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Lo Consèu Constitucionau enebis l’ensenhament immersiu d’une lenga regionala dins l’ensenhament public

Votée à une large majorité de députés le 8 avril, la loi Molac était contestée par des députés macronistes, appuyés concrètement par le ministère de l’Enseignement, JM Blanquer. Le Conseil Constitutionnel a invalidé la disposition majeure de la loi, et est allé jusqu’à nier le droit de parler sa langue dans un établissement public.

 

“Que modifican d’urgencia la Constitucion !” Es amb’aquela crida que Paul Molac, inspirator, redactor et defensor de la lèi qu’ara a son nom, a reagit a l’anoncia de l’avis dau Consèu Constitucionau, tombat aqueu matin dau 21 de mai.

Le Conseil Constitutionnel à l'œuvre (photo CC DR)

















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Le 29 mai, journée pour la défense de la loi Molac partout en France


Un succès tout aussi franc que pour la journée de mobilisation du 10 octobre est attendu. Et probablement plus important après que la loi Molac, soumise à l’avis du Conseil Constitutionnel, ait remué l’ensemble de la presse du pays.



30 novembre 2019, le collectif Pour Que Vivent Nos Langues créé trois mois auparavant réussit son premier rassemblement unitaire à Paris, réunissant les mouvements de tout l'Hexagone (photo MN)
30 novembre 2019, le collectif Pour Que Vivent Nos Langues créé trois mois auparavant réussit son premier rassemblement unitaire à Paris, réunissant les mouvements de tout l'Hexagone (photo MN)

Si à Guingamp, Cotes d’Armor, le 29 mai l’arrivée de la Course pour la langue bretonne sera l’occasion de manifester pour la promulgation de la Loi Molac de Protection des langues régionales, peu d’autres lieux sont encore connus pour cet ensemble de rassemblements régionalistes, qui doivent couvrir tout l’hexagone.

 

Honnêtement ce n’est pas très grave, car avant le 10 octobre 2020 nous étions dans la même situation, et vous avez vu comment ça a d’un coup évolué”. L’attachée parlementaire du député européen François Alfonsi, Claire Gago-Chidaine, faisait référence, au cours d’un point de presse, mardi, à la grosse centaine de rassemblements qui partout en France ont crédibilisé le projet de loi du député (Libertés et Territoires) Paul Molac. Il y eut autant d’articles de presse, un peu d’affolement dans les médias parisiens, et les élus locaux se mirent à voir d’un autre œil ces hurluberlus qui voulait favoriser l’enseignement des langues dites de France.

 

Pour Que Vivent Nos Langues, le collectif d’associations né à l’automne 2019, avec l’ensemble des promoteurs des langues régionales, avait réussi une mobilisation sans précédent, parce que justement couvrant l’ensemble du territoire.

 

La Loi Molac a eu le succès qu’on sait le 8 avril dernier, recueillant après un an et plus de cheminement législatif, une large majorité à l’Assemblée Nationale, transgressant les familles politiques, au grand dam du ministre de l’Enseignement, Jean-Michel Blanquer. C’est toutefois du cabinet de ce dernier qu’a été alors rédigée une saisine du Conseil Constitutionnel. Elle doit donner lieu ces jours-ci à un avis.


La saisine du Conseil Constitutionnel à propos de la loi Molac, orchestrée depuis le ministère de l'Enseignement, a contribué à mobiliser plus largement encore des militants des langues de France (photo MN)
La saisine du Conseil Constitutionnel à propos de la loi Molac, orchestrée depuis le ministère de l'Enseignement, a contribué à mobiliser plus largement encore des militants des langues de France (photo MN)

Or, instruits par une longue histoire linguicide de l’Etat en France, PQVNL a pris les devants en demandant à tous de réserver le samedi 29 mai pour des manifestations. C’est que le Conseil Constitutionnel doit rendre son avis en constitutionnalité pour, au plus tard, le 22 mai.

 

Et si cet avis était d’aventure favorable à la loi, la promulgation de celle-ci ne serait encore pourtant qu’une étape parmi d’autres, pour Jean-Paul Couché, le président de l’ANVT flamande (Akademie voor Nuuze Vlaemsche Taele) : “nous voulons être assurés que les rectorats admettrons les projets d’enseignement bilingue qui n’attendent plus que la légalité pour naître la prochaine rentrée scolaire ; celle-ci exige de la préparation, nous ne voulons pas qu’elle soit un désastre”.

 

Aussi le monde des défenseurs des langues minoritaires de France, en premier lieu dans l’enseignement, font-ils de ce 29 mai, une date importante de mobilisation. Martine Ralu (Òc-bi, parents d’élèves de l’enseignement bilingue occitan-français dans le public) peut déjà annoncer une dizaine de rassemblements, devant autant d’écoles, dont deux calandretas, en Nouvelle Aquitaine. A Nice et Albi des rassemblements sont prévus ajoute Marie-Jeanne Verny, la secrétaire de la Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc.


Les journaux seront là ... les candidats aux Régionales aussi

Ailleurs ? Eh! Bien, les premières initiatives connues entraineront les autres, tout comme en septembre et octobre 2020, quand malgré la pandémie, les préfectures et rectorats du pays s’étaient égayés de banderoles annonçant “Pour que vivent nos langues”.

 

D’autant, ont souligné divers participants au point de presse, que la période électorale pour les Régionales mettra sur le qui vive, certes les militants, mais aussi bien des candidats.

 

C’est une des surprises liées à la loi Molac et aux péripéties de son adoption, l’ensemble de la presse française, tant nationale comme régionale, a affiché le thème du droit à sa langue comme jamais.

10 octobre 2020, malgré la Covid, plus d'une centaine de rassemblements réclament la loi pour les langues régionales, le mouvement sort de l'ombre. Avec le vote de la loi le 8 avril suivant, l'ensemble de la presse contribuera à élargir sa base. Ici Rectorat d'Aix-Marseille (photo MN)
10 octobre 2020, malgré la Covid, plus d'une centaine de rassemblements réclament la loi pour les langues régionales, le mouvement sort de l'ombre. Avec le vote de la loi le 8 avril suivant, l'ensemble de la presse contribuera à élargir sa base. Ici Rectorat d'Aix-Marseille (photo MN)


Mardi 18 Mai 2021
Michel Neumuller




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Le Conseil Constitutionnel contre Toute la Loi Molac ?

Le Conseil Constitutionnel n'examine que l'article visé par la saisine, officiellement. Mais en sommes nous vraiment certains ?

Michel Neumuller

Le 22 mai au plus tard les membres du Conseil Constitutionnel auront rendu un avis sur la constitutionnalité du texte de loi, voté à une très large majorité le 8 avril au Parlement, concernant les Langues Régionales.

 

Que peut-on attendre des soi-disant “sages”. Sans doute rien de bon. Mais…




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