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L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?




Najat Vallaud Belkacem, un pas en arrière après la loi Peillon (photo XDR)
Najat Vallaud Belkacem, un pas en arrière après la loi Peillon (photo XDR)
Avec la réforme des collèges annoncée par le gouvernement on sentait venir le balayage de l’enseignement de langues régionales. Sous le tapis ! Place à la priorité, l’apprentissage du français, sensé résoudre les problèmes de la société.

Dans le texte présenté en mars par Najat Vallaud-Belkacem, au chapitre un les langues de France étaient à peine citées, au chapitre trois, celui-des modalités pratiques, elles avaient disparu.


L’armée d’experts du Ministère de l’Education, peu ou prou les mêmes que du temps de Peillon, avaient tout d’un coup oublié que ces langues de France sont, notamment, un des moyens d’acquérir le français. Un moyen aussi d’acquérir une conscience forte d’appartenir à la société du lieu où l’on vit.

Devant cette situation une vingtaine d’associations rassemblées pour la plupart dans la FLAREP (Fédération pour les Langues Régionales dans l’Enseignement Public) pétitionnent actuellement pour le « maintien et de développement de l’enseignement des langues régionales au collège ».

Pétition en ligne : "nous voulons des garanties"

L'occitan ou le breton sur les dotations horaires des collèges. Les langues régionales pouvaient être déjà largement écartées par les principaux rétifs. Si désormais même les volontaires sont mis devant un cas de conscience... (photo MN)
L'occitan ou le breton sur les dotations horaires des collèges. Les langues régionales pouvaient être déjà largement écartées par les principaux rétifs. Si désormais même les volontaires sont mis devant un cas de conscience... (photo MN)
Cette pétition précise ainsi : « il est indispensable de garantir l'enseignement des langues régionales grâce à une dotation spécifique aux établissements. 

De même, il faut garantir l'ouverture de cet enseignement dès la 6ème, pour assurer la continuité de l'enseignement de langue régionale entre le primaire et le secondaire, et revenir dès le début du collège à un horaire hebdomadaire suffisant. En Alsace nous souhaitons que soit garanti le maintien de deux langues en plus du français dans le cadre d'un projet académique et régional de développement de l'enseignement de la langue régionale et du bilinguisme. 

Les professeurs de langues vivantes régionales enseignent la plupart du temps deux disciplines, ou dans plusieurs établissements : il serait inadmissible que leur temps de service soit partagé entre l'enseignement de leur valence, ou leur service dans plusieurs établissements, et les enseignements pratiques interdisciplinaires. Qu'en serait-il alors de l'enseignement des langues régionales? Les enseignements pratiques interdisciplinaires doivent venir uniquement en complément de l'enseignement de langues vivantes régionales. 

Nous refusons que l'enseignement des langues régionales disparaisse en tant que discipline avec la réforme du collège et demandons le maintien et l'amélioration des conditions de cet enseignement. »


Cette pétition peut être signée en ligne

Mardi 7 Avril 2015
Michel Neumuller




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