Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Anna Géli à Toulon le 8 juin : "la régression de la liberté vous concerne tout autant"


TOULON/BARCELONA. La députée catalane est invitée par le jeune Collectif de Solidarité avec le Peuple Catalan. Républicaine, elle analyse la situation de son pays soumis à l'autoritarisme espagnol, et précise ce qu'elle souhaite des soutiens français de la Catalogne.



Anna Gèli au Parlement Catalan : "Nous avançons vers la République par trois voies : la parole libre du gouvernement en exil, le travail parlementaire que nous confient les citoyens, et l'action des citoyens eux-mêmes". La députée débat à Toulon le 8 juin à 19 h (photo MN)
Anna Gèli au Parlement Catalan : "Nous avançons vers la République par trois voies : la parole libre du gouvernement en exil, le travail parlementaire que nous confient les citoyens, et l'action des citoyens eux-mêmes". La députée débat à Toulon le 8 juin à 19 h (photo MN)
Elue en décembre dernier, vous avez vu emprisonner vos collègues, neuf à ce jour. Et il existe un projet de criminalisation de l’opinion indépendantiste. Avez-vous le sentiment de pouvoir exercer votre mandat sereinement ?
 
Nous subissons le pernicieux article 155 de la Constitution espagnole, qui suspend l’autonomie catalane. Et à partir du moment où la Catalogne sera dotée d’un gouvernement, cette disposition devrait être annulée. Alors il sera temps de recomposer notre pays malmené par l’application de cet article 155, malmené aussi, émotionnellement, par les coups de matraque reçus lors du référendum du premier octobre, qui ont blessé mille personnes. Bien entendu ce ne sera pas un mandat tranquille (il dure quatre ans, Ndlr), Les blessures ne cicatriseront pas.

Sachez que nous ne renonçons pas à construire la République catalane ! Nous pouvons le faire de plus d’une manière : notamment en remettant sur l’établi nos lois d’Urgence sur le logement et la précarité énergétique, qui avaient été annulées par le Tribunal Constitutionnel Espagnol (une quinzaine de lois catalanes ont été ainsi annulées en sept ans, provoquant le ressentiment des citoyens, Ndlr)
 
L’article 155 ravalé, il pourrait néanmoins produire ses effets ; les politiques espagnols y réfléchissent. Déjà trois propositions de potentiel président catalan ont été refusés par la Justice espagnole.
Le Parlement est une des plus hautes institutions du pays. Les groupes parlementaires qui y débattent sont le reflet du vote des citoyens. Pour ce qui est de ma formation, Junts X Catalunya, notre mot d’ordre c’est le rétablissement de notre président légitime, Carles Puigdemont. Son gouvernement est aussi légitime. Pour cela nous avons lutté et luttons.

Il a été évident dès les élections du 21 décembre dernier, que les autorités espagnoles, politico-judiciaires, répondraient avec mauvaise foi à nos  décisions. L’ultime signe en est le refus gouvernemental d'enregistrer au Journal Officiel, nommément, les conseillers nommés par le nouveau président, Quim Torra : Josep Rull, Jordi Turull, Toni Comin et Lluís Puig (ils sont emprisonnés, Ndlr).
 
Vous savez, de fait toutes ces mauvaises actions gouvernementales nous font République, car émotionnellement nous avons déconnecté de l'Espagne ; nous n’attendons que des circonstances politiques plus favorables.  Cette République nous la faisons de trois manières, dont aucune ne doit être rejetée pour que les deux autres soient efficaces :  via l’espace politique libre qui s’est ouvert aux Catalans à Bruxelles (refuge du gouvernement en exil, Ndlr), avec notre Parlement élu, et par l’action des citoyens impliqués.

"Les médias français informent de manière biaisée sur la situation catalane"

Aucun des exilés catalans n’a choisi la France.  Ils n’ont pas confiance dans l’attitude des autorités françaises ?
Nos représentants légitimes ont choisi Bruxelles, point névralgique car centre de décision de l’Union Européenne, et donc lieu idéal pour dénoncer le rognage des droits civils et politiques de la Catalogne par l’Etat Espagnol. Depuis, d’autres ont choisi l’Ecosse et la Suisse. 

Je sais que les grands médias français sont proches du pouvoir, ne donnent que peu d’information, en général biaisées, sur la situation en Catalogne. Pire ! Ils peuvent mentir. L’opinion publique s’imprègne donc chez vous de faux arguments. En même temps nous nous sentons accompagnés, dans les épreuves, par les mouvements civiques de soutien à la Catalogne. Aux médias, je dirais : « nous parlons de quelque chose de très sérieux, d’attaques de l’Espagne contre les droits humains et civils. »

Qu’attendent les Républicains Catalans de leurs soutiens en France ?
Eh ! bien il s’agit de mettre en évidence comment agit le gouvernement répressif espagnol. La régression de la liberté d’expression concerne tous les citoyens d’Europe.  La fragilisation des droits humains et civils tout autant. C’est grave que cela puisse se dérouler en 2018 ; il convient de le dénoncer, de le faire savoir à tous. Omnium Cultural, la grande association de défense de la culture catalane dit clairement que : « aujourd’hui cela nous arrive, mais demain cela peut vous arriver ».


Jeudi 31 Mai 2018
Michel Neumuller





1.Posté par Lo raiòu le 08/06/2018 15:36
Polida entrevista. Saguessiam nombrós au País per vos parar l'aurelha, la man, nòstre cur, fraires catalans. Coratge !

Aquelas acampadas publicas d'enformacion son deslocalizablas ? N'es previst enquicòm mai ? O ne'n chau faire la demanda de per una associacion ?

Avèm de concientizar la populacion en cò nòstre ! Ne'n faudriá una d'aquelas acampadas, dinc chasca grand vila de chasca país d'Òc.

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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