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  <title>Aquò d'Aqui</title>
  <description><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></description>
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   <title>Aquò d'Aqui</title>
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   <title>Teiriç Offre en hommage à Jean-Louis Ramel</title>
   <pubDate>Mon, 17 May 2021 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Neumuller</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gents/Persounalita]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/56372064-41970580.jpg?v=1621270318" alt="Teiriç Offre en hommage à Jean-Louis Ramel" title="Teiriç Offre en hommage à Jean-Louis Ramel" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Quelle tristesse que de devoir saluer la mémoire de Jean-Louis Ramel&nbsp;! Il a été une figure discrète et permanente de la vie culturelle de la Provence comtadine. Je salue fraternellement ce grand artisan de la transmission qui fit son travail militant et professionnel toujours au-delà des querelles de chapelle. Il fut avec le pauvre Roger Pasturel, disparu l’an dernier, l’un des rares pédagogues épaulant les enseignants qui voulaient bien accorder un peu de temps à la transmission du provençal. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Notre ami commun, José Roulet de Cabanes m’avait fait découvrir il y a une trentaine d’années, son immense travail de recherche anthropologique. Il fut un grand passionné de collectage et déjà auprès de son père, paysan et lui même conteur dont il avait publié la mémoire. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Jean-Louis Ramel, instituteur puis conseiller pédagogique dans la Drome était toujours serein et amical. Il avait eu l’opiniâtreté de soutenir une thèse sur la tradition orale du conte sous la direction du Pr Bouvier. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Dans le processus de reconquête de la culture, écouter la parole des anciens est peut-être l’une des voies les plus pertinentes tout comme celle de la connaissance littéraire et la quête archivistique . C’est en suivant son exemple, modestement, que lors de mon séjour en Auvergne, j’ai consacré aussi beaucoup de temps au collectage du monde paysan dans le cadre du «&nbsp;convise&nbsp;» que nous avions fondé dans le Cantal avec l’ami Nadau Lafon, pas encore Majoral à l’époque. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/56372064-41970581.jpg?v=1621268853" alt="Teiriç Offre en hommage à Jean-Louis Ramel" title="Teiriç Offre en hommage à Jean-Louis Ramel" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Jean-Louis Ramel aussi à la fin des années 70 et dans les années 80, faisait partie d’une troupe de théâtre qui portait en dignité l’expression occitane dans sa dramaturgie. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Autre source d’intérêt commune hors du champ occitan cette fois, nous partagions ensemble une grande passion pour la civilisation du sous-continent indien et pour jean-Louis, sa spiritualité foisonnante. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Toujours une joie pour moi de le rencontrer régulièrement à Rodez avec Jaumeta lors des Estivadas, ce bain de jouvence dont il faut parler hélas au passé. Ils adoraient danser tous les deux polkas, scottishs, mazurkas et corentas lors du rdv quotidien des danseurs en fin d’après-midi… <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Une pensée émue à sa compagne Jaumeta et à leur enfant e que contunhe lo camin per lei analassables «&nbsp;gratacamins&nbsp;»&nbsp;! Rip Jean-Louis&nbsp;! <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lire aussi :<a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Joan-Lois-Ramel-l-animateur-de-culture-d-oc-qui-voulait-reveiller-le-lien-entre-langue-d-oc-et-aspirations-sociales_a2192.html"><strong>&nbsp;Joan-Loís Ramel, l'animateur de culture d'oc qui voulait réveiller le lien entre langue d'oc et aspirations sociales</strong></a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.aquodaqui.info/Teiric-Offre-en-hommage-a-Jean-Louis-Ramel_a2194.html</link>
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   <title>Colloque : “rendez nous le nom de Provence!”</title>
   <pubDate>Thu, 22 Aug 2019 11:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Neumuller</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Societat/Païs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   AIX-EN-PROVENCE. Le 21 septembre, sous divers angles les promoteurs du nom historique de la région ouvrent le débat. Ils souhaitent un débat public sous forme de consultation des Provençaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/36649352-32651613.jpg?v=1566467799" alt="Colloque : “rendez nous le nom de Provence!”" title="Colloque : “rendez nous le nom de Provence!”" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Avec 34 100 signatures la <a class="link" href="https://www.change.org/p/ni-sud-ni-paca-mais-provence-rendons-enfin-son-nom-%C3%A0-notre-r%C3%A9gion?use_react=false" target="_blank">pétition</a>  &nbsp;en ligne “Ni Sud ni Paca” continue de recevoir l’adhésion d’un public anonyme, <i>“qui devrait pouvoir être consulté sur une question d’identité partagée si fondamentale que le nom de la région où ils vivent”</i> affirme toujours Hervé Guerrera, à l’initiative de cette revendication. <i>“Le nom de Sud a été le fait d’une démarche technocratique dont nous ne voulons pas. Tout autant que le nom de “Provence” que nous voulons voir reconnaitre, c’est le processus démocratique qui nous intéresse”.</i> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Un “nous” collectif où l’occitaniste provençal compte les soutiens souvent anonymes d’un <a class="link" href="https://www.facebook.com/events/1069175766804185/" target="_blank">colloque</a>  “sur le nom de la région” qu’il organise le 21 septembre à Aix, près des Universités. <i>“J’espère y voir tous ceux qui veulent s’informer et débattre, y compris nos contradicteurs, qui méritent d’être entendus”.</i> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Philippe Langevin, l’économiste qui vient de publier un remarqué rapport sur la pauvreté à Marseille, et la coupure sociologique de la ville-port, traitera du sujet sous l’angle économique ; le socio-linguiste Jean-Claude Bouvier, sous l’angle historique et linguistique...<i>”Nous n’avons pas arrêté encore toutes les contributions, il y en aura d’autres”.</i> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">En 2017, la décision du président de Région “Paca”, Renaud Muselier, d’en finir avec cet acronyme insortable, aura finalement généré plus d’opposition que d’approbation, en tout cas exprimées. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Consultation publique des Provençaux ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/36649352-32651614.jpg?v=1566467782" alt="Colloque : “rendez nous le nom de Provence!”" title="Colloque : “rendez nous le nom de Provence!”" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">M. Muselier avait consulté son cabinet, et le nom de Région Sud était sorti, puis approuvé dans la foulée par le Conseil Régional en Assemblée Plénière. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Si le préfet lui a rappelé que seul le Conseil d’Etat pouvait acter cette modification, le Conseil Régional n’en a pas moins modifié toute sa signalétique de communication.<i> “Cela coûte cher, et ne satisfait pas la volonté des Provençaux de décider”,</i> soutient M. Guerrera. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Pour l’opposant, animateur régional de Région Provence, lo nom local du Partit Occitan, deux thèmes sont cruciaux dans cette affaire : récupérer le nom historique de la Provence, et permettre la participation des citoyens. Ceux-ci son sensés donner leur avis sur le signe de leur identité. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">“<i>Bien sûr dans les Alpes et à Nice j’entends que tout le monde n’est pas d’accord sur le nom. A l’instar du regretté maire de Signes, qui avait soutenu notre pétition, tout en affirmant son choix pour le nom de Provence Alpes Cote d’Azur. Mais justement, qu’on consulte tous ces gens, partout, et nous verrons ce qu’il en sortira!”</i> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Le prédécesseur de Renaud Muselier, le socialiste Michel Vauzelle, à deux reprises avait tenté de modifier le nom de la Région, sans jamais prendre de décision : en 2008 il avait nommé une commission, qui s’était prononcée pour le nom de “Provence”, et en 2014, il avait lancé une consultation internet, qui avait donné le même résultat. <br />   <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">“<i>Sud, pas plus que Paca, n’a d’impact en termes de marketing territorial. Nous avons la chance d’avoir un nom hyper connu partout, pourquoi faudrait-il déployer tant d’efforts et d’argent pour le cacher sous le tapis ?”</i> questionne fermement M. Guerrera. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.aquodaqui.info/Colloque-rendez-nous-le-nom-de-Provence_a1831.html</link>
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   <title>Jean-Claude Bouvier : lettre ouverte à Renaud Muselier sur le nom de "Provence"</title>
   <pubDate>Fri, 02 Feb 2018 07:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Claude Bouvier, président honoraire de l'Université de Provence</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dison que]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'ex président de l'Université d'Aix-Marseille argumente sur l'histoire, la linguistique et le rayonnement européen.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/19895431-23595567.jpg?v=1517554732" alt="Jean-Claude Bouvier : lettre ouverte à Renaud Muselier sur le nom de "Provence"" title="Jean-Claude Bouvier : lettre ouverte à Renaud Muselier sur le nom de "Provence"" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le président Muselier, vous savez certainement que deux pétitions circulent actuellement pour demander que le nom de <em>Provence</em> soit donné à notre région en remplacement de la dénomination qui a été adoptée par le Conseil régional le 15 décembre dernier&nbsp;: <em>Sud – Provence –Alpes – Côte d’Azur</em>, avec sa forme réduite <em>Région Sud</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Son histoire est la structure profonde de notre territoire qui explique bien des comportements</b></div>
     <div>
      L’une a été initiée par M. Hervé Guerrera, conseiller municipal d’Aix-en-Provence, ancien conseiller régional, l’autre par M Marc Dumas, ancien libraire d’Apt, écrivain, ancien président de l’association Alpes de Lumière. L’un et l’autre sont des militants actifs et reconnus pour la diffusion de la langue et de la culture provençales, Hervé Guerrera du côté de l’occitanisme, Marc Dumas du côté du Félibrige mistralien. Leurs deux <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Ni-Sud-ni-Paca-approche-les-12-000-petitionnaires_a1523.html">pétitions </a>connaissent un grand succès et surtout elles ont à mon avis le mérite de rassembler à elles deux des signataires venant de toute la région qui ont des conceptions et des pratiques différentes dans le domaine de l’expression de la langue, mais aussi des citoyens de tous bords qui ne sont pas nécessairement sensibles à la question de la langue. <br />   <br />  Je me permets de vous écrire aujourd’hui, parce que, comme vous le savez sans doute, j’ai présidé en 2009 un comité d’experts qui avait été mis en place par le président Michel Vauzelle pour examiner les résultats d’une consultation préalablement engagée sur le nom de la région et pour présenter un certain nombre de propositions. Notre mission n’était pas de proposer un seul nom, mais il est certain que le nom de Provence avait été très majoritairement placé en tête de notre liste, pour des raisons qui me semblent sérieuses. <br />   <br />  Ce nom de Provence a d’abord l’immense intérêt d’être simple, facile à identifier, à utiliser et également à dériver&nbsp;: les habitants seront tout simplement les Provençaux, de même que les habitants de la Région Normandie sont des Normands, ou ceux du Piémont des Piémontais, de Bavière des Bavarois…. Des organismes régionaux comme l’ARPE pourront être désignés comme ARPE Provence ou provençale au lieu de l’actuel ARPE PACA, et il en sera de même pour le CRIGE régional ou encore l’Établissement public foncier…… Vous avez eu tout à fait raison de refuser l’emploi de l’affreux acronyme PACA (et à plus forte raison de son dérivé éventuel «&nbsp;pacaïen&nbsp;») et on ne peut que vous en remercier. Mais je ne pense pas que la forme réduite <em>Région Sud</em> présente la même commodité et surtout la même efficacité que le terme de <em>Provence</em>. Il est évidemment impensable d’appeler les habitants des <em>Sudistes,</em> en raison de la connotation plutôt défavorable que ce nom a pris depuis la guerre de Sécession aux États-Unis. Mais surtout ce terme de Sud me paraît beaucoup trop général et abstrait pour désigner notre région. Le sud n’est pas l’apanage de ce territoire. Deux autres régions françaises dans l’hexagone sont au sud et contiennent même des départements qui poussent des pointes au sud des nôtres. Par ailleurs le sud n’a jamais été, en matière de territoire, une entité bien définie et clairement identifiable, ni sur le plan géographique ni sur le plan historique. <br />   <br />  Le nom de Provence est au contraire un nom chargé d’histoire et de prestige, qui a désigné une province au passé brillant. Il me paraît que dans la France d’aujourd’hui et plus encore dans le cadre de l’Union européenne, à laquelle je sais que vous êtes avec raison très attaché, une région appelée tout simplement Provence devrait avoir plus de poids et de rayonnement, à l’instar des Bavière, Piémont, Lombardie, Catalogne (bien sûr, malgré les aléas actuels) …… <br />   <br />  Certes je connais l’objection qui est souvent faite à cette proposition. Cette dénomination ne concernerait qu’une partie du territoire de notre Région&nbsp;: les habitants des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes en seraient exclus, car ils n’appartiendraient pas à la Provence dite historique. Mais, sans vouloir y insister longuement, je noterai simplement qu’au cours des âges ce terme a été d’un usage très extensible. Il a désigné des réalités territoriales extrêmement variables. La Provincia des Romains, constituée dès les dernières années du II<sup>e</sup> siècle avant J.C., coïncidait à peu près avec la Provence actuelle, mais au I<sup>er</sup> siècle ap. J.C. la Narbonensis Provincia est un vaste territoire qui va des Alpes à Toulouse. Quelques siècles plus tard, en 879, le royaume de Provence (capitale Vienne), fondé par Boson, s’étendait du Bugey et de la Bresse jusqu’à la mer, englobant une partie de la Bourgogne, le Dauphiné, la Provence actuelle, une partie du Languedoc. <br />  En ce qui concerne les Hautes-Alpes, il faut rappeler qu’au Moyen Âge Gap et sa région, Embrun en particulier, étaient rattachés au Comté de Provence, dès la fin du X<sup>e</sup> siècle, puis au Comté de Forcalquier réuni ensuite au Comté de Provence&nbsp;: seule la région de Briançon faisait partie dès le XI<sup>e</sup> siècle des terres dauphinoises du Comte d’Albon. <br />   <br />  Du côté oriental, on sait que Nice et son territoire font partie du Comté de Provence, depuis le X<sup>e</sup> siècle et que ce même Comté a eu une propension très forte à s’étendre vers l’est&nbsp;: au XIII<sup>e</sup> s. Charles d’Anjou acquiert Sospel, Breil et Saorge à l’extrémité orientale des Alpes- Maritimes actuelles. La sécession de Nice et son rattachement à la maison de Savoie interviendront en 1388 seulement, comme une conséquence du conflit, provoqué en Provence par la succession de la reine Jeanne, entre les forces de Louis d’Anjou et celles de Charles Duras. <br />   <br />  Bien sûr, direz-vous, cela est exact, mais le temps a passé, nous ne sommes plus au Moyen Âge et il faut tenir compte des réalités d’aujourd’hui. Certes, mais si j’ai rappelé ces données de l’histoire, c’est parce que ce sont des structures profondes de notre territoire, elles sous-tendent et expliquent bien des comportements et des habitudes de vivre aussi bien économiques ou commerciales que linguistiques et culturelles qui se sont développées dans notre région. <br />   <br />  Du point de vue linguistique par exemple, c’est la même langue patrimoniale qui s’est imposée sur tout le territoire de la Région actuelle&nbsp;: la langue d’oc, appelée <em>provençal</em> dans l’usage traditionnel des habitants. Cette langue a suscité partout des troubadours au Moyen Âge, s’est maintenue partout plus ou moins jusqu’à aujourd’hui, dans l’oral et dans l’écrit, grâce à l’engagement associatif, à l’enseignement, à l’animation culturelle, au soutien des médias et des collectivités locales, dont bien sûr la Région. Elle a façonné le français que nous parlons. En elle-même et par la culture dont elle est porteuse, elle est un élément essentiel de notre identité régionale. <br />   <br />  L’ouvrage que j’ai publié récemment avec Claude Martel, <em>La langue d’oc telle qu’on la parle, Atlas linguistique de la Provence,</em> aux Ėditions d’Alpes de Lumière, avec le soutien financier de la Région, montre bien à quel point la langue est un révélateur de la diversité, de l’unité et de la cohérence de cette région. La Provence délimitée par les cartes de cet Atlas est bien la Provence linguistique&nbsp;: elle comprend l’ensemble des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes, mais aussi la Drôme qui est dans une autre Région tout en faisant partie du même ensemble linguistique. Mais surtout ce que révèlent les cartes, c’est à la fois l’existence de différenciations dialectales – Provence rhodanienne, maritime, alpine en particulier – et de phénomènes de rencontres, d’échanges linguistiques et culturels entre nord et sud, est et ouest, en relation évidente avec les échanges commerciaux, économiques, touristiques… d’hier et d’aujourd’hui, qui ont été favorisés par les grandes voies de communication, maritimes, fluviales et routières. <br />   <br />  Pour toutes ces raisons, il me semble que l’emploi du terme Provence pour désigner notre Région serait tout à fait justifié et que ce serait un atout important pour en favoriser le développement et le rayonnement. Bien sûr je ne sous-estime pas les réticences qui se sont déjà manifestées et qui réapparaîtront. Mais il me semble aussi que les comportements évoluent et qu’en raison de sa plasticité historique et de son prestige ce nom de Provence peut très bien être accepté aujourd’hui par une grande majorité des habitants. Il faudrait simplement un effort pédagogique pour expliquer qu’en choisissant ce nom on ne gomme pas les particularités locales, mais qu’on a le souci de les rassembler dans une dénomination à la fois simple et ambitieuse qui devrait avoir un effet dynamisant. <br />   <br />  Je vous remercie à l’avance de l’attention que vous voudrez bien porter à cette lettre et je me tiens à votre disposition pour approfondir avec vous les questions qui sont ainsi posées. Veuillez croire à l’expression de mes sentiments distingués. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.aquodaqui.info/Jean-Claude-Bouvier-lettre-ouverte-a-Renaud-Muselier-sur-le-nom-de-Provence_a1546.html</link>
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   <title>...Et d'autres livres encore...</title>
   <pubDate>Wed, 21 Dec 2016 14:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Neumuller</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Escriure/Publica]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   A lire et souvent à garder précieusement...     <div><b>La Langue d’Oc telle qu’on la parle (sous la dir. De Jean-Claude Bouvier)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10821883-17881808.jpg?v=1482327824" alt="...Et d'autres livres encore..." title="...Et d'autres livres encore..." />
     </div>
     <div>
      Cet atlas linguistique de Provence historique propose, à l’aide de nombreuses cartes, d’indiquer comment on dit ceci ou cela en occitan, ici et là. Ainsi le lecteur chemine de vallée en vallée pour se rendre compte que la notion de «&nbsp;variétés dialectales&nbsp;» n’est pas si opérante que cela&nbsp;: le «&nbsp;ch&nbsp;» ne remplace ainsi pas le «&nbsp;k&nbsp;» aussi simplement quand on monte vers le nord de la région. Ce travail a commencé par des collectages d’étudiants et de passionnés au cours des années 1980. Ainsi les manières de dire ont été recueillies tant qu’il y avait encore de nombreux locuteurs naturels dans notre région. Le résultat peut aider quiconque a l’intention de parler ou écrire occitan en marchant sur les pas des anciens. Œuvre de linguiste, bien sûr, de socio linguiste et d’historien comme de géographe certainement.&nbsp; Extrait&nbsp;: <em>«&nbsp;un instantané de l’état des parlers de la langue d’oc orientale, entre 1960 et 1990, sans chercher à en reconstituer les anciennes couches oubliées ni restaurer un état de langue «&nbsp;pure&nbsp;».</em> <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.espaci-occitan.com/botiga/fr/linguistique-toponymie/1441-la-langue-d-oc-telle-qu-on-la-parle-atlas-linguistique-de-provence-9782919435074.html?search_query=la+langue+d%27oc+telle+qu%27on+la+parle&amp;results=6" target="_blank">325 p. grand format, nombreuses ill. et cartes. 50€</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la tèrra a la Tèrra (Andrieu Abbe)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10821883-17881809.jpg?v=1482327888" alt="...Et d'autres livres encore..." title="...Et d'autres livres encore..." />
     </div>
     <div>
      Les meilleures chroniques humanistes de ce journaliste globbe-trotter, qui n’a jamais oublié qu’il fut paysan. André Abbe en Argentine ou en Australie à la rencontre d’êtres humains au travail, vous dit leurs pratiques culturelles comme ne le fera jamais la télé, dans un provençal qu'il parle quotidiennement chez lui dans le Haut Var, et nous rapproche en permanence de nos frères humains de tout là-bas là-bas. Extrait&nbsp;: <em>"per si rabalhar quatre sòus, lei rugbiarèlas (convenié d'inventar lo nom !) de Sélestat aguèron una ispiracien. si faguèron fotografiar dins sa nuditat quasi totala. Aguèron lo còrps pintat coma aqueu dei guerriers polinesians"</em> <br />  &nbsp; <br />  135p. 10€ <a class="link" href="javascript:protected_mail('sautamessugas@gmail.com')" >s’adresser à l’auteur.&nbsp;</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La color lenta de la pluèja ( Maëlle Dupon)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10821883-17881860.jpg?v=1482327643" alt="...Et d'autres livres encore..." title="...Et d'autres livres encore..." />
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      On ne se passe pas des poursuites engagées à travers le monde, après l’amour, un boulot, ses rêves…Comme les mène Maëlle Dupon, qui a aujourd’hui posé son sac à Montréal. En attendant que la jeune auteure reprenne son stylo, on peut re découvrir ce recueil intelligemment publié par Jorn. Extrait : <em>"Mar ligura / Tas èrsas de nau silenciosa / Negras espotidas suls rocasses / Quant de temps passèrem / Lo tren Florença que dobrissiá sos uèlhs / Los fums defòra / Parlàvem pauc"</em> <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.espaci-occitan.com/botiga/fr/poesie/425-la-color-lenta-de-la-plueja-maelle-dupon.html?search_query=la+color+lenta&amp;results=1" target="_blank">120p. 15€&nbsp;</a>
     </div>
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     <div><b>Les nuits blanches de Pythéas le Marseillais ( François Herbaux)</b></div>
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      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10821883-17881944.jpg?v=1482327764" alt="...Et d'autres livres encore..." title="...Et d'autres livres encore..." />
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      Le savant massaliote quitta la Méditerranée, au Vè siècle avant JC, sans doute en faisant du «&nbsp;bateau-stop&nbsp;», aborda en Angleterre, puis aurait découvert l'Islande, d'où il calcula la latitude, à l'aide des étoiles et d'un jeu de cordes nouées. Premier Méditerranéen à observer la banquise, qu’il appela «&nbsp;poumon marin&nbsp;» dans lequel les états solide, liquide et gazeux cohabitaient, il revint à bon port par la route terrestre, sans doute en empruntant le Danube. C’était inconcevable, et il fut traité de «&nbsp;galléjeur&nbsp;» par les historiens grecs de l’Antiquité. Le début d’une réputation qui dure, dure…François Herbaux, journaliste Chti installé à Marseille se passionne depuis un quart de siècle pour la culture scientifique en Provence. Il fait ici, sous forme fictionnelle, le point sur les connaissances à propos de Pythéas, dont il chausse les sandales pour une passionnante narration qui le fait avancer à la fois au XXIè siècle et voici 2300 ans. Extrait&nbsp;: <em>«&nbsp; - lâchez-moi,&nbsp;! vous n’avez pas le droit&nbsp;! Vous ne savez pas qui je suis&nbsp;! – Tiens-toi tranquille sale barbare&nbsp;! répondit l’officier qui semblait maîtriser convenablement la langue des Ligures&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="http://www.memoires-millenaires.com/romans-et-polars/les-nuits-blanches-de-pytheas" target="_blank">510 p. 22€ beau travail d’édition</a>.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’afaire dau porquet (Reinat Toscano)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10821883-17897208.jpg?v=1482425949" alt="...Et d'autres livres encore..." title="...Et d'autres livres encore..." />
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      Qui a dérobé toute la cochonnaille des forains la veille de la Foire de la Saucisse&nbsp;? Telle est la question qui se pose à Milo Levesque, journaliste local qui en a vu d’autres…. La réponse se trouve dans la tête de certains notables de cette localité qu’on devine varoise. Où va se nicher l’envie du pouvoir&nbsp;? Dans le lard, la pressure, ou le pied de porc&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Le côté surréaliste de village ou d’HLM,&nbsp; chez Reinat Toscano, est une constante. Il tord un peu la réalité, parce que la logique dramatique l’exige, et que celle-ci doit invariablement vous conduire à l’improbable. Et puis aussi, peut-être, parce que la réalité, la vraie, ne lui convient pas. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="javascript:protected_mail('reinatmail@aliceadsl.fr')" ><strong>83p. 10€</strong></a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.aquodaqui.info/Et-d-autres-livres-encore_a1322.html</link>
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   <title>Où l’on reparle de débaptiser Paca</title>
   <pubDate>Tue, 30 Dec 2014 10:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Neumuller</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politica/Beileja]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le président de la Région provençale relance le débat. Il a raison. L’ennui c’est qu’il l’avait déjà fait voici cinq ans, et que les Provencaux attendent encore sa décision.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7307941-11240472.jpg?v=1419933893" alt="Où l’on reparle de débaptiser Paca" title="Où l’on reparle de débaptiser Paca" />
     </div>
     <div>
      Et revoici, tel le fameux serpent de mer, le débat sur le nom de la Région qui revient montrer ses écailles. <br />  &nbsp; <br />  Le président de «&nbsp;Paca&nbsp;», Michel Vauzelle, interrogé par le quotidien La Provence de ce 29 décembre, s’est plaint de ce que les initiales qui désignent administrativement la région n’évoquent pas <em>«&nbsp;la beauté de la Provence ou le charme de la Côte d’Azur&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp; <br />  Le président provençal, quand il va passer une convention avec une autre région du globe, se plaint de ce sigle qui <em>«&nbsp;ne dit rien&nbsp;»</em> à aucun de ses interlocuteurs, alors que tous savent ce qu’est la Provence. <br />  &nbsp; <br />  Et Michel Vauzelle de s’écrier&nbsp;: <em>«&nbsp;je rêve d’un autre nom&nbsp;».</em> Il en tient d’ailleurs particulièrement pour «&nbsp;Provence&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Et on ne pourrait que l’en féliciter. <br />  &nbsp; <br />  L’ennui c’est qu’en 2009 il a déjà eu la velléité de jeter aux orties l’abominable «&nbsp;Paca&nbsp;» avec les mêmes arguments. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Nous lui avons alors fait quelques propositions&nbsp;»</em> se souvient le sociolinguiste Jean-Claude Bouvier. <br />  &nbsp; <br />  L’universitaire aixois avait accepté de présider une commission, chargée, par Michel Vauzelle, de lui proposer des alternatives au terme «&nbsp;Paca&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'appellation Provence rassemble largement, mais...</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7307941-11240473.jpg?v=1419934199" alt="Où l’on reparle de débaptiser Paca" title="Où l’on reparle de débaptiser Paca" />
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     <div>
      <em>«&nbsp;Bien entendu «&nbsp;Provence&nbsp;» avait été proposé par une bonne part des membres de chaque collège&nbsp;; et seuls les délégués du «&nbsp;Conseil régional des jeunes&nbsp;» en tenaient vraiment pour «&nbsp;Paca&nbsp;»</em> se souvient JC Bouvier.&nbsp; <em>«&nbsp;Cela se comprend, ils y sont nés, et n’ont jamais connu que cette dénomination. «&nbsp;Pays de Provence&nbsp;» avait aussi recueilli des opinions favorables au sein de ma commission&nbsp;».</em> <br />   <br />  Durant l’été 2009, la Région avait d’ailleurs organisé une consultation via internet. Seuls 7724 avis avaient été déposés, et «&nbsp;Provence&nbsp;» s’était alors placé en tête, avec 28%. <br />  &nbsp; <br />  Et puis…rien, aucune décision n’avait suivi les propositions de la Commission Bouvier. Le rapport avait rejoint le tiroir où depuis cinq ans il prend la poussière. C’est donc ce précédent qui aujourd’hui incite à la prudence. <br />  &nbsp; <br />  Certes, il existe une opportunité, car les nouvelles Régions françaises vont devoir se trouver un nouveau nom au cours de l’année 2015. Comment survivra le nom d’«&nbsp;Alsace&nbsp;», dans les bulles du «&nbsp;Champagne&nbsp;» avec laquelle on marie notre région de langue allémanique&nbsp;? Et faudra-t-il affubler nos voisins Occitano-Catalans d’un nom long comme un jour sans pain&nbsp;: Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Evidemment il serait plus respectable de nommer leur nouvelle Région «&nbsp;Occitanie&nbsp;», comme il serait historiquement logique d’appeler la nôtre «&nbsp;Provence&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Si les Niçois ne le veulent pas, s’ils préfèrent Paca, c’est comme ça leur convient</em>&nbsp;» ajoute M. Vauzelle dans l’entretien sus cité. Car ce serait là l’élément paralysant qui nous condamne à être «&nbsp;pacatisé&nbsp;» <em>ad vitam ad aeternam</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pacaliens" encore en 2016?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7307941-11240478.jpg?v=1419934199" alt="Où l’on reparle de débaptiser Paca" title="Où l’on reparle de débaptiser Paca" />
     </div>
     <div>
      L’opposition niçoise à l’appellation «&nbsp;Provence&nbsp;» n’est peut-être pourtant que fantasmée. Déjà Michel Pezet, alors président d’une Région Paca, qu’on n’élisait pas encore au suffrage universel, en 1982 prétendait que le sigle permettait de respecter les Niçois et les Briançonnais. Mais si les uns comme les autres se rebiffent à l’idée de dépendre d’un pouvoir supposé marseillais, on ne leur a tout simplement jamais demandé leur avis sur l’appellation Provence. <br />  &nbsp; <br />  Quoiqu’à un an des prochaines élections régionales on s’agite un peu avec des questions symboliques fortes, il est peu probable que le nom de la Région ne change d’ici là. M. Vauzelle n’est pas partisan d’un référendum sur cette question. Il le précise dans l’interview du journal La Provence. Or, il faudrait bien s’adresser à l’Etat avec quelques arguments pour obtenir de lui un changement de nom. <br />  &nbsp; <br />  Si les régions chamboulées ont jusqu’au 1<sup>er</sup> octobre prochain pour se choisir un nouveau nom. L’article 2 de la Réforme Territoriale précise que leur nom provisoire est constitué de l’addition de leurs noms actuels. <br />  &nbsp; <br />  Et après&nbsp;? Ce sont les conseils régionaux issus des élections de la fin 2015 qui auront à en décider.&nbsp; On voit mal comment et pourquoi l’Etat s’opposerait à leur décision en la matière. <br />  &nbsp; <br />  C’est donc d’abord à nous autres Provençaux, de nous entendre pour savoir si nous voulons rester «&nbsp;Pacaliens&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  A votre avis, Aquò d’Aquí en tient-il pour cette appellation-là&nbsp;? N’hésitez pas à nous noyer sous vos commentaires&nbsp;: quel nom&nbsp;? Et qui doit en décider&nbsp;?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.aquodaqui.info/Ou-l-on-reparle-de-debaptiser-Paca_a754.html</link>
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