Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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"La Dictada est une bonne occasion de populariser la langue »


Viviane Roux a organisé avec le Cercle occitan d’Arles les deux dernières dictadas à Raphèle les Arles (13). Pour elle, c’est important de réunir des parents et leurs enfants en dehors de l’école et de donner à tous envie de mieux s’intéresser à la langue régionale.



Viviane Roux : "on peut encore mieux faire, en renforçant le lien entre "dictada" et collèges par exemple" (photo MN)
Viviane Roux : "on peut encore mieux faire, en renforçant le lien entre "dictada" et collèges par exemple" (photo MN)
Depuis quand la dictada est-elle organisée chez vous ?
Depuis 3 ans, en 2010 à Arles ; puis à Raphèle les Arles où nous avons 3 écoles en Centre continu de langue régionale. En 2011, il y a eu 27 participants dont neuf  escolans et cinq colegians, avec 13 adultes, dont trois conseillers municipaux ! Una capitada ! La visite du journaliste d’Aquò d’Aquí  a donné un bel écho à cette manifestation.
 
En 2012 à Raphèle encore, 20 personnes se sont attablées pour écrire. C’est du travail, surtout pour communiquer. J’étais la directrice de l’école Pergaud de Raphèle,  et j’espère que les enseignants favoriseront encore  la participation des enfants car maintenant,  je suis retraitée.

Une jolie initiative qui te doit beaucoup, mais quel bilan personnel en tires-tu ?
 Faire venir les enfants, pour moi, c’était primordial et ce fut une réussite, mais on peut encore mieux faire, encourager une vraie liaison avec le collège par exemple. Ce qui manque le plus à la langue d’oc, c’est une vision d’avenir. La génération montante parlera-t-elle ? Il faut y travailler.
 
Mais la dictada doit-elle évoluer ?
Mon avis est très personnel bien entendu. Le fait que les dictadas se déroulent partout le même jour est excellent. Mais on devrait travailler la qualité de l’affiche qui est un peu « passida »  (c’est un homme qui dicte et un garçon qui écrit !), il s’agit d’attirer les gens et les jeunes ! Par ailleurs, ici ou là, le terme de « dictada occitana » génère des réticences, il vaut mieux alors  parler de « dictada en provençau/ditado en prouvençau », et d’insister sur le fait que ces dictées sont possibles dans les deux graphies du provençal.

Est-ce que ce sont d’abord des militants qui viennent à Raphèle ?
 Non, avant tout des parents, leurs enfants, des connaissances, des adultes des cours de langue et quelques militants du Ceucle Occitan d’Arle. L’initiative permet d’élargir le cercle de ceux qui s’intéressent à la langue, voire voudraient la parler. Elle permet aussi de faire connaître  l’association dans le journal de la commune, les quotidiens locaux et d’ouvrir à d’autres associations comme l’Amicale laïque, par exemple, qui œuvre aussi pour l’école comme  l’Aeloc…  C’est populaire, ça doit le rester.

Lire aussi : Convivialité, partage de connaissances et fête culturelle pour les « dictadas » de Nîmes à Nice

Mardi 22 Janvier 2013
Michel Neumuller




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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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