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La Roquette cherche à pousser plus haut


ARLES. Elles portent le nom d’un quartier arlésien, et celui d’une salade typée. Les six chanteuses cultivent leur originalité : elles viennent souvent d’ailleurs, et pour elles, la découverte du chant polyphonique est passée par la langue occitane. Elles professionnalisent leur production-diffusion et commencent à tourner à l’étranger.



C’est l’histoire d’une rencontre où l’envie de chanter rejoint le désir d’enracinement culturel, avant que l’esprit créatif ne fasse monter l’aïoli. 
 
Ethel Bouquin, Gaëlle Lévêque, Audrey Peinado, Mélodie Perrin, Violène Riefolo et Fanny Tulasne vivent à Arles, et pour partie au quartier de La Roquette. C’est le nom qu’elles choisissent pour créer un chœur polyphonique de femmes, qui diffuse essentiellement des textes en occitan.
 
« Certaines d’entre nous ne sont pas originaires de la région", souligne Mélodie Perrin,  "et le projet, parti d’un atelier de chant, qu’ont animés Jodi Staelen, puis Henri Maquet, a peut-être été une occasion d'enracinement. »
 

 

Créé en 2004, La Roquette (alors Choeur de la Roquette) étaient d'abord un choeur de femmes qui se réapproprie la culture locale (photo XDR)
Créé en 2004, La Roquette (alors Choeur de la Roquette) étaient d'abord un choeur de femmes qui se réapproprie la culture locale (photo XDR)

"D'abord être entendues"

Avec ces deux passeurs de témoin du chant occitan, le groupe est mis en réseau. On retrouve plusieurs de ses membres dans l’organisation du Zinzan Festival, d’Orgon. A la toute fin de l’été, celui-ci mêle intrinsèquement ruralité, désir de création, envie de fête et volonté de faire entendre l’occitan.

Mélodie Perrin, elle, l'a entendu dans sa famille. La jeune femme a été apicultrice, a vécu aux antipodes, puis, « sans idée de dresser des frontières », a trouvé important de redonner vie au répertoire populaire traditionnel occitan dans ce groupe.
 
Celui-ci voisine désormais aussi avec des créations tout à fait contemporaines.

Et dans le cas de Mélodie Perrin, le projet prend maintenant une forme professionnelle.
 
En créant Lodeleï Production, elle a voulu donner les moyens au chœur, de se faire mieux entendre.  Au-delà des fêtes de quartier ou des festivals culturels, tel Indigo à Arles,
 
Elle s’occupera de la production et de la diffusion du groupe, mais elle cherche aussi à le faire désormais  pour d’autres formations.
 
Le Choeur de la Roquette, créé en 2004, change sa signature dix ans plus tard. En effet, on parlera désormais de La Roquette, pas plus. Cette simplification marque l’évolution du groupe. Il communique plus. Présent au dernier Babel-Med de Marseille, le salon des musiques du monde, où il était représenté par Lodeleï, Il a relooké son site web.
 


Projets varois et allemands

Début juin on les entendra (avec d'autres) à Correns, pour le projet Madalena (photo XDR)
Début juin on les entendra (avec d'autres) à Correns, pour le projet Madalena (photo XDR)
Et il s'internationalise en ne négligeant pas les prestations à l'étranger. « Nous voulons d’abord être entendues, que ce soit par ceux qui comprennent et parlent la langue, ou par ceux qui ne la saisissent pas ». Bref, La Roquette se professionnalise.

Et, en juin 2014, on pourra l’entendre, avec d’autres, à Correns, pour les Joutes Musicales qu’organise chaque année Le Chantier. Elles participent en effet au projet Madalena, qu’initie Manu Théron avec d’autres groupes féminins.
 
Elles reviendront alors d’Allemagne où elles se produisent à Fulda, dans le Hesse, au nord du pays. Elles y retourneront d’ailleurs en septembre.

Dimanche 27 Avril 2014
Michel Neumuller




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