Supprimez l’article 2 !

Les Corses en fin 2017, se sont majoritairement prononcés pour l’exercice de leurs droits linguistiques. Une majorité qui ne compte pas pour le président de la République, en visite dans l’Île.

« Dans la République française, il y a une langue officielle, le français » sera probablement la phrase à retenir du discours final du président Emmanuel Macron, à l’issue d’un court séjour officiel en Corse.






            partager partager

Lydie Wilson : correspondance sensible


La Félibresse socialisante était une Parisienne épouse d’un réfugié de la Commune. Jeune femme sensible aux malheurs de son entourage, elle collabore à plusieurs journaux, les crée à l’occasion, et s’attache à écrire un occitan dialectal qu’elle apprend en autodidacte.



Disparue à trente ans, en 1880, Lydie Wilson, épouse de Louis Xavier de Ricard, une des consciences de la gauche fédéraliste languedocienne, a pourtant laissé un souvenir. Ses obsèques furent suivies par de nombreuses délégations socialistes. Cent-trente et quelques années après, Rose Blin-Mioch, jeune retraitée du journalisme, fait revivre le personnage et son époque.
 
De quoi se rend-on compte avec cette étude publiée aux Presses universitaires de la Méditerranée ? Que l’auteure d’A la mar latina et de Lous bords dau Lez a laissé une importante correspondance ; qu’elle écrit parfois en occitan, sensible, s’émouvant sans cesse du malheur de ses correspondants, oubliant que, tout comme sa sœur Jeanne, une santé fragile ne lui laissera que peu de temps pour goûter au bonheur.
 
Elle le trouve, ce bonheur, dans le mariage avec son réprouvé de mari, rentré d’exil suisse post-Commune de Paris, puis dans le refuge trouvé à Montpellier. Car cette parisienne d’origines écossaises récentes se passionne pour le Félibrige, dont une tendance est très à gauche.
 
Elle trouve aussi la joie dans la langue occitane, qui est tout à la fois le véhicule de sa nouvelle vie méridionale, et la langue du peuple qu’elle entend servir.
Lydie Wilson : correspondance sensible

Intense activité éditoriale

Elle apprend le languedocien comme elle peut, sans professeur, et se met à l’écriture. « O bressaira de lum amai d’allegretat ! / Tas ersas, couma d’iols linsas e sounjarelas / qu’enfloura toun pantai d’illas lugrejarèlas / autant qu’un cel preclar alargoun la clartat. » (A la mar latina)
 
Lydie de Ricard crée même une revue en occitan à Paris, « La cigale ». Tout en collaborant à « La lauseta » et à d’autres revues. A la toute fin de sa courte vie, elle écrira aussi dans le journal socialiste « La Commune ».
 
Rose Blin-Mioch propose une étude complète qui évoque finement tous les aspects de la vie de cette Félibresse rouge.
 
Lettres de la Félibresse rouge Lydie Wilson de Ricard (1850-1880), Rose Blin-Mioch, ed. Presses univ. De la Méditerranée, 334p. ill. (PUM, Univ. Paul-Valery Montpellier 3 – 17 rue Abbé-de-l’Epée – 34090 Montpellier).
 

Jeudi 27 Février 2014
Michel Neumuller




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Aquò d'Aquí 302 chasse le sanglier !
Dison que...

Lo batèu de pèira

Le pédagogue Jòrgi Gròs, grand passeur de la langue occitane, fut un passionné du voyage. Mais le plus beau fut le voyage immobile que cet enraciné imagina depuis la maison familiale nîmoise. Il nous a quitté en février, à 95 ans, et son élève Sarà Laurens lui rend hommage pour Aquò d'Aquí


Deviá de segur arribar un jorn. Mai per ieu, au lendeman de sa mòrt, èra pas encara realitat, me siáu dicha lo lendeman. Lo Jòrgi Gròs moriguèt aier. Lo Jòrgi Gròs moriguèt aier. Lo Jòrgi Gròs... Benlèu que se me lo tòrni dire de lònga, dins ma tèsta, la vertat crudèla e absoluda se farà fin finala. 
Lo batèu de pèira


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.