans la poche pour tchatcher avec Les Nuls


L'ouvrage de Méderic Gasquet-Cyrus est truculent, foumille de vocabulaire et d'explications détendues autant que renseignées sur l'origine et le sens de mille expressions, historiques ou récentes, qui ont cours entre Notre Dame Limite et Les Goudes.



Le marseillais dans la poche pour tchatcher avec Les Nuls
C’est à la connaissance du Marseillais que nous convie Médéric Gasquet-Cyrus. L’universitaire (il est maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille), apprécié de ses étudiants, est aussi chroniqueur quotidien depuis des années à la locale de Radio France Bleue. Pour lui le marseillais se définit par ce qu’il n’est pas : pas du provençal, pas un patois, pas de l’argot, et pas plus du mauvais français. C’est tout simplement « la variété  régionale du français parlé à Marseille ».
 
Mais cette variété emprunte la grande partie de son vocabulaire  à l’occitan. Du fameux « mon vié madame Olivier ! » aux expressions fleuries telles que « va te faire une sègue  », l’occitan est partout dans le parler marseillais. Seuls les «  pébron s » et autres « encatanés » ne veulent pas le voir. Ils n’ont qu’à se « jeter aux Goudes » pour constater que, oui, une part du vocabulaire ne doit rien à la langue régionale mais juste aux particularités marseillaises. Mais comme ce sont des «  tronches d’api s » qui ne veulent pas voir l’influence occitane dans le parler marseillais, laissons les « aller se faire escoundre  », expression née d’une erreur de compréhension de l’occitan, justement.

L’ouvrage discute de l’histoire linguistique régionale, ne se mouille surtout pas avec l’épineuse question des graphies ou du nom de la langue (inépuisable sujet de discorde ; il faut s’y faire car c’est inévitable).
 
Mais son intérêt premier c’est l’impressionnant vocabulaire de situations que MGC y livre. Par exemple des différentes manières de se saluer de façon conviviale : « ça va mon gàrri , ça va mon bèou, ça va mon bicou ? » (avec l’orthographe tel qu’éditée). Ou encore pour illustrer l’absence de déterminants dans nombre d’expressions : « ça fait peine de voir ça », « elle a pris le soleil après-midi… » qui trouvent une explication, car n’oublions pas que l’auteur est linguiste.
 
Il tente aussi une étude assez précise et intelligente du marseillais dans l’œuvre écrite et filmée ; il a été très présent avant-guerre, puis  a subi une traversée du désert avant le revival du « fier d’être marseillais » des années 1990. 

Une longue lignée d'ouvrages depuis les années 1930

L'auteur est universitaire et propose une chronique sur l'occitan populaire sur l'antenne locale de Radio France (Photo XDR)
L'auteur est universitaire et propose une chronique sur l'occitan populaire sur l'antenne locale de Radio France (Photo XDR)
L’ouvrage de Médéric Gasquet-Cyrus est dans la lignée d’autres précis de parler marseillais. Il faut citer celui du journaliste et écrivain Robert Bouvier, chez Jeanne Laffitte, qui fut un vrai gros succès de librairie en 1986-88. L’auteur (1941-92) qui pratiquait l’occitan, s’était lui-même inspiré de l’œuvre aussi incontournable qu’ancienne d’Auguste Brun, « Le français de Marseille », publié en 1931, et source obligée de tous les thuriféraires ultérieurs du fameux parler.
 
Celui-ci a la bonne idée de survivre, ce qui nous vaudra surement d’autres ouvrages. 

Le marseillais pour les Nuls, de Médéric Gasquet-Cyrus. 250 p. ed. First Editions - 6,96€

Mercredi 25 Juillet 2012
Michel Neumuller




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