Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






Siatz cinquanta dos indispensables

52 contributeurs entre janvier et avril ont ajouté un supplément au prix de leur abonnement au mensuel Aquò d'Aquí, et c'est ainsi depuis deux ans. Leurs dons indispensables permettent à l'ultime magazine d'actualité en langue occitane de faire un pied de nez aux cassandres qui prédisent la mort de la diversité linguistique pour dire le monde.

Cinquantados contributors an portat pèira a Aquò d'Aquí dau tèmps dau darrier trimèstre, que li an aduch precisament 753,5 €uròs. Aquò representa a pauc près la meitat dau còst de l'estampaire per un numerò.














            partager partager

A Orange, une convention pour rien entre l’Education Nationale et la Calandreta


ORANGE. Les promesses n’en sont pas vraiment et les élèves de la Calandreta locale se voient refuser l’entrée du seul collège où continuer l’occitan.



Un enseignement suivi d'occitan à Orange? Un parcours difficile (photo XDR)
Un enseignement suivi d'occitan à Orange? Un parcours difficile (photo XDR)
Les problèmes de suivi de l’enseignement d’occitan sont récurrents à Orange. La Calandreta, qui accueille près de 80 élèves, en fait des enfants bilingues. Puis, à l’entrée au collège, ceux-ci se voient refuser la dérogation qui leur permettrait de s’inscrire en 6ème dans le seul établissement qui propose un enseignement en oc.
 
C’est ce qui vient de se passer, une fois de plus, au Collège Barbara Hendricks.
 
« Nous avons pourtant signé une convention en 2002, avec le collège, qui stipule que celui-ci s’engage à accueillir les enfants sortant de calandreta » écrivent les représentants de l’association Ben Lèu, signataire avec l’école Calandreta, de cette convention.
 
Le collège ne veut plus lui reconnaître qu’une valeur facultative à cette convention, « un "renfort" pour appuyer la demande (de dérogation sectorielle, ndlr) et expliquer les objectifs pédagogiques ».
 
Le collège en question ne dispose plus de place pour ce cours de provençal. C’est un succès d’une certaine façon, puisque nombre d’élèves du secteur s’y inscrivent. Mais c’est un déchirement pour les élèves de la Calandreta, qui pourraient bonifier en sixième un enseignement qui les a fait bilingues.
 
L’Administration scolaire s’en lave les mains. Elle s’est contentée de souligner à l’attention de la Calandreta « qu'il n'y aura jamais de certitude de dérogation, et qu'il faut bien en informer les parents (de la Calandreta, ndlr) dès le début de l'année ». Une bonne façon de les décourager…

Et pourquoi pas doubler le cours d'occitan ?

A l’heure où nous publions ces lignes, un seul calandron a pu bénéficier de la fameuse dérogation, et bien des parents se sont découragés, préférant inscrire leur enfant au collège du secteur pour éviter qu’il ne se retrouve non inscrit partout.
 
Un collège de secteur où, la solution semble pourtant si logique. Il serait utile d'y nommer, tout comme à Barbara Hendricks, un professeur d’occitan.
 
Le collège Barbara Hendricks, lui, permet de son côté aux élèves de provençal de poursuivre leur cursus au lycée de l’Arc, en se contentant de traverser la rue.
 
Bien qu’il existe une forte demande locale, tirée par la Calandreta, l’Académie se montre timide, alors qu’elle pourrait accompagner le mouvement.
Elèves de la Calandreta, peu parviendront à poursuivre leur enseignement de provençal pour des raisons administratives (photo MN)
Elèves de la Calandreta, peu parviendront à poursuivre leur enseignement de provençal pour des raisons administratives (photo MN)

Vendredi 10 Juillet 2015
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Aquò d'Aquí d'octobre arrive... abonnez vous vite !

Dison que...

Uno marcho di fierta countrariado

AVIGNON. Les Gay Pride sont faites pour que la diversité s’affiche, s’affirme, gaiement et en couleurs. Quittant le chantier de l’Oustau Prouvençau e Occitan de Sault, bientôt inauguré, Raphaël a participé à celle d’Avignon. Hélas ! Tout y a été contraint par des autorités locales qui semblaient vouloir, sans vouloir.

Rafaèl Cuny
Lou darrié dissate, tres de setèmbre, m'anère espaceja dóu coustat de la ciéuta papalo, qu'aviéu ausi que se ié debanavo la proumiero Gay Pride avignounenco, caminado di fierta.



Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.