Aquò d'Aqui


La Langue d’Oc
dans le parler d’aujourd’hui

Connaissez-vous la signification de cette expression ?


Et patin coufin * :

A - n'oublie pas tes patins ni ton couffin
B - etcetera
C - coucou je suis là (expression enfantine)


Répondre


Qu'es aquò, qu'es aquò ? (14)

Les devinettes d'Andrieu Lagarda, en languedocien, sont un modèle de finesse.Vous essayez de trouver... et vous nous écrivez la réponse.


Vaquí la devinalha dau jorn

Qu'es aquò, qu'es aquò ? (14)
" Totjorn a córrer e jamai lassa"

Qu'es aquò ?



 














            partager partager

"Des gens qui décident de ne plus suivre"


LA CIOTAT. Frédéric est occitaniste, acteur engagé de la vie locale, pas chômeur, pas retraité dans la gêne, mais impliqué dans la société. Le voici revêtant le fameux gilet, et il nous livre en vrac son ressenti.



"Des gens qui décident de ne plus suivre"
Le FN, ou son prolongement le Rassemblement National noyautait-il et récupèrerait-il vraiment ce mouvement des Gilets Jaunes ? Moi je soutenais l’idée de justice sociale qui s’affirmait dans cette protestation de terrain. Le mieux était donc d’aller voir sur place. Et me voici au péage, sortie de La Ciotat.

"Nous inventons une forme de démocratie qui refuse le système médiatico-politique"

Et nous parlons, nous parlons…Qui vois-je ? Des chômeurs, beaucoup ; un homme malade, sous chimiothérapie qui n’arrive pas à joindre les deux bouts ; des retraités modestes…Une avocate. Et même un anesthésiste. Il y a là beaucoup de gens qui, sans être dans le besoin, ont tenu à venir manifester leur solidarité, et enfilent le fameux gilet. Mon sentiment c’est que les gens souffrent.

Beaucoup, parmi les gens qui sont là, sont ceux dont, habituellement, la société attend qu’ils suivent. Le fait marquant, c’est que désormais ils décident de ne plus suivre…

Je travaille, alors je n'y vais que le weekend. Ah ! Oui, le FN vient, le PC aussi ; ils restent, sans trop afficher la couleur. La Chourmo de La Ciotat est là aussi. Un peu frileuse au début. Moussu T e lei Jovents reviennent de Buis-les-Baronnies, retour de concert. Ça discute, ça discute, on prend aussi l’apéro. Tout ça est bon enfant, tout le monde est dans l’échange.

Que me disent les gilets ? « On est accablés de charges et les salaires n’augmentent pas », au début. Ensuite ça évolue : « le peuple n’est pas écouté ! » disent-ils. J’aimerais mettre ici un drapeau occitan, mais le site web de la boutique Macarel a été hacké, impossible de commander. J’ai une estrellada, la bannière républicaine catalane. Je l’arbore. « Pourquoi ? » me demandent les collègues. Je leur explique : « parce que là-bas non plus le gouvernement n’écoute pas les citoyens ».

Nous avions un porte-parole, mais nous l’avons congédié, on n’en veut plus. Les TV n’ont ainsi personne sur qui focaliser, personne à casser sur les plateaux télé. C’est eux que ça déstabilise, pas nous. Notre sentiment, sous le gilet, c’est que nous inventons une forme de démocratie qui refuse le système médiatico-politique.

Il faudra bien en sortir, par le haut si possible, et donc se poser la question de la représentation. Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure on veut être écouté.  Or, nous entendons que la violence policière marque les manifestations. Nous discutons avec les policiers qui passent. Certains ont écrit leur nom au marqueur sur nos gilets, et nous ont dit : « on des hommes avant d’être policiers ». L’un d’eux, un Ciotaden qui travaillait à Marseille, s’est suicidé durant le mouvement, un homme de 42 ans. Je ne prétends pas que c’est parce qu’on lui faisait faire ce qu’il ne voulait pas faire, mais il est possible que ça ait fait partie de son ras le bol.

La question se pose, bien sûr, qu’est-ce qui sortira de tout ça ? Le débouché politique pourrait être un référendum, pour changer la constitution. En tout cas, le néolibéralisme aux forceps, non ! Nous n’en voulons pas. La démocratie, si, surtout si elle est régionale.
"Des gens qui décident de ne plus suivre"

Mercredi 12 Décembre 2018
Fred Martin




Nouveau commentaire :


Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.

Recherche

Votre numéro d'été invite à respirer
Dison que...

L'autre pandémie...à perpétuité ?

L'air pollué tue plus surement et plus massivement que la covid 19. Or, cette dernière, en forçant à la cessation d'activités, a révélé les responsables des pollutions les plus prégnantes sinon les plus connues.

L'autre pandémie...à perpétuité ?

Avec près de trente mille morts, la crise de la covid 19, dont on n’ose encore parler au passé, a marqué le premier trimestre de 2020. Elle nous a paru à juste titre terrible. Ces morts sont dues en fait aux affections respirtatoires qui souvent suivaient l’infection virale. Or, il nous faut remettre, toute traumatisante qu’elle soit, cette maladie planétaire dans un contexte plus large.

 

Entre trois et quatr millions de personnes décèdent chaque année d’affections respiratoires dans le monde. La bronchopneumopathie chronique obstructive, autrement dit la bronchite chronique, est un fléau.

 

Et pour partie ce que nous respirons au quotidien aggrave tous les symptômes. Encore ne sait-on pas tout, loin de là, sur  l'air qui est sensé nous faire vivre.



Copyright

Les articles diffusés sur Aquo d'Aqui.info sont protégés par la législation sur les droits d'auteur et le copyright. Il est interdit de les diffuser hors le site d'Aquo d'Aqui, sauf autorisation expresse de son créateur.