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Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?




Najat Vallaud Belkacem, un pas en arrière après la loi Peillon (photo XDR)
Najat Vallaud Belkacem, un pas en arrière après la loi Peillon (photo XDR)
Avec la réforme des collèges annoncée par le gouvernement on sentait venir le balayage de l’enseignement de langues régionales. Sous le tapis ! Place à la priorité, l’apprentissage du français, sensé résoudre les problèmes de la société.

Dans le texte présenté en mars par Najat Vallaud-Belkacem, au chapitre un les langues de France étaient à peine citées, au chapitre trois, celui-des modalités pratiques, elles avaient disparu.


L’armée d’experts du Ministère de l’Education, peu ou prou les mêmes que du temps de Peillon, avaient tout d’un coup oublié que ces langues de France sont, notamment, un des moyens d’acquérir le français. Un moyen aussi d’acquérir une conscience forte d’appartenir à la société du lieu où l’on vit.

Devant cette situation une vingtaine d’associations rassemblées pour la plupart dans la FLAREP (Fédération pour les Langues Régionales dans l’Enseignement Public) pétitionnent actuellement pour le « maintien et de développement de l’enseignement des langues régionales au collège ».

Pétition en ligne : "nous voulons des garanties"

L'occitan ou le breton sur les dotations horaires des collèges. Les langues régionales pouvaient être déjà largement écartées par les principaux rétifs. Si désormais même les volontaires sont mis devant un cas de conscience... (photo MN)
L'occitan ou le breton sur les dotations horaires des collèges. Les langues régionales pouvaient être déjà largement écartées par les principaux rétifs. Si désormais même les volontaires sont mis devant un cas de conscience... (photo MN)
Cette pétition précise ainsi : « il est indispensable de garantir l'enseignement des langues régionales grâce à une dotation spécifique aux établissements. 

De même, il faut garantir l'ouverture de cet enseignement dès la 6ème, pour assurer la continuité de l'enseignement de langue régionale entre le primaire et le secondaire, et revenir dès le début du collège à un horaire hebdomadaire suffisant. En Alsace nous souhaitons que soit garanti le maintien de deux langues en plus du français dans le cadre d'un projet académique et régional de développement de l'enseignement de la langue régionale et du bilinguisme. 

Les professeurs de langues vivantes régionales enseignent la plupart du temps deux disciplines, ou dans plusieurs établissements : il serait inadmissible que leur temps de service soit partagé entre l'enseignement de leur valence, ou leur service dans plusieurs établissements, et les enseignements pratiques interdisciplinaires. Qu'en serait-il alors de l'enseignement des langues régionales? Les enseignements pratiques interdisciplinaires doivent venir uniquement en complément de l'enseignement de langues vivantes régionales. 

Nous refusons que l'enseignement des langues régionales disparaisse en tant que discipline avec la réforme du collège et demandons le maintien et l'amélioration des conditions de cet enseignement. »


Cette pétition peut être signée en ligne

Mardi 7 Avril 2015
Michel Neumuller




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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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