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 <title>Aquò d'Aqui</title>
 <subtitle><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-06T11:57:34+01:00</updated>
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   <title>Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues</title>
   <updated>2020-10-15T17:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Mobilisation-territoriale-tres-large-Pour-Que-Vivent-Nos-Langues_a2079.html</id>
   <category term="Lenga/d’O" />
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   <published>2020-10-12T17:40:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une trentaine de villes occitanes Pour Que Vivent Nos Langues a mobilisé. La diversité et l'ampleur géographique de cette mobilisation rend incontournable l'intérêt suscité partout pour l'enseignement de la langue d'oc.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/50532838-38981342.jpg?v=1602520104" alt="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" title="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">“<i>Nous pensons que les langues ne s’opposent pas, qu’il n’y a pas de hiérarchies entre elles et parce que nous sommes favorables à une société bilingue, dans laquelle nous pourrions parler notre langue avec plus de liberté que ce n’est le cas aujourd’hui”.</i> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Ange est Corse, et cet étudiant s’est rendu au Rectorat d’Aix-Marseille avec une demi-douzaine d’ami.es, à l’appel de Pour Que Vivent Nos Langues. Ses écriteaux en langue corse ont cotoyé ceux que le Félibrige avait préparé en provençal pour la trentaine de manifestants qui réclament du gouvernement une négociation sur l’enseignement des langues minoritaires de France. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la reconnaissance étatique à l'utilité sociale...et professionnelle</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/50532838-38981343.jpg?v=1602520104" alt="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" title="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><font color="#000000">Ange, encore, souhaite que l’école contribue à la reconnaissance de la langue régionale, et renforce son utilité sociale. <i>“Quand parler corse ou occitan nous permettra de trouver un travail, ce sera le signe que nous vivons dans une société beaucoup plus tolérante qu’elle ne l’est.”</i></font> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><font color="#000000">“<i>Siam en Provença e per que de monde contunhe de la parlar, nos fau que siegue ensenhat lo provençau a totei lei nivèus”</i>. Patricia est psychologue en milieu scolaire, et ce qu’elle dit en provençal sera compris par tous. <i>“Parlons d’autres langues, supposées utiles, mais n’abandonnons pas celle qui nous dit qui nous sommes et qui dit notre pays comme aucune autre”.</i></font> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><font color="#000000">Artur, lui aussi étudiant, a dix-neuf ans, et sans avoir l’occasion de parler habituellement...il parle bien provençal ! <i>“Internet, Lo Congrès de la Lenga Occitana, m’i siáu assajat” </i>et avec bonheur, mais il aimerait parler comme on parle communément, le bain linguistique de chez lui lui est nécessaire, et il compte sur l’école pour faire ce parcours plus facile aux autres. </font> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une trentaine de rassemblements pour montrer que la mobilisation est de partout</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/50532838-38981346.jpg?v=1602520173" alt="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" title="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Dans une trentaine de villes occitanes, entre Bordeaux et Nice, comme dans une cinquantaine de villes berceau d’autres langues minoritaires, Pour Que Vivent Nos Langues, le collectif créé à l’automne 2019 pour infléchir la volonté linguicide du gouvernement, a réussi son pari : faire montre de mobilisation territoriale large malgré l’épidémie qui inquiète de nombreux manifestants potentiels. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">A Montpellier, une réunion publique rassemble autour de la réhabilitation des cours d’occitan partout. A Nice, l’Association des Professeurs de Langue Régionale fait salle comble pour son Assemblée Générale judicieusement programmée pour le même jour. A Aurillac on défile avec une banderole qui dit clairement la volonté de vivre, dans le Vaucluse, les manifestants se déplacent d’Avignon&nbsp;à Orange, partout le fait d’être présent et visible, ils le savent, aidera les négociateurs, bientôt, à obtenir du ministère de l’Enseignement un retour à la raison. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gagner en coefficient au nom de l'égalité de traitement</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/50532838-38981349.jpg?v=1602520105" alt="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" title="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">La réforme des lycées de Jean-Michel Blanquer, a réduit le coefficient attaché aux langues minoritaires, rendant cet enseignement peu attractif pour qui veut le bac. D’autant qu’en les choisissant, l’élève se prive du droit de choisir une autre option. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Aligner ces enseignements sur les coefficient des langues anciennes fait donc partie des revendications de PQVNL. Mais plus encore, c’est une loi accordant des droits pour chacun, partout en France, à se voir proposer un enseignement en langue régionale qui reste l’objectif des protestataires, que ce soit en Corse, Bretagne, Alsace, Catalogne, ou pays occitans. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Offrir aux élèves une connaissance de leurs cultures</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/50532838-38981350.jpg?v=1602520105" alt="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" title="Mobilisation territoriale très large Pour Que Vivent Nos Langues" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Ceci dit, si ces langues, en général ne se transmettent plus guère en famille, pourquoi l’Education Nationale s’en préoccuperait-elle ? <i>“Elle est là pour offrir aux élèves une connaissance de leurs cultures”</i>, soutient Gabriel Feutrier, du Félibrige, qui a largement contribué à l’organisation des rassemblements en Provence. <i>“</i><i>Quant à donner des points au bac via les langues régionales, c’est tout simplement le moyen concret de les soutenir. Enfin, pour nombre de lycéens, choisir le cours de langue du pays c’est un moyen de faire corps avec le territoire où ils vivront”.</i> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril</title>
   <updated>2020-03-10T10:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Les-defenseurs-de-l-enseignement-en-langue-d-oc-protestent-a-Aix-le-4-avril_a1930.html</id>
   <category term="Lenga/d’O" />
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   <published>2020-03-05T09:41:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La coordination Pour Que Vivent Nos Langues relayée par plusieurs associations provençales et niçoises appelle à la manifestation devant le Rectorat. La protestation contre la réforme des lycées a pris plus de temps que prévu, mais gagne en unité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/43370717-35813067.jpg?v=1583399417" alt="Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril" title="Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Franc d’une aggravation de l’épidémie Covid 19 qui limiterait les rassemblements, les promoteurs et défenseurs de l’enseignement de la langue d’oc se retrouveront devant le Rectorat d’Aix-en-Provence le 4 avril prochain pour protester contre “la disparition programmée de l’enseignement de notre langue régionale Provençal-Niçois-Alpin” communique le Forum d’Oc. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">L’Association des Professeurs de Langue Régionale, qui représente les enseignants de l’Académie de Nice, s’est en effet décidée hier 4 mars et rejoint l’initiative. Celle-ci sera proposée par la coordination Pour Que Vivent Nos Langues. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Le rassemblement de protestation concernant les deux Académies d’Aix-Marseille et de Nice, reçoit donc naturellement le soutien de l’Association pour l’Enseignement de Langue d’Oc (Aeloc) qui elle représente les acteurs du monde éducatif en langue régionale dans l’Académie d’Aix-Marseille, et du Forum d’Oc, qui coordonne le lobbying de la plupart des groupes de promotion de l’occitan en Provence-Alpes-Cote d’Azur, en particulier de l’Institut d’Estudis Occitans qui lui aussi appelle à ce rassemblement. <br />   <br />  C’est donc une large unité du monde des mainteneurs qui demande à tous les publics de se rassembler le samedi 4 avril à 11 heures du matin devant le Rectorat à Aix-en-Provence. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">La réforme des lycées, dite Blanquer, du nom du ministre de l’Education, produit ses effets négatifs <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Regioun-de-Franco-proutesto-a-Michel-Blanquer_a1748.html">depuis un an</a>, et à la rentrée de septembre, les associations nous font part des effets. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Initiative lancée à Paris par les défenseurs des langues minoritaires</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/43370717-35813068.jpg?v=1583399417" alt="Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril" title="Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Disparitions de cours à Marseille, à Carpentras, à Manosque, à Nice, ailleurs, professeurs maintenus dans des tâches telle que documentaliste...Le coup est rude. La gestion comptable de l’Education Nationale produit ses effets, le mépris dans lequel sont tenus les enseignements de langues minoritaires, minorisées devrait-on dire, font du breton, de l’occitan, de l’alsacien ou du basque les cibles privilégiées du ministère. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Face à cette situation qui apparait scandaleuse deux élus, le député Paul Mollac et le député européen François Alfonsi ont proposé en septembre une action coordonnée et revendicative des représentants de l’enseignement des langues dites de France. Le 30 novembre dernier tous ont organisé un rassemblement de protestation à Paris. Et ce jour là aux groupes a été demandé de manifester devant leurs Rectorats en février. Il s’agissait, de manière décomplexée, d’attirer l’attention des candidats aux élections municipales et à les inciter à se positionner sur la question de l’enseignement de la langue historique de leur territoire. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Mais l’initiative a fait flop. Si des tenants de l’enseignement de langues minoritaires s’engagent directement dans les batailles électorales municipales, la coordination n’a pas vu appliquée dans les faits sa demande. Les acteurs que nous interrogeons à ce sujet évoquent la difficulté à mobiliser, et tout simplement la charge de travail qui échoit systématiquement à quelques individus. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exigences : annuler les suppressions, mais aussi gagner en droits</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/43370717-35813075.jpg?v=1583399345" alt="Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril" title="Les défenseurs de l’enseignement en langue d’oc protestent à Aix le 4 avril" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">C’est donc après le scrutin municipal que s’exprimera la revendication d’un retour à la sanctuarisation des enseignements de langues régionales. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">La coordination PQVNL réclame en effet clairement une augmentation du nombre d’enseignants et d’écoles où est enseigné le provençal, l’alpin, le niçois. A minima il faut rétablir tous les postes supprimés par les deux Rectorats à l’occasion de la réforme Blanquer. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Mieux, c’est le rétablissement des postes de conseillers pédagogiques de langue d’oc qu’elle exige. Et la création de nouveaux, là où ils n’existent pas encore. La mesure répond à une attaque directe du Rectorat dans les Bouches-du-Rhône, où la Mission Académique Langue Régionale a été amputée de la moitié de ses effectifs, deux postes ayant été supprimés ; mais aussi à une situation famélique dans le Vaucluse où un demi poste est maintenu dans la précarité ; et dans les Alpes-de-Haute Provence où le Conseil Départemental déploie des efforts d’incitation à l’inscription aux cours de provençal et d’alpin des collèges...où le Rectorat supprime l’intégralité des postes d’enseignants d’occitan du département. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Au delà de la stricte défense d’acquis somme toute très modestes, la coordination réclame de manière plus offensive la “mise en place d’un plan de développement de l’enseignement de notre langue régionale par convention avec le Conseil Régional et les Conseils Départementaux conformément à la loi” <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">L’appel au rassemblement du 4 avril sera relayé, affirme le Forum d’Oc, par une pétition “contre la disparition programmée de notre langue”. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Car c’est ce qui émerge dans le discours des organisations appelant à ce rassemblement : pour elles la réforme Blanquer s’inscrit dans un plan de destruction des enseignements de langues, dites “de France”, en France. C’est le paradoxe auquel les locuteurs sont accoutumés depuis le rapport du conventionnel Abbé Grégoire, sur l’anéantissement des patois...a la fin du XVIIIè siècle ! <br />   <br />  <span style="color:#800080;"><strong>Lire aussi : <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/20-mars-au-Rectorat-d-Aix-la-communaute-educative-proteste_a1755.html">20 mars au Rectorat d'Aix la communauté éducative proteste</a></strong></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Les-defenseurs-de-l-enseignement-en-langue-d-oc-protestent-a-Aix-le-4-avril_a1930.html" />
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   <title>L’Académie de Nice relance l’occitan dans les lycées varois</title>
   <updated>2019-05-16T07:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/L-Academie-de-Nice-relance-l-occitan-dans-les-lycees-varois_a1788.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
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   <published>2019-05-15T16:41:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
NICE. L’APLR sort satisfaite d’un rdv chez le nouveau recteur. Un contingent d’heures, prioritairement destiné au Var, si la demande est au rendez-vous, et un système de formation pour enseignants du premier degré seraient acquis.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/33717265-30998583.jpg?v=1557932582" alt="L’Académie de Nice relance l’occitan dans les lycées varois" title="L’Académie de Nice relance l’occitan dans les lycées varois" />
     </div>
     <div>
      Les cours de langue d’oc devraient gagner un contingent de trente-cinq heures durant la prochaine année scolaire dans l’Académie de Nice, selon l’Association des Professeurs de Langue d’Oc. L’APLR nous rend compte ainsi d’une audience accordée par le nouveau recteur de l’Académie de Nice, Richard Laganier. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Ce contingent d’heures d’enseignement, qui correspond à deux postes de professeurs, sera prioritairement destiné aux établissements du Var, où plus aucun lycée ne propose de cours de langue régionale&nbsp;»</em> précise Olivier Pasquetti, le président de l’Aplr, au sortir de la réunion. <br />  &nbsp; <br />  Les trente-cinq heures promises seraient distribuées en fonction de la demande des établissements. Il s’agit d’un défi, compte tenu du peu d’empressement habituel de la plupart des principaux d’établissements à organiser un cours de langue régionale. Aussi M Pasquetti prend-il la précaution de préciser <em>«&nbsp;en fonction aussi de la demande des familles&nbsp;». </em>Une opportunité pour celles-ci de se rapprocher de la direction du lycée, directement ou via une association de parents d’élèves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plan et système de formation pour les professeurs des écoles</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/33717265-30998584.jpg?v=1557932583" alt="L’Académie de Nice relance l’occitan dans les lycées varois" title="L’Académie de Nice relance l’occitan dans les lycées varois" />
     </div>
     <div>
      Un enseignement d’occitan-langue d’oc a été proposé jusqu’à une période très récente dans les lycées du bassin de Draguignan et de Fréjus en particulier. <em>«&nbsp;Il est certes à refonder, sur la base des effectifs en collèges, qui existent&nbsp;»</em> souligne Olivier Pasquetti. <br />  &nbsp; <br />  Dix collèges proposent cet enseignement &nbsp;dans le Var, selon l’APLR. <br />  &nbsp; <br />  Dans les Alpes-Maritimes, la situation, <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Un-collectif-nicois-denonce-la-baisse-artificielle-de-la-demande-d-occitan-au-lycee_a363.html">sans être mirifique,</a> <em>«&nbsp;est désormais telle qu’elle était voici quatre ans, malgré la réforme Blanquer&nbsp;»</em>. La réforme du baccalauréat et des lycées, en cours, suscite l’opposition de nombreux enseignants, en particulier celle des professeurs d’occitan-langue d’Oc. &nbsp;Dans la région de Nice, ils ont été particulièrement en pointe dans <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Occitan-au-lycee-les-enseignants-mobilises-partout_a1737.html">l’opposition sur le terrain</a>, lors des diverses manifestations des mois de février et mars. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Notre problème le plus important aujourd’hui reste l’absence de formation des professeurs eux-mêmes, en particulier dans l’optique d’une augmentation des écoles bilingues dans le premier degré&nbsp;»,</em> rapporte le président de l’APLR, qui a réclamé au Recteur d’Académie, une coordination et un système de formation. Aucun conseiller pédagogique n’est strictement dévolu aux enseignements de langue régionale dans cette Académie, et l’APLR, qui souhaite aller vers plus d’écoles bilingues, fait de la formation des maîtres une priorité. Actuellement une école bilingue à Nice (Les Orangers) et une autre à Cuers (83, ex Calandreta) dispensent un enseignement bilingue. <br />  &nbsp; <br />  L’APLR nous dit avoir été agréablement surprise de la bonne volonté du nouveau recteur, arrivé six semaines à peine avant de prendre ces engagements. <em>«&nbsp;Toutefois, attendons de voir si le plan académique, qui sera publié en septembre, feuille de route pour les prochaines quatre années, reprendra noir sur blanc ces engagements&nbsp;»,</em> nuance, prudent, Olivier Pasquetti.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les profs d'occitan-niçois passent à l'offensive vidéo</title>
   <updated>2019-03-14T16:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Les-profs-d-occitan-nicois-passent-a-l-offensive-video_a1753.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
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   <published>2019-03-08T10:32:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
NICE. Une vidéo de l'APLR tente de mobiliser la société civile autour de l'option d'occitan, menacée par la réforme des Lycées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/31414793-29627585.jpg?v=1552039092" alt="Les profs d'occitan-niçois passent à l'offensive vidéo" title="Les profs d'occitan-niçois passent à l'offensive vidéo" />
     </div>
     <div>
      <em>"Cette réforme des lycées rendra difficile l'accès des élèves à l'option, et réduit drastiquement le coefficient au bac de la langue régionale dans l'optique du contrôle continu du futur bac".</em> <br />   <br />  Olivier Pasquetti, professeur d'occitan-Langue d'Oc dans l'Académie de Nice et président de l'Association des Professeurs de Langue Régionale s'exprime dans <a class="link" href="https://www.aquodaqui.info/Une vidéo de l'APLR tente de mobiliser la société civile autour de l'option d'occitan, menacée par la réforme des Lycées." target="_blank">une vidéo</a> en occitan. Celle-ci disponible sur Youtube, sous titrée en français, résume l'enjeu. <br />   <br />  Pas d'équité dans le traitement d'une matière <em>"pourtant richesse du patrimoine linguistique"</em>, qui ne peut être cumulée avec d'autres options, au contraire du grec et du latin. Les enseignants d'occitan pourtant font valoir que leur option est la plus demandée, et nourrit des vocations, notamment dans les métiers du patrimoine. <br />   <br />  Moteurs à Nice le 5 février, participant à la grande mobilisation de Toulouse le 17, les enseignants de l'APLR rappellent qu'avec leur fédération Flarep (enseignants de langues régionales en France) ils ont fait connaitre leurs revendications au ministère de l'Enseignement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Les-profs-d-occitan-nicois-passent-a-l-offensive-video_a1753.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice</title>
   <updated>2018-03-15T11:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Levee-de-boucliers-pour-l-occitan-dans-l-Academie-de-Nice_a1573.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/20849555-24142746.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-03-14T16:20:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
NICE. Visiblement alerté par le milieu associatif, Christian Estrosi rue dans les brancards et alerte le gouvernement sur "la situation critique" de l'enseignement de la langue régionale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/20849555-24142746.jpg?v=1521043128" alt="Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice" title="Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;Parce que je suis très attaché à notre patrimoine et à notre culture, je souhaite que les langues régionales soient transmises aux générations futures, et je ne peux tolérer cette situation alarmante dans notre académie&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Revenu aux affaires dans sa bonne ville de Nice, et ici du haut de son siège de président de Nice Métropole, Christian Estrosi rue dans les brancards. Il adresse au gouvernement une alerte sur «&nbsp;La situation critique de l’enseignement du nissart et du provençal dans l’Académie de Nice.&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Depuis quelques jours les <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/IEO-06-lei-professors-d-occitan-dispareissan_a1574.html">associations</a> de diverses obédiences concoctaient une initiative, et ont alerté le premier magistrat de la Métropole. A la Ville de Nice, ils trouvaient l’oreille de Jean-Luc Gagliolo, conseiller municipal délégué au Patrimoine. Il semble que le faisceau de protestations, face à la chute des postes enseignants ait porté ses fruits. <br />  &nbsp; <br />  Pour l’heure on ne sait quelle forme prendre l’initiative du président de la métropole niçoise, si toutefois elle se concrétise&nbsp;: question au gouvernement à l’Assemblée Nationale, initiative publique près le recteur de l’Académie&nbsp;? A l’heure actuelle il s’agit simplement d’un communiqué de presse .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Professeurs mutés mais jamais remplacés</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/20849555-24142747.jpg?v=1521043652" alt="Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice" title="Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice" />
     </div>
     <div>
      Il précise que 1500 élèves apprennent le niçois – il n’emploie jamais les termes d’occitan ou de langue d’oc – et constitue donc un signe de la «&nbsp;demande&nbsp;» d’enseignement de la langue régionale. <br />  &nbsp; <br />  Analyse partagée par l’Association des enseignants APLR. <em>«&nbsp;Les chiffres parleraient d’eux-mêmes&nbsp;» </em>souligne Olivier Pasquetti, qui représente l’association d'enseignants, <em>«&nbsp;l’Académie</em> (Var + Alpes-Maritimes, Ndlr) <em>à la rentrée 2014 dix-sept professeurs certifiés enseignaient l’occitan, et 13 seulement à la rentrée 2017. Pas de départs en retraite en cause, mais le mouvement des mutations d’enseignants qui demandent à enseigner en Région Occitanie, et ne sont plus jamais remplacés&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;Les professeurs certifiés ne sont pas les seuls en enseigner la langue&nbsp;» complète Anne-Marie Sgaravizzi, professeure d’occitan à Nice, «&nbsp;avec ceux qui l’enseignent en plus de leur spécialité habituelle, ils sont 28 professeurs dans l’Académie, mais pour un volume total de 126 heures. Faites le calcul&nbsp;! quatre heures et demie par enseignant et par an&nbsp;…que faire dès lors&nbsp;?!&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'occitan enseignement "complémentaire" et "variable d'ajustement"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/20849555-24142750.jpg?v=1521043266" alt="Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice" title="Levée de boucliers pour l'occitan dans l'Académie de Nice" />
     </div>
     <div>
      Les principaux de collèges et lycées, pour peu qu’ils n’aient pas d’appétence pour l’occitan, considèrent la matière comme variable d’ajustement. En cas de difficulté à établir un emploi du temps, c’est la langue régionale qui, préférentiellement, disparaît de l’établissement. <br />  &nbsp; <br />  La faute à la réforme de 2015, qui considère cet enseignement comme «&nbsp;complément&nbsp;». <em>«&nbsp;Nous sommes le maillon faible&nbsp;»</em> regrette la professeure, qui souligne que le provençal dans l'Académie se porte encore infiniment plus mal : <em>"Son enseignement a quasiment disparu dans le secondaire dans le Var"</em>. <br />  &nbsp; <br />  Le Recteur d’Académie, pour autant, n’est pas épargné par les professeurs d’occitan de l’Académie. <em>« S'il ne transmet pas l’état des besoins au ministère, il ne peut jamais y avoir de remplacements&nbsp;!&nbsp;»</em> dixit Olivier Pasquetti. <br />  &nbsp; <br />  Mais l’absence de politique supposée d’Emmanuel Ethis, nommé dans l’Académie avec la réforme de Najat Vallaud-Belkacem, ne fait jamais que produire ses effets dans un contexte dramatique&nbsp;: <em>«&nbsp;depuis 2003 le Capes n’ouvre qu’à quatre postes par an de Bordeaux à Nice. Clairement, nous avons ici besoin de 39 nouveaux postes pour éviter la mort de la matière. Car les départs en retraite vont totalement assécher cet enseignement dans la prochaine décennie&nbsp;» </em>avertit le professeur. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Je garde tous mes élèves, dans la rue, dans les commerces, les gens me demandent si leur enfant me trouvera encore l’an prochain…Il y a une demande, elle s’exprime partout&nbsp;» </em>soutient Anne-Marie Sgaravizzi. <em>«&nbsp;Là où le niçois est enseigné, l’effectif est stable, voire augmente&nbsp;» </em>affirme de son côté Olivier Pasquetti. <em>«&nbsp; c’est un signe clair, les jeunes veulent apprendre la langue régionale&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Un diagnostic partagé par Christian Estrosi, au fond, qui clôt son communiqué par une adresse au gouvernement&nbsp;: il &nbsp;«&nbsp; lui demande de prendre la mesure du problème. Il s’agit d’une responsabilité de l’Etat.&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="color:#800080;"><strong>A nos lecteurs : notre enquête complète sur l'enseignement de l'occitan dans l'Académie de Nice figurera dans le numéro d'avril de notre mensuel...<a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/S-abonner-au-bimensuel-Aquo-d-Aqui_a104.html">Abonnez vous dès-à-présent</a> pour le recevoir !</strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Levee-de-boucliers-pour-l-occitan-dans-l-Academie-de-Nice_a1573.html" />
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  <entry>
   <title>Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée</title>
   <updated>2013-06-26T13:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Un-collectif-nicois-denonce-la-baisse-artificielle-de-la-demande-d-occitan-au-lycee_a363.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/5636458-8407177.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-23T22:21:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
NICE. Obtenir le droit d’un enseignement en langue et culture régionale pour les élèves qui le souhaitent, c’est le but de la pétition qui sera déposée mercredi au Rectorat d’Académie à Nice par deux associations qui dénoncent une décrue organisée de la demande d’enseignement du niçois.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5636458-8407176.jpg?v=1372019231" alt="Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée" title="Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée" />
     </div>
     <div>
      Les deux associations Nissart per Touguiou et Òc bi Countea comptent déposer une pétition au Rectorat de l’Académie de Nice ce mercredi 26 juin 2013. &nbsp;Le recteur Claire Lovisi n’avait pas répondu à la demande de rendez-vous des deux associations, quand nous avons interrogé celles-ci. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Mais pour nous rien de changé, nous déposerons les 3000 signatures à l’accueil s’il le faut&nbsp;»</em> insiste Fanny Peretti, qui représente Òc bi, une association présente sur l’ensemble du territoire occitan pour représenter les parents d’élèves de l’enseignement bilingue. <br />  &nbsp; <br />  La pétition proteste contre une situation d’organisation de la décrue des enseignements de langue régionale. <em>«&nbsp;De nombreux élèves, à Nice, en 15 ans de scolarité ne reçoivent jamais la moindre information sur les possibilités d’apprendre le niçois, même quand cette possibilité existe dans leur établissement&nbsp;»</em> soutient Mme Peretti. <br />  &nbsp; <br />  C’est une pratique que dénoncent aussi les enseignants de l’APLR, une association qui regroupe les enseignants d’occitan-langue d’òc, la terminologie officielle du Capes délivré par l’Education Nationale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Barrières artificielles à la demande</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5636458-8407177.jpg?v=1372019784" alt="Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée" title="Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Le cas typique est celui de sections spécialisées, classe européenne ou scientifiques, dont l’accès interdit toute option, ce qui refroidit les parents des élèves les plus brillants&nbsp;»</em> souligne Patrici Arnaudo, de l’APLR. <br />  &nbsp; <br />  Fanny Peretti cite le cas des lycées niçois Estienne d’Orves et Beau Site, dont les deux cours d’occitan &nbsp;ont été tout simplement fusionnés, avec réduction du nombre d’heures d’enseignement du niçois. <br />  &nbsp; <br />  Selon nos interlocuteurs la demande de cours d’oc est forte, mais découragée par les conseils d’administrations, des lycées en particulier. <em>«&nbsp;Au Parc Impérial par exemple, à Nice, à l’entrée en seconde, les élèves savent que l’enseignement d’occitan cessera dès la première. Ils ne s’inscrivent donc pas&nbsp;»,</em> explique Patrici Arnaudo. <br />  &nbsp; <br />  Le résultat du manque de volonté de l’administration, dénoncé par les signataires, se traduirait dans certains secteurs, entre Nice et Grasse, par la décrue importante du nombre d’élèves présentant l’épreuve d’occitan-Langue d’Oc au baccalauréat. D’où une inquiétude marquée, en particulier, chez la vingtaine de professeurs certifiés d’occitan-Langue d’òc&nbsp; de l’Académie. <br />  &nbsp; <br />  Les pétitionnaires dénoncent donc une situation où l’enseignement d’occitan est demandé, mais empêché artificiellement, ce qui au final aboutit à une baisse, organisée selon eux, de la demande d’enseignement de la langue régionale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Supporters de l'OGC et de l'oc au lycée</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5636458-8407179.jpg?v=1372020110" alt="Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée" title="Un collectif niçois dénonce la baisse artificielle de la demande d’occitan au lycée" />
     </div>
     <div>
      Pour obtenir un nombre de signataires important, les organisateurs n’ont pas hésité à présenter la pétition dans les rangs des supporters du club de foot niçois OGC Nice. <em>«&nbsp;Le club Populaire Sud nous a donné un coup de main, en présentant le texte dans les tribunes&nbsp;»</em> reconnaît Fanny Peretti&nbsp;;<em> «&nbsp;le résultat a été phénoménal, on s’arrachait la pétition&nbsp;».</em> Le club a récemment rajouté à son écusson une mention en niçois. <br />  &nbsp; <br />  Si la pétition prend garde à ne jamais employer le terme «&nbsp;occitan&nbsp;», l’initiative a toutefois reçu le soutien du Centre Culturel Occitan País niçard e aupenc. <br />  &nbsp; <br />  Elle arrive peu après le vote de la Loi Refondation de l’Ecole, qui pose comme une obligation des établissements, une information de leur public sur la langue régionale proposée. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Il faudra s’assurer que cette information soit juste&nbsp;»</em> prévient Patrici Arnaudo, évoquant plusieurs cas de plaquettes aux informations pratiques erronées proposées par l’Académie, via ses organismes spécialisés. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Un-collectif-nicois-denonce-la-baisse-artificielle-de-la-demande-d-occitan-au-lycee_a363.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un projet d’école bilingue à Nice Saint-Roch</title>
   <updated>2012-09-19T19:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Un-projet-d-ecole-bilingue-a-Nice-Saint-Roch_a130.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/4733566-7071558.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-09-18T15:12:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’idée est partie de parents d’élèves dont les enfants fréquentent une école à pratique isolée d’occitan. Une association est née, s’est affiliée à Oc Bi et s’apprête à déposer une demande auprès de l’Inspection d’Académie 06.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/4733566-7071558.jpg?v=1348049022" alt="Un projet d’école bilingue à Nice Saint-Roch" title="Un projet d’école bilingue à Nice Saint-Roch" />
     </div>
     <div>
      L’Education Nationale pourrait voir ouvrir sa première école bilingue à Nice, si tout se passe bien avec l’Inspection d’Académie à Nice comme l’espère l’association Countéa, qu’a créé en avril dernier Fanny Peretti, une mère de trois enfants. Son projet c’est de commencer dès la rentrée 2012, par une classe maternelle. <br />  &nbsp; <br />  L’Ecole des Orangers, dans le quartier St-Roch serait volontaire, avec un enseignant doté du certificat de langue régionale nécessaire. <em>«&nbsp;Nous sommes aujourd’hui quinze parents volontaires dans ce projet, et nous avons créé l’association, affiliée à <a class="link" href="http://oc.bi.free.fr/" target="_blank">Oc-Bi</a>, une fédération de parents d'élèves dédiée à l’enseignement bilingue&nbsp;»</em> précise la présidente de Countéa Nissa. La classe recruterait hors secteurs scolaire en raison de son originalité. <br />  &nbsp; <br />  Le projet est soutenu par l’Association des Professeurs de Langue Régionale (APLR), affiliée à la Felco, la Fédération des enseignants de langue et culture d’oc. Son président, Olivier Pasquetti, un adjoint au maire de Nice, Jean-Marc Giaume, et un vice-président du Conseil Général, Benoît Kandel, étaient le 14 septembre au soir, avec les représentants de l’association Nissart per Tougiou, à un concert de Nux Vomica, donné en soutien au projet. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Tout a commencé simplement&nbsp;: le maître d’école faisait chanter les enfants en occitan, mon fils a adoré, et avec quelques parents on s’est dit que, si les enfants accrochaient, c’était bénéfique sur un plan pédagogique&nbsp;»</em> nous dit Fanny Peretti. <em>«&nbsp; Comme les grands parents étaient ravis et se remettaient à parler en écoutant chanter les petits, on a pensé que le lien entre génération pouvait être préservé si les enfants apprenaient le niçois&nbsp;».</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quinze parents ont déclaré leur intention, il en faudrait cinq de plus, quel que soit leur quartier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/4733566-7071559.jpg?v=1347974676" alt="Un projet d’école bilingue à Nice Saint-Roch" title="Un projet d’école bilingue à Nice Saint-Roch" />
     </div>
     <div>
      Fanny Peretti a construit le projet en recherchant des soutiens qui limiteraient les risques d’échec. Son devenir dépend d’une autorisation de l’Inspection d’Académie des Alpes-Maritimes. <em>«&nbsp;J’attends un rendez-vous avec Mme le Recteur d’Académie de Nice, mais ce sera l’Inspection académique 06 qui sera décisionnaire&nbsp;».</em> Aucune demande n’a encore été formulée auprès de cette administration. Cela devrait être fait sous peu. Il fallait d’abord s’assurer que le projet tiendrait la route. <br />  &nbsp; <br />  Aucun contact n’a non plus encore été établi avec le conseiller de la rectrice pour la langue occitane. Langue occitane&nbsp;? <em>«&nbsp;Nous employons uniquement le terme de «&nbsp;niçois&nbsp;», même s’il est clair que pour moi c’est une variété de l’occitan. Seulement nous avons voulu coller à la terminologie des textes qui encadrent cet enseignement&nbsp;». </em>Priorité à l’efficacité. <br />  &nbsp; <br />  Le projet de Countéa s’est tout de suite porté sur l’enseignement public. Fanny Peretti n’a pas été tentée par la création d’une Calandreta. <em>«&nbsp;Nous avons voulu un enseignement bilingue, pas en immersion complète. Le projet pour nous devait être inscrit dans l’Education Nationale, ouvert à tous. Ça n’existe pas à Nice, il s’agirait donc d’une première&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Fanny Peretti est née Cairaschi, dans la famille de Richard, l’acteur du «&nbsp;<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Cairaschi" target="_blank">Bar des Oiseaux</a>  &nbsp;» dont les spectacles de café-théâtre sont construits avec la langue occitane. Le terrain familial était propice, elle a entendu fréquemment parler occitan, le comprend mais ne le parle pas. <em>«&nbsp;Je prends des cours, ça va revenir&nbsp;!&nbsp;» </em>nous dit-elle. On entendra parler occitan aussi sur le chemin de l’école des Orangers. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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