Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






Siatz cinquanta dos indispensables

52 contributeurs entre janvier et avril ont ajouté un supplément au prix de leur abonnement au mensuel Aquò d'Aquí, et c'est ainsi depuis deux ans. Leurs dons indispensables permettent à l'ultime magazine d'actualité en langue occitane de faire un pied de nez aux cassandres qui prédisent la mort de la diversité linguistique pour dire le monde.

Cinquantados contributors an portat pèira a Aquò d'Aquí dau tèmps dau darrier trimèstre, que li an aduch precisament 753,5 €uròs. Aquò representa a pauc près la meitat dau còst de l'estampaire per un numerò.














            partager partager

Mobilisation pour la signalétique occitane en Pyrénées Atlantique


LESCAR. L’association Òc pertot s’est manifestée à l’entrée de l’autoroute A64 ce 29 juin, en réclamant la présence de l’occitan sur la signalétique routière des Pyrénées Atlantiques. Qu’en espère son animateur, David Grosclaude ?



David Grosclaude : "les élus basques assurent la dignité de l'occitan, alors que nous devons la réclamer des élus occitans eux-mêmes" (photo MN)
David Grosclaude : "les élus basques assurent la dignité de l'occitan, alors que nous devons la réclamer des élus occitans eux-mêmes" (photo MN)
A qui s’adressait cette action publique en Béarn ?
Au public avant tout, pour sensibiliser à l’absence de notre langue occitane dans la signalétique routière. Dans un Département qui, voici 18 ans, a affiché sa volonté de rendre bilingue les panneaux, qu’il ne se soit rien passé depuis est extraordinaire !  La couleur politique du Conseil Départemental a changé deux fois sans que cela n’évolue favorablement : il est passé à gauche, puis est revenu  à droite, mais ce qui ne change pas, c’est l’absence de l’occitan. Ceci dit les gens ont droit de voir afficher la langue du pays, nous demandons un traitement digne pour notre langue.

La signalétique est en basque, pourquoi pas en occitan, dans ce Département aux deux langues minoritaires ?
La bonne question ! Dans la moitié du Département en effet le basque figure sur les panneaux. Pas l’occitan dans l’autre moitié. C’est une rupture dans le principe d’égalité territoriale, et le Conseil Départemental doit y remédier au plus tôt. La raison est simple : les élus basques sont plus courageux ! Ils sont en avance sur la politique linguistique.
 
Le maire de Pau, François Bayrou, est notoirement bienveillant envers l’occitan. Rien dans sa ville ?
Cette réputation est usurpée, c’est une fiction ; monsieur Bayrou a fait traduire quelques grandes directions extérieures en occitan sur quelques panneaux. Cela s’arrête là. La volonté de M. Bayrou envers l'affichage de l'occitan, c’est une légende.

L'occitan òc, mais s'il est invisible

Les Pyrénées Atlantiques ont une politique d’aide aux Calandretas, financent la création en occitan. Alors pourquoi ce silence en signalétique ?
Je crois que dès que la politique en faveur de l’occitan se traduit par le visible, le public, la honte reprend le dessus. Aussi nous vivons cette politique linguistique contradictoire comme ambigue. Il faut maintenant dépasser cette ambigüité et affirmer l’occitan sur nos panneaux routiers, tout comme est affirmé l’ euskara . Notez que la Communauté d’Agglomération Pays Basque, qui inclut Bayonne, n’a pas cette timidité envers l’occitan. Là la signalétique est occitane depuis trois ans. Et l’Office Public de la Langue Basque reconnait l’occitan dans les communes où se pratique le gascon.

Prochaine étape de mobilisation ?
Òc pertot est là pour sensibiliser le public, et pour réclamer aux pouvoirs publics. Son rôle est bien déterminé, et apolitique. Mon opinion personnelle c’est que la prochaine étape ne peut-être que politique. A partir du moment où des élus locaux clairement occitanistes siègeront, la timidité vis-à-vis de l’occitan reculera sur le terrain.
Sortie d'autoroute le 29 juin à Lescar (64) (photo Oc pertot DR)
Sortie d'autoroute le 29 juin à Lescar (64) (photo Oc pertot DR)

Mardi 2 Juillet 2019
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Dans l'Aquò d'Aquí de l'été...

Dison que...

Uno marcho di fierta countrariado

AVIGNON. Les Gay Pride sont faites pour que la diversité s’affiche, s’affirme, gaiement et en couleurs. Quittant le chantier de l’Oustau Prouvençau e Occitan de Sault, bientôt inauguré, Raphaël a participé à celle d’Avignon. Hélas ! Tout y a été contraint par des autorités locales qui semblaient vouloir, sans vouloir.

Rafaèl Cuny
Lou darrié dissate, tres de setèmbre, m'anère espaceja dóu coustat de la ciéuta papalo, qu'aviéu ausi que se ié debanavo la proumiero Gay Pride avignounenco, caminado di fierta.



Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.