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2021...

Aquò d'Aquí vous souhaite la meilleure année possible et sera aux côté de tous ceux qui défendent activement la transmission de notre langue d'oc.

A tous ceux qui ont fermé la porte de 2020 en criant “bon débarras, année de m…”, nous devons hélas le dire, 2021 risque de ne pas être meilleure pour la convivialité, et le retour de flammes économique brulera plus qu’il ne réchauffera. Désolé de ne pas être optimiste. Nous adorerions pourtant !

 













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Aurélia Lassaque et Joan-Pau Creissac démontent les ressorts de la création en oc


ARLES. La première assure la direction littéraire du nouveau festival arlésien, Parole Indigo, le second édite des poètes de qualité à Jorn, dont lui-même. Tous deux ont abordé dans une table ronde le processus créatif. Un ressort partagé, la liberté qu’autorise l’occitan.



Il existe une jeune poésie d’expression occitane, elle est féminine, a moins de trente ans, et dépend de poétesses qui font le tour du monde. Aurélia Lassaque en est un porte-drapeau souriant. Et si Joan-Pau Creissac, viticulteur languedocien ne correspond pas à ces critères, c’est en tant qu’éditeur, à Jorn, qu’il permet de faire connaitre une comète de 23 ans, Maelle Dupon.
 
Tous deux se sont interrogés, au cours d’une table ronde, sur le processus de création poétique en occitan. Au sympathique festival Parole Indigo, d’Arles, qui organisait sa véritable première édition  du 1er au 3 novembre, on a installé des chaises en rond, pour cette table ronde qui, en fait, s’est tout à fait passée de table…
 
Quoi de commun, hors la poésie, entre ces deux auteurs ? L’esprit de rébellion surement. A une génération de distance, le défi les a porté tous deux.
 
« J’ai été marqué par Mai 68, au point de revenir au village y cultiver la vigne, tout en y développant un travail littéraire » souligne JP Creissac. « En ville je m’affirmais comme Occitan, marqué par le slogan « òme d’òc as drech a la paraula ! » ; et chez moi, je devais affronter le regard goguenard de mes confrères qui estimaient que je perdais mon temps avec la poésie, qui évidemment ne sert à rien…comme le fait de trouver belle la lumière, aimer, emplir ses poumons… » : des banalités qui rendent la vie belle et que le poète a rappelé dans un texte plein d’humour tranquille.
Lecture publique d'Aurélia Lassaque et de Joan-Pau Creissac. La langue d'Oc, une liberté créatrice (photo MN)
Lecture publique d'Aurélia Lassaque et de Joan-Pau Creissac. La langue d'Oc, une liberté créatrice (photo MN)

Au cours de la table ronde (photo MN)
Au cours de la table ronde (photo MN)
Aurélia Lassaque, elle, est entrée en poésie après avoir affirmé son désir d’occitan. Par défi. « Après mon baccalauréat, j’ai été retenue en khâgne à Toulouse. Or, j’avais noté que ma seconde langue était l’occitan. Je m’attendais à voir mon dossier de candidature rejeté. Mais pas du tout ! au contraire, on m’a recherché un professeur particulier. »
 
Le résultat, c’est une thèse fondatrice sur le théâtre baroque occitan du XVIIè siècle, qu’on espère bientôt publiée, et deux recueils de poèmes : Cinquena sason d’abord, puis Pour que chantent les Salamandres, suite de courts textes souvent sensuels, qui, si on peut la trouver tout à fait inutile, n'en est pas moins absolument nécessaire à qui aime emplir ses poumons, trouver belle la lumière, etc.
 
Le processus créatif de l’un et l’autre auteur mérite d’être abordé tel qu’ils en parlent eux-mêmes.
 
« Quand je taille mes vignes je suis loin de penser à la poésie" reconnait JP Creissac. "Mais ce que je peux dire, c’est que devant ma feuille, la liberté est le moteur. Au lycée, la poésie française et ses grands noms, cela m’écrasait. Avec l’oc, c’est la liberté qui prime ; c’est le crochet avec lequel je fais sauter les verrous ».
 
Aurélia Lassaque, elle, s’isole devant deux feuilles : l’une recevra un texte en français, l’autre en occitan ; ce sera le même, et pourtant le ressort de l’un et de l’autre seront différents, dépendant de l’imaginaire particulier que véhiculent l’une et l’autre langue. Voilà la raison de ces traductions par l’auteure, qui nous disent bien qu’il s’agit du même poème, et qui pourtant nous semblent parfois respirer différemment.
 
 
 
aurelia_lassaque___arle_2013_a_l__ora_del_solstici.mp3 Aurélia Lassaque - Arle 2013 A l'ora del solstici.mp3  (1.48 Mo)


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Mardi 5 Novembre 2013
Michel Neumuller




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Parler occitan, l'avenir

Rodin Kaufmann sort ces jours-ci son nouvel album, Pantais clus, fruit d'un long travail. Et sinon, que fait-il ? Il retourne à l'école ; de là il échange et nous parle des identités.

En ce moment entre autres choses j’interviewe des enfants. On parle du temps, des souvenirs et des souhaits. Aujourd’hui j’étais à l’école primaire Mandela de Béziers. En face de moi il y avait Birgul et Oumaima, qui sont en CE1, et elles apprennent le français et l’occitan en même temps.
Rodin Kaufmann (photo MN)


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