Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






Siatz cinquanta dos indispensables

52 contributeurs entre janvier et avril ont ajouté un supplément au prix de leur abonnement au mensuel Aquò d'Aquí, et c'est ainsi depuis deux ans. Leurs dons indispensables permettent à l'ultime magazine d'actualité en langue occitane de faire un pied de nez aux cassandres qui prédisent la mort de la diversité linguistique pour dire le monde.

Cinquantados contributors an portat pèira a Aquò d'Aquí dau tèmps dau darrier trimèstre, que li an aduch precisament 753,5 €uròs. Aquò representa a pauc près la meitat dau còst de l'estampaire per un numerò.














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Aquò d’Aquí,le mensuel, publie son n° 285, et ses abonnés le recevront vers le 10 mars

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Notre journal a entamé une rénovation de son mensuel. Après le succès du site web que vous consultez (40 000 visiteurs différents, de 122 pays mais essentiellement Provençaux), notre équipe s’attelle à renforcer l’originalité du journal « historique ».
 
Les fondamentaux du mensuel créé en 1987 sont toujours là : bilinguisme, variétés de la langue d’oc telle que parlée et lue entre Gard et Italie, Briançon et Toulon, intérêt marqué à l’innovation sociale, aux questions de culture et de territoire.
 
Mais l’effort se porte sur les contenus, qu’on ne trouvera que sur le mensuel. Rubriques littéraires, jeux et chroniques consacrées à la langue régionale pour vous aider à mieux la comprendre et l’utiliser, reportages et enquêtes, analyses politiques qu’on ne pourra lire que sur Aquò d’Aquí, et témoignages d’experts tels que l’économiste Philippe Langevin…

S’abonner, un acte de solidarité intergénérationnelle indispensable

Et puis, nous ne le disons pas assez, et c’est un tort que nous essayons de réparer, votre contribution, cet abonnement de 25€ que vous acceptez de payer, est aussi un acte de solidarité intergénérationnelle ! Le nombre de nos lecteurs de 18-24 ans augmente sur le web, là où les contenus sont gratuits. Ces jeunes qui, touchés par la crise, aux moyens financiers limités, aux espoirs d’emploi souvent déçus, gardent un contact avec la langue occitane parce que vous financez, avec votre abonnement, la possibilité pour eux de garder et développer l’usage du provençal, de l’occitan alpin et du niçois. Sans vous ils en seraient tout bonnement privés, et notre langue rejoindraient bientôt latin et grec antique sous l’étiquette « langue morte ».

Or, leur attachement à la langue du pays signe leur volonté d'y fonder leur avenir. Aidez-les à le construire !
 
En signant ce chèque annuel de 25€, vous actez votre souhait de voir notre langue régionale passer d’une génération à l’autre. Cet acte silencieux n’en a pas moins un retentissement fantastique, n’en répond pas moins au formidable enjeu de la transmission.

Dans ce numéro 285 daté de mars 2016

Reinat Toscano vous propose ses mots mêlés en niçois. Et, fait nouveau, autour de Jeanne Bres, une équipe vaillante vous concocte désormais aussi des mots fléchés en provençal mistralien. Méderic Gasquet-Cyrus, lui, vous fait entrer dans le secret du francitan populaire. Ce mois-ci il s’est intéressé aux Dictadas, avec humour, et plus particulièrement à l’orthographe du marseillais. Philippe Langevin, tout économiste qu’il soit, lui, nous parle cette fois-ci de l’image du Provençal dans l’histoire. Disons-le, vu de Paris, elle n’a pas été bonne, jamais. Mais comment veulent-ils qu’on les voie, les Provençaux ? Andrieu Abbe est allé chercher la diversité des parlers provençaux du côté du mont des Oliviers, à Jérusalem. Et pour le dessert, Pascalina, elle, vous initie à la pâtisserie provençale (nous on l’a déjà goûtée, et approuvée !)
 
Bref, faites nous ce plaisir, abonnez-vous, aidez la presse régionaliste à faire mieux partager l’envie de faire vivre la langue régionale !

Vendredi 4 Mars 2016
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Lou darrié dissate, tres de setèmbre, m'anère espaceja dóu coustat de la ciéuta papalo, qu'aviéu ausi que se ié debanavo la proumiero Gay Pride avignounenco, caminado di fierta.



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