Vos dons sont notre carburant

Depuis un an, 138 de nos abonnés, qu’ils viennent à Aquò d’Aquí, ou qu’ils y reviennent, nous gratifient d’un don. Modeste ou moins modeste, celui-ci contribue à nous éviter des déboires financiers…Et donc à assurer notre indépendance, pour vous, lecteurs.

En septembre dernier vingt parmi les abonnés qui nous ont renouvelé leur confiance, ont apporté à Aquò d’Aqui 395€ qui n’étaient tout simplement pas prévus. Un don de 5€, un chèque de 75€, et entre les deux une majorité de nos lecteurs qui ajoutent quelques 15 à 30€ au moment de libeller leur chèque ou – depuis quelques mois – d’ajouter une somme dont ils choisissent le montant aux 25€ de notre abonnement en ligne.






            partager partager

Du violon à l'Ostau dau País Marselhés


L’atelier de violon s’intéresse aux musiques de bal occitanes sous la direction de Christian Fromentin. Pour ce Normand passionné de musiques orientales, il s’agit « de se recentrer sur les musiques de l’endroit où l’on s’installe ». Quant aux stagiaires, ils ont des profils très divers.



Christian Fromentin à L'Ostau dau Pais Marselhés, "faire découvrir les musiques occitanes e permettre de se les approprier" (photo MN)
Christian Fromentin à L'Ostau dau Pais Marselhés, "faire découvrir les musiques occitanes e permettre de se les approprier" (photo MN)
Trois-deux-trois-deux…un air de bourrée particulièrement vif emplit l’arrière salle de l’Ostau dau País Marselhés ; les violons semblent déchaînés.

Assis sur des banquettes, Christian Fromentin et ses trois « élèves » acceptent de faire une pause. Voici une demi-heure qu’ils mettent l’ambiance sans l’avoir voulu.

« J’anime un atelier violon depuis la rentrée, et nous nous intéressons aux bourrées auvergnates en ce moment » signale l’animateur.

Ce violoniste  et un passionné de musique indienne, grecque, turque, et il pratique le Kamantcheh, ce « violon debout » qu’il a découvert à Téhéran.

Mais il délaisse une fois par semaine le groupe Jhankar ou le quartet Ithaque, et se plonge dans la musique occitane.
 
Pour ce Normand d’abord installé en Poitou, ça n’est pas anodin. « Je pense qu’il est nécessaire de se recentrer sur une musique locale et la culture dans laquelle celle-ci évolue » nous explique-t-il, « quels que soient mes choix artistiques par ailleurs »
 

Dans l’atelier violon qu’il anime à l’OPM, les participants ont des histoires musicales différentes. Marie-Aude a une pratique isolée du violon. Pas de Conservatoire pour elle. David n’avait encore jamais touché un violon voici un an.

Au contraire d’Alice, qui elle pratique depuis 15 ans, et passe ici de Beethoven à la bourrée. « J’adore fréquenter les balètis, et je voulais me confronter à ces musiques vives » souligne-t-elle simplement.
 
L’atelier peut encore accueillir des amateurs. Peu importe s’il a débuté à l’automne, Christian Fromentin adaptera sa pédagogie. « Il suffit juste qu’on ait déjà une pratique de l’instrument, même minimale ».

Il est d’ailleurs prêt à relancer un autre atelier, pour débutants celui-là, pour peu qu’il y ait une demande.
 
« Mais on peut simplement venir écouter ce que nous faisons ici », dit-il. Et c’est très loin d’être désagréable.
 
En projet également, un balèti mensuel à l'Ostau, qui pourrait mettre les stagiaires en situation de pratiquer ce qu’ils apprennent.
 
Atelier violon le mercredi de 19h à 20h30. Ostau dau País Marselhés, 18 rue de l’Olivier, 13005 Marseille. Tel.04 91 42 41 14

Vendredi 20 Février 2015
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Laisser la ville aux aménageurs ou donner le pouvoir aux habitants ?
Dison que...

"Des gens qui décident de ne plus suivre"

LA CIOTAT. Frédéric est occitaniste, acteur engagé de la vie locale, pas chômeur, pas retraité dans la gêne, mais impliqué dans la société. Le voici revêtant le fameux gilet, et il nous livre en vrac son ressenti.

Le FN, ou son prolongement le Rassemblement National noyautait-il et récupèrerait-il vraiment ce mouvement des Gilets Jaunes ? Moi je soutenais l’idée de justice sociale qui s’affirmait dans cette protestation de terrain. Le mieux était donc d’aller voir sur place. Et me voici au péage, sortie de La Ciotat.


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.