Soutenez Aquò d'Aquí

Durer! Pour vous assurer cette information d'actualité dans notre langue malmenée, garder solide le fil qui nous relie à la génération montante, que nous ne voulons pas acculturée. C'est le sens de nos appels au soutien, chers lecteurs.


Nous ne sommes pas optimistes.

Vous le voyez, nous vivons dans un monde de plus en plus univoque. Une seule parole politique, une seule solution, une seule voie...Les alternatives en politique se racornissent. La pensée unique est ultralibérale et franco-française.

Quelle place pour nos langues régionales dans ce retrécissement de la pensée, du futur?


 
Soutenez Aquò d'Aquí






            partager partager

A l’Ostau dau País Marselhés des cours garantis sans ennui


Les lundi et mardi soir, deux cours d’occitan marseillais misent sur la conversation pour faire passer la langue sans efforts ni lourdeurs. Priorité à la discussion conviviale, ponctuée de précisions sur la langue du pays.



Dans les nouveaux locaux du l'OPM les cours sont des conversations pour avancer en douceur dans l'apprentissage de l'occitan. Ici le cours du mardi avec Sébastien Abbal (photo MN)
Dans les nouveaux locaux du l'OPM les cours sont des conversations pour avancer en douceur dans l'apprentissage de l'occitan. Ici le cours du mardi avec Sébastien Abbal (photo MN)
Par quel cheminement lexical l’alabrena (salamandre) a-t-elle fini par désigner un garde-chasse ? Mystère, mais en revanche on sait mieux que le Pas des Lanciers n’a jamais vu le moindre lancier. « Probablement le propriétaire s’appelait ainsi, ou bien il faut y voir que ce défilé, entre Miramas et Avignon, coupe gorge pour voyageurs, était celui de l’ansiá (de l’angoisse !) » souligne, malicieux, Sébastien Abbal.
 
Et tous les mardis c’est ainsi ; on apprend une foule de choses passionnantes au détour d’une phrase, d’un bout de discussion, tenu par les élèves de cet atelier hebdomadaire de conversation en  occitan.
 
A l’Ostau dau País Marselhès, apprendre le provençal se fait de façon plaisante. On n’y dit pas pour autant de banalités. Un tel parle de telle entreprise locale qui fait faillite (un lieu commun en ces temps de crise !), on saura que l’expression adéquate est « faire quinquinèla ».
 
La veille, Mireille Combe laisse, elle, durer son cours de premier niveau au-delà de l’heure et demie initiale. « On apprend la langue tout en discutant, priorité au dialogue, c’est plus convivial et plus formateur aussi ».
 
Et puis, une fois quelques phrases tentées avec des fautes, on en parle et, tout naturellement, les bonnes manières de parler s’inscrivent dans la mémoire de la douzaine d’apprenants. « Ça ne doit jamais être rébarbatif » insiste l’institutrice retraitée, un temps formatrice de maîtres en langue régionale.

Le lundi soir c'est avec Mireille Combe: "on discute et je donne des repères, puis ceux qui restent tard font aussi la conversation" (photo MN)
Le lundi soir c'est avec Mireille Combe: "on discute et je donne des repères, puis ceux qui restent tard font aussi la conversation" (photo MN)
Et puis, passé huit heures du soir, le lundi, ceux qui se débrouillent mieux, pratiquent la conversation à bâtons-rompus. « Il y a tout le monde à ce cours » souligne Mireille Combe : « des ados, des plus âgés, une famille entière… »
 
Comme Mireille, Sébastien privilégie le vécu. « Souvent c’est l’actualité qui commande de quoi on va parler en occitan, et je m’adapte à la conversation de mes élèves en la ponctuant du vocabulaire qui va permettre d’en dire plus ».
 
Et, Mireille Combe de préciser, à notre grand contentement, que ce sont régulièrement les articles d’Aquò d’Aquí qui servent de base aux conversations, durant ses cours.
 
Il en coûtera aux « élèves » deux €uros pour toute l’année. C’est le prix de l’adhésion à l’OPM. Les cours eux, sont gratuits, car les maîtres sont bénévoles. Personne n’a encore demandé de remboursement pour insatisfaction !

Où quand comment?

A l’Ostau dau País Marselhès (18 rue de l'Olivier, 13005 Marseille) le lundi à 18h30-20h avec Mireille Combe pour débutants et confirmés; le mardi mêmes heures avec Sébastien Abbal, axé sur la conversation. Cours gratuits, adhésion à l'OPM requise (2€)

Mardi 4 Novembre 2014
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Abonnez vous à Aquò d'Aquí avant d'avoir soif !

Dison que...

1851 : defendre la Republica en provençau

L’historien Renat Merle nous rappelle que la résistance au coup d’Etat du 2 décembre 1851, fut le fait de ruraux qui parlaient occitan. Les meilleurs défenseurs de la République française. Avis aux Républicains amnésiques de 2017.

1851 : defendre la Republica en provençau
A la fin de l’an 1848, un aventurier politic, Louis Napoléon Bonaparte, es estat elegit president de la Republica, amb lo prestigi de son nom e l’adesion de l’immense monde rurau, que portava seis esperanças de dignitat e de progrès.

Mais dins lei fachs, lo President bailejava la Republica dau partit de l’Òrdre, valent a dire la Republica conservatriça, aquela dei Gròs.
 


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.