Aquò d'Aqui

Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Paris ville occitane ?


Maintenir la langue d’Oc à Paris « c’est affirmer son caractère de langue de France, créer un lien convivial, mais aussi préparer intelligemment ceux qui souhaitent quitter la capitale » explique Patrici Roque, militant associatif de l’Est Parisien.



Domitile Vigneron devrait bientôt intervenir dans l'un des Aper'Oc qui attirent foule à Paris (photo XDR)
Domitile Vigneron devrait bientôt intervenir dans l'un des Aper'Oc qui attirent foule à Paris (photo XDR)
« Il est important de maintenir la langue occitane audible en région parisienne ; et de l’enseigner. Car notre langue concerne tout le monde, y compris ceux qui ne vivent pas dans les régions d’oc. C’est tout simplement une langue de France, et à ce titre son devenir regarde absolument tous les Français ».
 
Patrici Roque l’a enseignée durant trente-cinq ans, la langue d’oc, à Noisy-le-Sec et Marne-La-Vallée, dans l’Est parisien. Il n'est pas un exemple isolé.

L’Association Apér’Òc , à Paris même, assure aussi un cours hebdomadaire. Et les Félibres de Sceaux, « Les amis de la langue d’Oc » y organisent marché provençal l’été, et marché aux santons l’hiver. Le Coupo Santo résonne sur les places de la ville, où un élu,  Jean-Louis Hoeix, est en charge de ces aspects culturels…
 
L’occitan en région parisienne est vif. En témoigne les annonces et comptes rendus d’animations, fêtes, conférences, ou de la Dictada, que l’on peut lire dans La Beluga, le bulletin du Club occitan de Noisy-de-Sec.

Mais d'autres groupes sont actifs, comme dans le Nord de la Capitale l'Associacion Occitana de Vauréal , ou Calabrun à Rambouillet.

Ville lumière pour la création littéraire occitane

Patrici Roque a enseigné l'oc durant 35 ans à Noisy. Il anime le bulletin La Beluga (photo XDR)
Patrici Roque a enseigné l'oc durant 35 ans à Noisy. Il anime le bulletin La Beluga (photo XDR)
Paris n’est pas plus un désert pour la création littéraire ou musicale occitane. Le poète provençal Gui Matieu y développe là, et en lenga nòstra, ses portraits d’êtres trop seuls qui cherchent l’humanité sous la pluie, ou dans le regard fuyant des usagers du métro. Domitile Vigneron initie là aussi les curieux, ou les passionnés, à la musique ancienne savante d’oc.
 
« Et n’allez pas croire que c’est un truc de vieux ! Les Apér’Òc rassemblent beaucoup de jeunes, pour qui la langue occitane devient synonyme de fête et de convivialité » soutient Patrici Roque.

Cette association, hébergée par la Fédération des Associations Aveyronnaises, a d’ailleurs été fondée par des étudiants, qui forment le gros des occitanophones actifs, à l’occasion de leur montée à Paris. « Mais beaucoup sont appelés à repartir ». L’éphémère est un problème, la durabilité un combat.
 
Car la langue est aujourd’hui moins enseignée. Dans les trois Académies de Paris, les recteurs guettent les faiblesses. Un départ d’enseignant à la retraite prend des allures de drame. La langue régionale ne peut être enseignée que là où elle est en usage. Les textes le disent ainsi. Il faut donc que la vòlha associative maintienne la langue audible. « Mais plusieurs cours ont été perdus, comme au lycée Lavoisier ».
 

Aprendre l'occitan à Paris, avant de descendre dans le Midi!

Le poète provençal Gui Matieu, ici manifestant devant l'UNESCO pour le Creo de la Talvera  (photo XDR)
Le poète provençal Gui Matieu, ici manifestant devant l'UNESCO pour le Creo de la Talvera (photo XDR)
Pour le prof retraité de Noisy, favoriser l’enseignement, mais également la vie culturelle occitane en région parisienne, répond aussi à un enjeu d’avenir.

« 30% des gens vivant ici déclarent vouloir en partir. Beaucoup le feront, et choisirons de préférence le Sud…" explique t-il.

Et l'occitaniste de préciser immédiatement l'enjeu. "Il est important qu’en arrivant en Occitanie, ils aient une certaine connaissance de la langue et de la culture. Cela aidera sans doute leur intégration heureuse, et estompera les incompréhensions entre arrivants et habitants ».
 
Pour favoriser cette intercompréhension, qui de mieux désignés que les occitanistes parisiens ? « Nous avons ici tout à la fois le point de vue du dehors, et celui du dedans », souligne Patrici Roque, avec un sens certain de la formule.

Voir au ssi ici l'IEO de Paris
Et ici Les Amis de la Langue d'Oc

Samedi 27 Février 2016
Michel Neumuller





1.Posté par Assemat Claudi le 10/03/2016 11:06
Òsca per aquelas entresenhas. Pòdi apondre que la lenga s'estudia (s'apren atanben) dins doas Universitats. Çaquela, tot se far en çò nòstre dins la dificultat e cal sotalinhar la fòrta continuitat de totes los govèrns quand se tracha de montar o de manténer una accion al dintre d'un servici public.
L'article parla pas d'una autra realitat - que los paibassòls an plan de mal a comprene -. Demòran en çò nòstre de familhas franco-occitanas que mantenon la lenga al dintre del fogal familial que lo qu'èra pas d'origina occitana aprenguèt la lenga "per amor par son autre(a)". Per eles, pòt ésser NORMAL de demorar fòra país! Es aquò tanben lo viscut dins las talveras!

2.Posté par Autipout Jean-Jacques le 22/06/2017 14:40
Bonjour.
Ou acheter le Dictionnaire Gascon-Français du département du Gers?
Merci et bonne journée.

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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