La Setmana naufragée ?

L'unique média papier entièrement en occitan dépose son bilan. Les soutiens publics "naturels" de La Setmana lui ont fait défaut. Le drame interroge tout le régionalisme. Mais trouvera-t-il les réponses ?

Acteur majeur et porte-voix de la préoccupation occitaniste depuis 1994, date de sa création sous forme coopérative, la société Vistedit et sa figure de proue, l’hebdomadaire La Setmana, tirent le rideau.






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J’ai rencontré charrette à La Seyne


LA SEYNE. Le Ceucle Occitan propose une exposition sur le métissage du provençal et du français dans l’expression populaire. Vernissage ce samedi.



Une expo à entendre (photo XDR)
Une expo à entendre (photo XDR)
« Le provençal, langue de la région, bien que supplanté progressivement par le français, l’a largement influencé » rapporte Catarina Nicodèmi, du Cercle Occitan de La Seyne. « Il a créé un langage entre français et langue d’Oc avec ses variantes locales de la ville, de la campagne, de la montagne, ou de la côte, sans oublier la prononciation et l’intonation qui font l’accent. »
 
C’est sur cette base que le Ceucle Occitan de La Sanha a monté sa prochaine exposition : « Quelle langue parlons-nous dans notre région ? »
 
Le Ceucle a une habitude certaine de ces expositions, accueillies à la Maison du Patrimoine, qui attirent toujours beaucoup de gens. A l’instar de celle sur la pêche, ou plus récente, de celle sur les jeux traditionnels, ces expositions évoquent des pratiques populaires souvent toujours vives.

Elles sont séduisantes par leur caractère ludique, et parce qu’elles favorisent toujours un échange intergénérationnel. « Une langue c’est une façon d’être au monde, et supprimer les différences culturelles c’est mettre en péril la diversité de l’Humanité » affirment les documents préparatoires de cette exposition, qui sera visible du 18 novembre au 5 janviers 2018.

Elle fera, bien sur, la part belle aux expressions utilisées dans un français qui ne l’est plus tellement … « Quelle estoumagade, je suis toute estrancinée », « tant que vire fai des tours », « au resto ils te servent que des portions rastègues », « boulègue collègue ! » « On a rigolé à se faire péter l’embouligue », « enquille la voiture ici, on se gare », « non, non, j’ai plus soif…bon alors juste un chicoulon ! » « Il est raspi, non ? A nous faire manger des parpelles d’agasse ! »

Bref, le français n’en est plus vraiment, ou plutôt, il est sacrément coloré de provençal. Même si les locuteurs de bonne foi ont souvent pensé parler la langue de Molière, en la métissant de celle de Mistral.

J’ai rencontré charrette – survivance de la langue d’Oc dans le parler d’aujourd’hui. Maison du Patrimoine du 18/11 au 05/01/2018. 2 rue Denfer-Rochereau, place Bourradet, 83500 La Seyne tel. 04 94 06 96 64. Vernissage samedi 18 novembre 11h.

Jeudi 16 Novembre 2017
Michel Neumuller





1.Posté par Chris Bernard le 17/11/2017 17:04
Un mot oublié, car c'est : "J'ai rencontré UNe charrette... " Chris

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