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Quelques proverbes de Novembre

Relatifs au mois de novembre, ils nous parlent d'un temps d'avant le réchauffement climatique, d'évidence...

Òme de novembre es de bòna fusta
femna de novembre laissa que tabusta


(homme né en novembre sera de bon bois
femme née en novembre sera suractive)

in De qué farà aquel temps ?
(Petit précis de météorologie populaire occitane)
Pierre Mazodier - Marpoc

Per San Martin,
Boucho toun vin
Mette toun chàu dedin.


(Pour Saint Martin
bouche ton vin
et enferme ton chou)

in  Proverbes et dictons des Hautes-Alpes et de l'Ubaye 
éditions du Roc












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Identités multiples dans une école miroir de l’Etat hostile ?


Christian Lagarde était l’invité de l’Aeloc samedi le 25 novembre, à conférer sur le thème de l’identité face à l’école et aux langues régionales. En France, cette identité est vécue par l’Etat comme devant se réduire, à l’encontre de la société qui évolue.



Identité unique est uniformisante comme en France, ou "rhizomes" autorisant des identités non contradictoires chez un même individu ? Tout le débat de fond de la société transpire sur celui de l'école française selon le conférencier invité par l'Aeloc (photo MN)
Identité unique est uniformisante comme en France, ou "rhizomes" autorisant des identités non contradictoires chez un même individu ? Tout le débat de fond de la société transpire sur celui de l'école française selon le conférencier invité par l'Aeloc (photo MN)
« A l’heure des identités multiples et hiérarchisées, dire que le français est langue de la République s’inscrit dans le concept d’une identité racine, réduit la complexité de l’identité et configure des frontières à l’appartenance. En France cette notion d’identité s’identifie à celle d’Egalité, vécue dans l’Uniformité, une réduction à l’identique »
 
Christian Lagarde, sociolinguiste et professeur d’espagnol à l’Université de Perpignan était l’invité de l’Association de l’Enseignement de la Langue d’Oc. Pour son colloque bisannuel, à Rousset, l’association affiliée à la Felco souhaitait aborder la problématique de l’identité, en particulier à l’école.
 
Et le sociolinguiste, par ailleurs fils d’Andrieu Lagarde, écrivain d’Oc fondateur de l’Institut d’Estudis Occitans, a rappelé comment l’identité française veut réduire à ce couple Egalité-Uniformité, l’enseignement de ses langues régionales. Part congrue et limitation obligatoires.
 
La Loi Deixonne, la plus avancée dans le domaine, bien que très limitée, avait été adoptée à l’orée des années 1950, dans une difficulté immense nous rappellerait Yann Lespoux, dans son récent ouvrage "Pour la langue d'Oc à l'école" (Presses Universitaires de la Méditerranée).
 
Hélas pour l’Occitan, le breton ou le corse, la période qui suivra sera celle du déclin français à l’international, de  la déprise coloniale, de la marginalisation parmi les grands du Monde. « C’est quand la France prend conscience de ce déclin qu’elle déclenche une politique protectionniste en faveur du seul idiome français » souligne Christian Lagarde.
 

La France en déclin veut une identité unique

L’introduction dans la Constitution du « Français langue de la République », qui bloque l’aspiration à l’enseignement des langues minoritaires en France, vient consacrer cette peur française du déclin. « Face au danger, on fait appel à l’unité ». La Loi Toubon, de1994, qui veut défendre le français face à l’anglais, aura le même effet que l’édit de Villers-Cotterêts quatre siècles et demi plus tôt : nul face à la langue internationale, mais qui contribue à « éradiquer les patois » pour reprendre les termes de l’Abbé Grégoire, sous la Convention (1791-93).
 
Depuis la première guerre mondiale, ces langues régionales sont mises à mal, et les années soixante consacrent leur disparition auto-programmée, puisque les familles ne la transmettent plus.
 
« Le régionalisme prétend agir pour maintenir ou retrouver ses langues par l’école. Leur entrée dans le cursus scolaire de droit, c’est sa revendication. Mais c’est justement par l’école que la stigmatisation s’est opérée. Toutes les lois sur l’Education contribuent en continuité à fermer l’espace aux langues régionales. »
 
M. Lagarde souhaite questionner le régionalisme sur cette question : « l’emprise de l’Etat est telle en France, qu’on en appelle à lui avant tout. Que peut-on en attendre, pourtant, alors qu’il est certain que l’Etat est hostile à la diversité linguistique » ?

Tout attendre d’un Etat hostile à sa diversité ?

Il existe d’autres espaces, rappelle le sociolinguiste. « Le nombre de néo-locuteurs est en expansion, ce mouvement prend. Et pour eux, il s’agit de s’identifier au territoire, sans pour autant annuler la culture dont ils sont dépositaires. Ils ajoutent une identité à la leur ! »
 
Dans les années 1980 le philosophe Gilles Deleuze aurait parlé « d’identités rhizomes ». Celles qui ne voient pas de contradictions entre les différentes parties de cette identité, à l’heure où la liberté consiste, aurait aussi dit Roland Barthes, « pour l’individu à s’imaginer autrement que par rapport au groupe » sans pour autant changer de groupe référence.
 
Apprendre l’occitan à l’école serait pouvoir laisser croître plusieurs possibles, et s’exprimer une richesse de l’individu en formation, à l’heure où le monde dans lequel il vivra appelle à s’adapter à la complexité.
 
Les langues régionales, un bagage utile pour garder raison dans un monde d’affolements ?
 
 

Mercredi 29 Novembre 2017
Michel Neumuller





1.Posté par Pascal Caumont le 30/11/2017 17:32
Òsca per aqueste article, bravo à vous !

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Dison que...

L'Etat protège toujours aussi peu mais impose toujours autant

L'autorité de l'Etat s'exerce depuis Paris et impose ses décisions à tous. Pour nous éviter le retour de la pandémie peut-être sont elles justifiées. Mais la méthode elle est injustifiable. Il est grand temps que nos élus prennent le pouvoir que le mépris jacobin leur dénie.

Voici donc le retour des restrictions majeures : sur le territoire de la métropole d'Aix-Marseille, les bars et restaurants ferment. En fait les lieux de rencontre, où l'épidémie peut circuler, mais aussi les idées et une certaine idée du bonheur.

Et peut-être fallait-il en passer par là. Mais qu'en décide une conversation téléphonique entre un ministre siégeant à l'ombre de la Tour Eiffel et son préfet, certainement pas habitué de la vie sociale méditerranéenne, cela interroge.


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