Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






Rompedura

La nouvelle Assemblée Nationale verra entrer les députés RN comme jamais. Une rapide analyse sortie des urnes nous dit partiellement pourquoi : ils sont élus là où les ruraux n'en peuvent mais, là où ont socialement fui les déclassés des villes. Ce que montre ce scrutin c'est que la fracture sociale est aussi territoriale.

Amb la nòva Assemblada Nacionala, es ti que faudrà li vèire lo senhau d’un reviscolament de la gaucha, fòrça (tròp?) diversa, o la confirmacion que l’extrema drecha planta cavilha definitivament dins lo paisatge politic  ? O fins finala aqueleis eleccions aurián fa mòstra que lo desesper sociau assaja de trobar un solucion politica ?















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"La Dictada est une bonne occasion de populariser la langue »


Viviane Roux a organisé avec le Cercle occitan d’Arles les deux dernières dictadas à Raphèle les Arles (13). Pour elle, c’est important de réunir des parents et leurs enfants en dehors de l’école et de donner à tous envie de mieux s’intéresser à la langue régionale.



Viviane Roux : "on peut encore mieux faire, en renforçant le lien entre "dictada" et collèges par exemple" (photo MN)
Viviane Roux : "on peut encore mieux faire, en renforçant le lien entre "dictada" et collèges par exemple" (photo MN)
Depuis quand la dictada est-elle organisée chez vous ?
Depuis 3 ans, en 2010 à Arles ; puis à Raphèle les Arles où nous avons 3 écoles en Centre continu de langue régionale. En 2011, il y a eu 27 participants dont neuf  escolans et cinq colegians, avec 13 adultes, dont trois conseillers municipaux ! Una capitada ! La visite du journaliste d’Aquò d’Aquí  a donné un bel écho à cette manifestation.
 
En 2012 à Raphèle encore, 20 personnes se sont attablées pour écrire. C’est du travail, surtout pour communiquer. J’étais la directrice de l’école Pergaud de Raphèle,  et j’espère que les enseignants favoriseront encore  la participation des enfants car maintenant,  je suis retraitée.

Une jolie initiative qui te doit beaucoup, mais quel bilan personnel en tires-tu ?
 Faire venir les enfants, pour moi, c’était primordial et ce fut une réussite, mais on peut encore mieux faire, encourager une vraie liaison avec le collège par exemple. Ce qui manque le plus à la langue d’oc, c’est une vision d’avenir. La génération montante parlera-t-elle ? Il faut y travailler.
 
Mais la dictada doit-elle évoluer ?
Mon avis est très personnel bien entendu. Le fait que les dictadas se déroulent partout le même jour est excellent. Mais on devrait travailler la qualité de l’affiche qui est un peu « passida »  (c’est un homme qui dicte et un garçon qui écrit !), il s’agit d’attirer les gens et les jeunes ! Par ailleurs, ici ou là, le terme de « dictada occitana » génère des réticences, il vaut mieux alors  parler de « dictada en provençau/ditado en prouvençau », et d’insister sur le fait que ces dictées sont possibles dans les deux graphies du provençal.

Est-ce que ce sont d’abord des militants qui viennent à Raphèle ?
 Non, avant tout des parents, leurs enfants, des connaissances, des adultes des cours de langue et quelques militants du Ceucle Occitan d’Arle. L’initiative permet d’élargir le cercle de ceux qui s’intéressent à la langue, voire voudraient la parler. Elle permet aussi de faire connaître  l’association dans le journal de la commune, les quotidiens locaux et d’ouvrir à d’autres associations comme l’Amicale laïque, par exemple, qui œuvre aussi pour l’école comme  l’Aeloc…  C’est populaire, ça doit le rester.

Lire aussi : Convivialité, partage de connaissances et fête culturelle pour les « dictadas » de Nîmes à Nice

Mardi 22 Janvier 2013
Michel Neumuller




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