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La fin de l'esclavage : conférence de Pierre Souhaité à Digne (04)
Infos pratiques
le Samedi 15 Février 2020, 15:00 - 17:00
Médiathèque François Mitterrand Provence-Alpes Agglomération 7, rue Colonel-Payan
04000 Digne
Description
Le mot du conférencier :

Comme vous le sayez, ou pas, mai est le mois des commémorations sur l'esclavage : le 10 mai 2006 loi pour la "commémoration des abolitions de la traite et de l'esclavage" (loi Taubira) et le 23 mai 2008 loi pour la "commémoration des victimes de l'esclavage". Le 10 mai ne fut pas pris au hasard : il rappelle le "Vivre libre ou mourir" de 1802 en Guadeloupe... Mais le mois de février est aussi une commémoration... passée sous silence.




Pourquoi des exposés ? C'est simplement le devoir de mémoire envers une partie des Français, le respect de leur mémoire. La mémoire de l'esclavage dans la mémoire historique nationale française, en métropole, subit une belle inertie malgré tout ce qui été mis en place vers le début 2000. Ce fut le 23 mai 1998, la formidable marche pacifique et silencieuse de 40 000 Antillais et plus pour inscrire dans la memoire nationale la mémoire de l'esclavage et de ses victimes. Ainsi allait naître le CM98 (Comité de la Marche 1998). Ainsi cette marche allait produire la loi Taubira du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et l'esclavage comme "crime contre l'humanité". Il était temps ! Une volonté était en place sous la présidence de Jacques Chirac et le gouvernement de Lionel Jospin. A cette époque des politiques ont osé affirmer que ces lois étaient une infamie faite à la France, si, si... C'est dire qu'il y a du chemin à faire !





Le rapport du "Comité pour la Mémoire de l'Esclavage" demandé en 2004 par Jacques Chirac (constitué d'intellectuels antillais et métropolitains), et remis au 1er ministre en 2005, est clair avec une préface assez dure mais au combien juste de Maryse Condé, présidente et prix Nobel de littérature. C'est en 2005 que des députés, "étourdis", votèrent la loi sur "les bienfaits du colonialisme". Jacques Chirac poussa une belle colère en disant : "C'est une grosse connerie". Nous avons attaqué ces députés en rappelant qu'ils ne pouvaient pas ignorer que le colonialisme en France jusqu'à la moitié du 19ème repose totalement sur l'esclavage : pas d'esclaves pas de colonies. Cette loi fut abrogée au printemps 2006. Mais il aura fallu attendre plus de dix ans pour en voir les premiers et timides effets dans les manuels scolaires, dans la mesure où les professeurs veulent bien aborder le sujet... Chez les adultes c'est le désert, presque, à part quelques personnes !




"C'est la mémoire qui fait l'homme, et son extinction sa domination". Condorcet. Une phrase à méditer actuellement...

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