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Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée


NICE. Obtenir le droit d’un enseignement en langue et culture régionale pour les élèves qui le souhaitent, c’est le but de la pétition qui sera déposée mercredi au Rectorat d’Académie à Nice par deux associations qui dénoncent une décrue organisée de la demande d’enseignement du niçois.



Fanny Peretti : "nombre d'élèves ne reçoivent jamais la moindre information sur l'enseignement du niçois" (photo XDR)
Fanny Peretti : "nombre d'élèves ne reçoivent jamais la moindre information sur l'enseignement du niçois" (photo XDR)
Les deux associations Nissart per Touguiou et Òc bi Countea comptent déposer une pétition au Rectorat de l’Académie de Nice ce mercredi 26 juin 2013.  Le recteur Claire Lovisi n’avait pas répondu à la demande de rendez-vous des deux associations, quand nous avons interrogé celles-ci.
 
« Mais pour nous rien de changé, nous déposerons les 3000 signatures à l’accueil s’il le faut » insiste Fanny Peretti, qui représente Òc bi, une association présente sur l’ensemble du territoire occitan pour représenter les parents d’élèves de l’enseignement bilingue.
 
La pétition proteste contre une situation d’organisation de la décrue des enseignements de langue régionale. « De nombreux élèves, à Nice, en 15 ans de scolarité ne reçoivent jamais la moindre information sur les possibilités d’apprendre le niçois, même quand cette possibilité existe dans leur établissement » soutient Mme Peretti.
 
C’est une pratique que dénoncent aussi les enseignants de l’APLR, une association qui regroupe les enseignants d’occitan-langue d’òc, la terminologie officielle du Capes délivré par l’Education Nationale.

Barrières artificielles à la demande

Le lycée Beausite aurait fusionné son cours d'oc avec son voisin Estienne d'Orves avec réduction du nombre d'heures (photo XDR)
Le lycée Beausite aurait fusionné son cours d'oc avec son voisin Estienne d'Orves avec réduction du nombre d'heures (photo XDR)
« Le cas typique est celui de sections spécialisées, classe européenne ou scientifiques, dont l’accès interdit toute option, ce qui refroidit les parents des élèves les plus brillants » souligne Patrici Arnaudo, de l’APLR.
 
Fanny Peretti cite le cas des lycées niçois Estienne d’Orves et Beau Site, dont les deux cours d’occitan  ont été tout simplement fusionnés, avec réduction du nombre d’heures d’enseignement du niçois.
 
Selon nos interlocuteurs la demande de cours d’oc est forte, mais découragée par les conseils d’administrations, des lycées en particulier. « Au Parc Impérial par exemple, à Nice, à l’entrée en seconde, les élèves savent que l’enseignement d’occitan cessera dès la première. Ils ne s’inscrivent donc pas », explique Patrici Arnaudo.
 
Le résultat du manque de volonté de l’administration, dénoncé par les signataires, se traduirait dans certains secteurs, entre Nice et Grasse, par la décrue importante du nombre d’élèves présentant l’épreuve d’occitan-Langue d’Oc au baccalauréat. D’où une inquiétude marquée, en particulier, chez la vingtaine de professeurs certifiés d’occitan-Langue d’òc  de l’Académie.
 
Les pétitionnaires dénoncent donc une situation où l’enseignement d’occitan est demandé, mais empêché artificiellement, ce qui au final aboutit à une baisse, organisée selon eux, de la demande d’enseignement de la langue régionale.

Supporters de l'OGC et de l'oc au lycée

Pour obtenir un nombre de signataires important, les organisateurs n’ont pas hésité à présenter la pétition dans les rangs des supporters du club de foot niçois OGC Nice. « Le club Populaire Sud nous a donné un coup de main, en présentant le texte dans les tribunes » reconnaît Fanny Peretti ; « le résultat a été phénoménal, on s’arrachait la pétition ». Le club a récemment rajouté à son écusson une mention en niçois.
 
Si la pétition prend garde à ne jamais employer le terme « occitan », l’initiative a toutefois reçu le soutien du Centre Culturel Occitan País niçard e aupenc.
 
Elle arrive peu après le vote de la Loi Refondation de l’Ecole, qui pose comme une obligation des établissements, une information de leur public sur la langue régionale proposée.
 
« Il faudra s’assurer que cette information soit juste » prévient Patrici Arnaudo, évoquant plusieurs cas de plaquettes aux informations pratiques erronées proposées par l’Académie, via ses organismes spécialisés.
Au Parc Impérial c'est le cursus en occitan qui ne serait pas couvert de la seconde à la terminale (photo XDR)
Au Parc Impérial c'est le cursus en occitan qui ne serait pas couvert de la seconde à la terminale (photo XDR)

Dimanche 23 Juin 2013
Michel Neumuller





1.Posté par BAQUIE Joan-Pèire le 27/06/2013 15:00
L'IEO-06 a écrit quant à lui une lettre à Monsieur le Proviseur du Lycée du Parc Impérial concernant l'enseignement de l’occitan-langue d’oc dans son lycée. Nous avons rappelé entre autre au proviseur que :

- les langues régionales font désormais partie du Patrimoine de la France (Constitution 21 Juillet 2008) .

- Elles doivent être protégées et enseignées : à l’Ecole primaire, au Collège, au Lycée, à l’Université (article 21 bis de la loi de réorientation de l’école).

- Leur enseignement figure parmi les priorités du Plan Académique de Développement 2010-2014.

Nous avons aussi rappelé la loi école et langues régionales, qui représente une avancée substantielle au Sénat (Article 27 bis : I –L.312-10 du code de l’éducation ; II –L.312-11 du même code, sans préjudice des dispositions de l’article L.121-3….)

Cette lettre fait suite à des demandes exprimée par des parents inquiets que leurs enfants n'aient pas la possibilité de commencer ou de continuer l’étude de la langue régionale dans l'établissement Parc Impérial. Elle concerne les élèves des filières scientifiques, MPS, technologiques, audio-visuel, sport, classe « Europe ».

2.Posté par Hugo le 30/06/2013 15:59
Malheureusement, c'est la situation la plus commune : une loi très bien écrite, mais très mal appliquée. Quant au fait de respecter les différentes langues régionales, les promouvoir et les protéger avec la loi, j'avais toujours pensé que la Suisse était le meilleur exemple, mais j'ai connu une ami suisse du Tessin et elle m'a dit que bien qu'ils puissent apprendre et parler leur langue, les Suisses qui viennent de la región où l'allemand est parlé les maltraitent en disant chose comme : "L'italien est parlé en Suisse ? Pas du tout... ah ! Oui ! dans le Sud, près de l'Italie, je l'avais oublié" parce qu'ils parlent la langue la moins parlée parmi les langues nationales.

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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