Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lèbre

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours.

L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc.
 

















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D’Aquí Dub en fusion

Nouvel album : Impermanència


Le groupe de musique occitane puise chez les auteurs persans ou yougoslaves dans son nouvel album.



D’Aquí Dub en fusion
Ça y est ! Impermanència est arrivé dans les bacs. Le dernier opus gravé de D’Aquí Dub est attendu depuis février, quand nous vous en avions déjà dit quelques mots, au sortir de l’écoute d’une première maquette à Marseille.
 
Une furieuse rythmique y mêle cordes aigres et basse électrique pour dire avec le poète yougoslave Mesa Selimovic (1910-82) que : « hier encore nous étions ce que nous souhaitions oublier aujourd’hui…mais nous ne sommes pas devenus autres / nous nous sommes arrêtés à mi-chemin ».
 
Ce bel ensemble qui pourrait passer pour du rock oriental crée en fait une musique occitane. C’est-à-dire une musique qui assume la rencontre de divers apports. Et autour d’Arnaud Fromont, le fondateur du groupe, D’Aquí Dub fait vibrer cette fusion. 
 
Si certains morceaux sont très rythmés, tel l’Avem Selimovic qui ouvre l’album, d’autres confinent à la psalmodie, comme Si siam vists la facha, avant de faire lever une aube de sons clairs pour dire : « Alòr lo monde s’abra…alòr si duerbon leis uelhs ».

Proche et lointain

En février 2014, après le studio d'enregistrement (photo MN)
En février 2014, après le studio d'enregistrement (photo MN)
Quand les textes ne sont pas en serbo-croate c’est qu’ils sont en occitan. Si ce voisinage tient à l’histoire d’Arnaud Fromont et à ses amitiés, il contribue étrangement à donner au disque une sorte d’unité.

Comme s’il était possible de relier un monde à l’autre autant avec une galette numérique qu’avec un billet d’avion.
 
Ce qui semble lointain est donc proche avec ce groupe marseillais. Et on a bien envie avec lui, et avec le soufiste Hafez Shiraz, de chanter que : « levar la copa amé fiertat/vau mielhs que d’enganar lo monde »…Ce qui fut à l’origine écrit en persan. 

Mardi 1 Juillet 2014
Michel Neumuller




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