La Setmana naufragée ?

L'unique média papier entièrement en occitan dépose son bilan. Les soutiens publics "naturels" de La Setmana lui ont fait défaut. Le drame interroge tout le régionalisme. Mais trouvera-t-il les réponses ?

Acteur majeur et porte-voix de la préoccupation occitaniste depuis 1994, date de sa création sous forme coopérative, la société Vistedit et sa figure de proue, l’hebdomadaire La Setmana, tirent le rideau.






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Encore un effort! Abonnez-vous


Notre campagne d'abonnements donne des résultats. Avec vous nous allons réussir à sauver Aquò d'Aquí. Notre numéro d'été vous en dit plus.



Le n°288, sous presse, le dit : ça va mieux, abonnez-vous maintenant, et ça ira tout à fait bien.
Le n°288, sous presse, le dit : ça va mieux, abonnez-vous maintenant, et ça ira tout à fait bien.
Gérard Phavorin le dit avec son humour franc, sur la UNE de notre prochain mensuel : De nombreux amis entourent désormais Aquò d’Aquí. A l’heure des vents contraires, vous avez fait rempart. Et transformés en maçons du papier journal, vous consolidez désormais les fondations. Nous demandions trois cents abonnés supplémentaires d’ici la rentrée de septembre, vous êtes près de deux cents à vous être manifestés, depuis mi-juin, en envoyant un chèque.  Il s’agit de poursuivre l’effort.

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« Et souvent, avec l’abonnement, il y a un don » précise Pascalina Barthélemy, trésorière de l’association éditrice. L’espoir est donc à nouveau permis. D’autant que des solidarités institutionnelles se sont manifestées, pour palier celles qui nous ont fait défaut. Ainsi de la Confédération des Calandretas, qui nous commande des encarts publicitaires, et de la Ville de Gardanne, qui renouvelle notre partenariat.
 
Pour mémoire, c’est la baisse brutale et non motivée des aides du Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, qui ont provoqué la crise d’Aquò d’Aquí, au mois de mai dernier : moins 30%, et donc au moins 7000€ à trouver très vite. Salaires, imprimeur, tout devenait difficile, voire impossible à assumer. Et pourtant, c’est un élan populaire qui a rendu possible l’impossible. On vous le doit.
 
Le résultat est palpable, avec cet authentique journal de papier fort, bi-couleur, plein de matière grise, pour moitié en occitan de chez nous, et imprimé au Nord de Marseille ! 100% occitan, et 100% ouvert sur le monde…Disons que ça va avec.

Ses abonnés le recevront vers le 20 juillet. Vous pouvez encore les rejoindre.
 
Dans ce numéro, vous retrouverez, en version longue, deux entretiens. Felip Martel, fraichement retraité de l’Université, nous explique longuement pourquoi et comment les gens ont besoin de connaitre l’histoire de leur région, pourquoi ils ont droit à cette connaissance, et pourquoi il est si difficile, dans les circonstances de l’Université française, de trouver les compétences pour poursuivre ce travail de connaissance et de diffusion.
 
Qui ne connait André Gabriel ? Sous la chevelure abondante, et derrière la lavallière ou le nœud papillon, s’exprime une pensée puissante du partage. Le musicologue et baile du Félibrige va mettre sa liberté de parole au service de l’esprit créatif, au sein de la Conférence Permanente des Arts et des Spectacles, où l’Administration régionale de Christian Estrosi lui a réservé une place. De cette Conférence, on ne sait pas grand-chose, au-delà de la grand-messe communicationnelle qui l’a installée le 30 juin. André Gabriel développe, dans l’entretien qu’il nous accorde, sa pensée, évoque une possible stratégie d’avenir pour la politique culturelle provençale, et quelques idées pour rapprocher la création artistique de la jeunesse…et la jeunesse de la création artistique. Ici, comme pour Felip Martel, il s’agit de la version longue d’un court entretien proposé sur le web.
 
Amy Cros s’est intéressée, elle, à Castelnaudary, aux conditions de la diffusion d’un théâtre en occitan et catalan. Une dizaine de professionnels y ont évoqué début juillet, la difficulté et le mépris dans lequel est tenue la créativité en langue régionale. Ils y ont aussi discuté les moyens de la dignité. « Un statut pour le théâtre en langue minoritaire en France » a demandé un intervenant.
 
La culture nous permet de mieux respirer en société, au sens figuré. Mais l’air pollué, lui, ne nous permet pas de bien respirer, au sens propre. Dans ce numéro nous commentons une enquête-santé au long cours qui le dit nettement : la pollution déraisonnable, c’est 2700 morts de trop par an en Provence !
 
Une situation qui nous donnerait envie de fuir au loin, a cavalo, comme nous l’explique l’excellent Médéric Gasquet-Cyrus, dans la chronique qu’il nous propose chaque mois, sur le parler marseillais. Et celle-ci voisine avec les mots mêlés de Reinat Toscano, un bon moyen de progresser en occitan, tout en s’amusant.
 
Et puis, étudiants, professeurs, artistes vous le demandent à nouveau, sur deux pages, en affûtant leurs arguments : « A-bo-nnez vous à Aquò d’Aquí ! », c’est la condition sine-qua-non pour que l’aventure continue.
 
C’est vrai, il faut encore faire un chèque à l’ancienne, et le confier à la Poste…Notre système de paiement en ligne c’est pour bientôt, mais il faut un peu de temps, celui des rendez-vous chez quelques banquiers. Car qualité et prix du service nous importent.
 
En attendant, faites le savoir autour de vous, nous avons besoin d’abonnés curieux pour partager mieux nos valeurs de paratge, larguessa e convivència, qui s’effilochent dans la société, mais qu’il est important de maintenir.
 
Alors, amis lecteurs, soyez nos ambassadeurs. Ceux d’une société ouverte en un temps où les esprits se ferment. L’enjeu, notre avenir, celui de notre langue, celui de notre rapport au monde, mérite qu’Aquò d’Aquí fasse entendre notre originalité dans un monde trop uniforme.
 
Abonnez-vous ! Faites abonner à Aquò d’Aquí.
 
Et rendez-vous en septembre. Avec un espoir, que nous puissions vous annoncer, grâce à vous, que l’aventure continue.  

Abonnement : 25€ ou plus si affinités / 10 numéros - un an. Chèque à l'ordre d'Aquò d'Aquí, chez Pascaline Barthélemy - La Perle B - 20 boulevard Bonniot - 13012 Marseille.

Jeudi 14 Juillet 2016
Aquò d'Aquí




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