Aquò d'Aqui

Journée historique pour les langues régionales

La loi dite Molac donnera des droits à l'enseignement des langues minoritaires en France, enfin ! ça ne s'est pas fait tout seul.

Bien des lecteurs d'Aquò d'Aquí ont été surpris, le 8 avril, du vote écrasant des députés en faveur de la loi de Protection des langues régionales, avancées par le groupe parlementaire Libertés et Territoires. Pourtant une observation un peu fine des évènements qui ont conduits à cette issue aurait rassurée plus d'un.

















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L'occitan garde de beaux restes en Aquitaine et Occitanie


Au fond l'enquête de l'OPLO sur l'état de la langue occitane révèle a minima une reconnaissance de la langue comme fondamental culturel et marque identitaire. Les collectivités locales devraient y songer.



Dans quel contexte est transmise la langue d'oc ? (source OPLO DR)
Dans quel contexte est transmise la langue d'oc ? (source OPLO DR)
L'enquête de l'Office Public de la Langue Occitane sur l'état de l'occitan dans ses deux Régions adhérentes : Nouvelle Aquitaine et Occitanie, révèle que si seuls 7% des habitants déclarent pouvoir s'exprimer en occitan, 43% sont capables de l'entendre, plus ou moins.

Si les commentateurs associent ces résultats à un recul de la langue, compréhensible dans un monde qui ne lui reconnaît aucune utilité pratique, il s'agit pourtant d'une bonne nouvelle : elle garde son utilité sociale, puisque l'enquête basée sur les déclarations des 8 000 sondés, montre a minima qu'ils souhaitent garder une relation avec la langue considérée comme celle du pays.

La qualité de l'enquête doit toutefois interpeller. En effet, elle se base sur les déclarations des personnes interrogées. Or, nombre d'entre elles auront peut-être seulement souhaité parler, ou entendre la langue occitane, sans tellement pouvoir ni soutenir une conversation ni comprendre beaucoup de ce qu'ils entendent.

43% des habitants de Nouvelle Aquitaine et d'Occitanie disent comprendre au moins un peu la langue du pays

43 % disent, eux, la comprendre “ne serait-ce que quelques mots ou expressions occitanes”. Et c’est une excellente nouvelle, même si l’éventail de ces expressions peut-être réduit, car il s’agit encore d’une déclaration : “je fais partie d’un ensemble culturel et linguistique, reconnaissez moi comme tel !” Sur cette base, les collectivités sauront qu’une politique volontariste, forte et durable d’apprentissage et de présence tous azimuts de la langue occitane satisfera une majorité de citoyens : 43 % d’imprégnés, selon la terminologie employée, et 7% de locuteurs déclarés.

 

Un autre enseignement majeur de l'enquête de l'OPLO est que selon la région la transmission familiale reste une réalité, et l’enquête révèle que là où cette transmission est plus importante, l’enseignement à l’école est peu développé. Mesdames et messieurs des Académies, sachez efficacement soutenir ce que font les familles !

A lire notre article complet dans le mensuel Aquò d'Aquí d'octobre 

C'est au nord est de l'Occitanie-Région que les personnes déclarant parler occitan sont les plus nombreuses (source OPLO DR)
C'est au nord est de l'Occitanie-Région que les personnes déclarant parler occitan sont les plus nombreuses (source OPLO DR)

Jeudi 1 Octobre 2020
Michel Neumuller





1.Posté par Edmond /marguerite LIONS le 02/10/2020 09:26
Bonjour.
C'est bien. Mais en Provence, la terre de Mistral, il semblerait que nous n'ayons plus qu'on faible pourcentage de locuteurs. Ou même d'intéressés.
Enfin, quand même "Saint-Éloi n'est pas mort..."
Edmond

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Nos villes avec leur nom historique et sans enquiquineur procédurier

Un aspect de la loi Molac, votée le 8 avril, est resté à tort dans l'ombre : le droit de nommer ses rues et ses entrées de ville sans être harcelé par un obsédé de la langue unique.

De la loi loi nº 2548 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, désormais connue sous le nom de son promoteur, Paul Molac, nous avons surtout retenu les articles permettant de renforcer l’enseignement bilingue dans les établissements publics.

 

Cependant s'il est un aspect de la promotion des langues minoritaires qui a été négligé par les commentateurs, c’est celui de la signalétique bilingue. C’est un tort car cette possibilité, enfin débarrassée des attaques imbéciles de soi-disant libres penseurs, fera évoluer les mentalités de nos concitoyens, à qui sera rappelée aisément la fierté de leur terroir.




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