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  <title>Aquò d'Aqui</title>
  <description><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Aquò d'Aqui</title>
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   <title>Anthologie : la musique oc et le reste</title>
   <pubDate>Fri, 16 Sep 2016 12:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Cançon/Musico]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Camille Martel et Jordan Saïsset signent une anthologie de la musique occitane, avec cent album qui disent un monde et ses filiations historiques. Pour Jordan Saïsset la musique prolonge la personnalité et les choix de vie de ces artistes de diverses générations, qui jamais ne renoncent à mettre leur société au centre du propos.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10217083-16674813.jpg?v=1474022720" alt="Anthologie : la musique oc et le reste" title="Anthologie : la musique oc et le reste" />
     </div>
     <div>
      On attendait avec impatience la sortie des Musiques Occitanes, un éventail critique ouvert sur cent disques de musique dite «&nbsp;occitane&nbsp;». Les éditions Le mot et le reste le publient ces jours-ci, et si nous n’avons pas encore reçu cet ouvrage, nous sommes déjà curieux au-delà du possible. <br />  &nbsp; <br />  En effet, l’ouvrage, qui pourrait être de référence, est l’œuvre de deux journalistes trentenaires, et à peine&nbsp;! La Fnac ne proposait plus depuis longtemps les vinyles de Marti quand Camille Martel et Jordan Saisset se sont vus offrir leur premier hochet. Ce sont donc de jeunes <em>afogats</em>, très occupés par ailleurs sur le plan musical, qui tentent l’expérience. <br />   <br />  Camille Martel, quand il ne se produit pas sur scène avec Doctors de Trobar, tente de vivre du journalisme (l’époque n’est pas propice). Fin 2014 il a commis un monumental Massilia Sound System, très honnête, fouillé, et dont le moindre intérêt n’est pas d’analyser chacun des textes du groupe de ragamuffin dans son contexte. Jordan Saisset assume, lui, la rubrique Musiques du périodique culturel provençal Ventilo. Il montre régulièrement son intérêt pour les musiques du monde, particulièrement pour la création dans la musique occitane. <br />  &nbsp; <br />  C’est à lui que nous avons posé quelques questions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des musiques qui renversent les codes établis</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10217083-16674814.jpg?v=1474022785" alt="Anthologie : la musique oc et le reste" title="Anthologie : la musique oc et le reste" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tu as à peine trente ans, Marti aurait quasiment pu être ton grand-père. Sa musique est à mille années-lumière du rap que tu écoutes…Est-ce un objet historique pour toi&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  La musique de Marti, comme d’autres du revival des années 70, a une valeur sentimentale. Et c’est aussi pour moi une musique&nbsp;«&nbsp;de proximité&nbsp;». J’ai grandi dans le pays dont Marti parle de chanson en chanson. De ce pays en pleine paupérisation, on me disait qu’il valait mieux le fuir, qu’il ne s’y passait rien, qu’il n’est que dans la périphérie d’une chose ou d’une autre. <br />   <br />  Puisque la musique de ma génération c’est le hip-hop ou l’électro, il était préférable d’être à New-York, Berlin, Paris ou Marseille... <br />   <br />  Or, les musiques occitanes de ces années d’émergence, quand on s’y intéresse, renversent les codes dictés par les médias et la société en révélant une ruralité aujourd’hui largement délaissée, mise à mal par la société industrielle et tout ce qui n’a jamais été au service des hommes, comme dirait Marti... Elles contribuent à vous remettre au centre, intellectuellement, socialement, et ce de la plus belle des façons&nbsp;: dans l’altérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand la périphérie dit qu'elle est le centre</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10217083-16674815.jpg?v=1474022906" alt="Anthologie : la musique oc et le reste" title="Anthologie : la musique oc et le reste" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour parler encore un peu de Marti, emblématique, comment estimes-tu aujourd’hui sa musique&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  J’ai l’impression que l’on a souvent reproché aux premières chansons de Marti ou d’autres chansonniers de l’époque, qui ont pu écrire dans l’urgence, de ne pas trop soigner leur aspect esthétique, au moment o<em>ù</em> les Stones avaient de leur côté accès à des studio de folie.&nbsp; <br />   <br />  Pourtant, écouter les premiers morceaux de Marti me donne aujourd’hui la chair de poule, ce qui n’est pas le cas des Stones… Marti, s’il ne correspond pas aux canons dominants censés parler aux gens de ma génération, me parle de mon pays&nbsp;; c’est très vif, à fleur de peau, et cette musique rend compte d’un environnement foisonnant sur le plan des idées… Quoi demander de mieux&nbsp;pour se sentir bien dans ses baskets lorsqu’on est un citoyen de «&nbsp;zone périphérique&nbsp;», qui parle le français en prononçant toutes les lettres, et préfère le muscat sec à la vodka Red Bull ? <br />   <br />  Marti, pour moi comme pour la génération de mes parents, c’est l’histoire d’une réconciliation, avec une part de soi-même d’abord, et sociale ensuite. Personnellement, j’ai toujours trouvé ça très excitant d’arborer des particularismes dans un contexte de normalisation généralisée, et ce jusque dans ma façon de manger de l’ail cru à (presque) tous les repas. <br />   <br />  Mais l’on ne peut cantonner cela à un simple besoin de distinction&nbsp;: il en va de la reconnaissance culturelle. Quoi que pour l’ail, je ne pense pas avoir eu le choix d’aimer ou pas, j’ai dû tomber dedans très jeune. <br />   <br />  Le grand paradoxe, c’est que les grands canons dominants vantent, derrière des normes standardisées, les bienfaits de l’émancipation personnelle ou collective, l’attitude de ne jamais renier ses différences, etc. Le capitalisme lui-même se nourrit de sa propre antithèse. <br />   <br />  Dans une société du simulacre o<em>ù</em> il n’est pas évident de savoir nager, d’avoir l’impression de vivre, prendre soin de ce qui nous construit et nous agite vaut, d’après moi, toujours la chandelle. Du moins, il est toujours intéressant et salvateur de jouer avec les codes.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Filiations</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10217083-16674820.jpg?v=1474028881" alt="Anthologie : la musique oc et le reste" title="Anthologie : la musique oc et le reste" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quoi de commun entre un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=DZJg_YmiloI" target="_blank">Frédéric Bard</a>, hispanisant depuis sa Camargue, et un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=DPobYalc7jc" target="_blank">Moussu T.</a>  &nbsp;créateur de blues ciotaden ? </strong> <br />  &nbsp; <br />  Ce qui est passionnant dans les musiques occitanes, c’est que la culture les transcende. Du moins, le marqueur culturel est très présent et identifiable, car en position de minorité d’abord. <br />   <br />  Dans un pays qui a torpillé ses propres cultures populaires, les musiques occitanes sont pratiques pour nous rappeler combien la musique ne se résout pas à une simple démarche artistique, un apprentissage instrumental, une technicité ou d’hypothétiques talents. <br />   <br />  Ces musiques nous rappellent qu’un musicien fait partie d’un tout, et que sa pratique prolonge son mode de vie, son quotidien, sa façon d’être au monde, dont il est l’unique garant. En somme&nbsp;: qu’il est quelqu’un avant d’être un musicien. Maintenant, qui est-il&nbsp;? <br />   <br />  En Occident, ne parler que d’esthétiques en matière musicale, qu’il s’agisse de pop, d’électro ou de musique symphonique, c’est finalement retomber dans une sorte de folklorisation, au sens péjoratif, français, du terme, pas au sens premier qui devrait être le sien (folklore = science du peuple, Ndlr)… <br />   <br />  Or les musiques occitanes dépassent les clivages esthétiques, elles véhiculent une idéologie, et il me semble important de dévoiler comment toute supposée «&nbsp;neutralité&nbsp;» ou «&nbsp;objectivité&nbsp;» n’est qu’une fiction, d’autant plus dans notre société en proie à la globalisation culturelle… <br />   <br />  Evacuer le social en matière musicale apparaît impossible, ce n’est qu’un mensonge, et le fruit d’une volonté. Ça dépasse d’ailleurs le cadre musical&nbsp;: ce sont les journalistes de TF1 ou BFMTV qui se prétendent aujourd’hui objectifs, ou socialement neutres, et ce jusque dans leur façon de parler… En finir avec cette idée, c’est se libérer et considérer l’Autre dans le même temps. <br />   <br />  Toutes les musiques occitanes ont donc un point commun, elles portent une volonté culturelle, rendent compte d’une préoccupation sociale. Parfois les artistes eux-mêmes signalent leur filiation. Tatou (Moussu T.) n’a-t-il pas samplé Yves Rouquette, Lambrusc ou Rosina de Pèira comme Camille le souligne dans son livre sur le Massilia Sound System ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Chaque génération met la musique occitane à sa sauce</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10217083-16674822.jpg?v=1474023631" alt="Anthologie : la musique oc et le reste" title="Anthologie : la musique oc et le reste" />
     </div>
     <div>
      <strong>La musique occitane s’est faite entendre dans un public qui souvent comprenait l’occitan, parfois le parlait. La situation a sacrément changé. J’entends souvent la réflexion suivante&nbsp;: «&nbsp;vous ne parlez pas l’occitan, vous le chantez. N’est-ce donc qu’une langue à chanter&nbsp;?&nbsp;» Quel avenir pour une musique qui porte un message, mais que plus personne ne comprendrait&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Voyons clairement que les populations changent. Beaucoup s’installent en Occitanie, et sans avoir de rapport avec la culture ainsi portée, choisissent de s’intéresser à l’occitan. Parce que l’idée les intéresse, parce qu’elle intéresse toujours plus de monde que l’on ne pense, parce qu’elle est un outil d’émancipation personnelle aussi, de construction. <br />   <br />  Chaque génération met la musique occitane à sa sauce. Il suffit qu’elle rencontre un intérêt. C’est peut-être parce qu’elle porte des valeurs qu’elle renouvelle son public et attire de nouveaux artistes.&nbsp; <br />   <br />  Aujourd’hui, du rap à la musique contemporaine, l’occitan est présent. Sans trop mettre le mot sur la table parfois, presque de façon inconsciente. Mais il est là, il suffit juste de gratter. <br />   <br />  Derrière tous les pessimismes et les vendeurs de fin du monde, l’engagement d’un Marti, il y a quarante ans, porte ses fruits. Et l’histoire continue, inéluctablement. <br />   <br />   <br />  Cela dit, comment pourrait-on penser qu’à elle seule la musique résoudra les problématiques de la langue&nbsp;et de l’émancipation culturelle ? Nombre de musiciens sont d’ailleurs engagés au quotidien, dans un travail de médiation notamment, auprès des citoyens ou des politiques. Et du travail, en la matière, il y en a en France…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réhabilitez la musique oc des années 70 !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10217083-16674826.jpg?v=1474023139" alt="Anthologie : la musique oc et le reste" title="Anthologie : la musique oc et le reste" />
     </div>
     <div>
      <strong>Choisir cent disques dans cette anthologie n’a pas dû être facile. Il y a eu un véritable foisonnement…<a name="_GoBack"></a></strong> <br />   <br />  C’est étonnant. Les disques des années 60/70/80, pas toujours achetés à l’époque, se négocient maintenant sur Internet. Il y a même une certaine spéculation. <br />   <br />  Notre point de vue, à l’aune de la qualité artistique des artistes évoqués, et derrière l’exercice dicté par <a class="link" href="https://lemotetlereste.com/musiques/musiquesoccitanes/" target="_blank">Le Mot et le Reste</a>, c’était aussi de publier une porte d’entrée pour néophytes tout en facilitant la remontée de souvenirs aux connaisseurs et militants de la première heure. Nos critères sont là. <br />   <br />  Derrière les débats d’idées, les histoires personnelles et les chapelles, c’est aussi très plaisant de rapprocher de façon cohérente tous ces gens de différentes générations et de différents milieux dans un même livre. <br />   <br />  Des gens que l’on a, pour certains, croisés dans des contextes très différents les uns des autres. Mon souhait personnel, c’est de voir réhabilitée la production musicale des années 60/70. <br />   <br />  Marti et sa génération ont ouvert une brèche, d’autres s’y sont engouffrés. La société a bien sûr sacrément changé. Mais le message est là. De plus, les premiers disques de <a class="link" href="http://www.dailymotion.com/video/xwfbw4_claude-marti-lo-pais-que-vol-viure_music" target="_blank">Marti</a>, <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=bMaJTcX0q6o" target="_blank">Jacmelina</a>, <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=nL4Joot8-Bg" target="_blank">Perlinpinpin Folc </a>  ou <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=4uodun3k7mM" target="_blank">Los deu Larvath</a>  ont sacrément bien vieillis. Et puis les Stones, j’ai toujours trouvé ça chiant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !...</title>
   <pubDate>Wed, 18 Nov 2015 14:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Educacien/Escolo]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le colloque bisannuel de l’Aeloc était consacré aux rapports entre l’enseignement et la chanson en occitan samedi 14 novembre. Quand l’enseignant accroche mieux l’élève grâce aux croches.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/8537478-13437097.jpg?v=1448129197" alt="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." title="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Mettre en contact jeunesse, musique et langue du pays ne peut que produire de la fierté culturelle&nbsp;»</em> souligne le chanteur Manu Theron&nbsp;;<em> «&nbsp;c’est ce qui permet de rassembler une génération mais nous ne pouvons apporter en ce sens que ce que nous permettent nos compétences&nbsp;! Je suis artiste, je peux relever le niveau d’exigence artistique dans un projet scolaire, mais c’est le pédagogue qui a la clef dans ce domaine&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Le couple enseignant-artiste, tous ont appelé à sa valorisation, au cours d’une table ronde sur «&nbsp;La chanson occitane et l’enseignement&nbsp;» qu’a provoquée à Eygalières l’Association pour l’Enseignement de la Langue d’Oc, le 14 novembre dernier. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;C’est une façon de développer avec tranquillité le potentiel créatif des élèves&nbsp;»</em> soutient de son côté Camille Martel. Lui-même&nbsp; musicien et journaliste, intervient en Languedoc Roussillon en classes primaires et en collèges. <em>«&nbsp;Nous créons des raps. Donc nous travaillons sur le rythme et sur la parole. Et au fil de nos échanges, les élèves en viennent à trouver leur propre rythme, leurs paroles personnelles en accord avec celui-ci&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les élèves, sur un pied d'égalité, doivent pouvoir tout oser"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/8537478-13437098.jpg?v=1447855494" alt="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." title="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." />
     </div>
     <div>
      Mais cet occitan que Sylvain Chabaud (Mauresca Fracàs Dub) valorise aussi dans les classes lycéennes en Languedoc, <em>«&nbsp;est un moyen pour favoriser l’égalité&nbsp;»</em>. Etonnant&nbsp;! <em>«&nbsp;Mais oui&nbsp;! ce n’est pas leur langue première aujourd’hui. Les voici donc tous sur un pied d’égalité, au plan de la compétence. A partir de là, ils peuvent tout oser, et prendre conscience qu’ils peuvent créer quelque chose dans une langue qui n’est pas maternelle&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  L’occitan chanté à l’école, une expérience qui mérite d’être tentée, c’est certain, disent tous les participants à la table ronde, modérée par la chanteuse Lisa. Mais cela ne suffit pas à Manu Theron. <em>«&nbsp;Cette expérience devrait être partagée par chacun des enfants qui naissent en Provence. On en est loin, et pour y arriver il faut des moyens plus importants&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Or ces moyens existent…mais en Languedoc Roussillon, <em>«&nbsp;où le Conseil Régional a ouvert une ligne budgétaire conséquente pour permettre à l’artiste d’entrer au lycée et y mener des projets.&nbsp;» </em>Lui-même pratique régulièrement l’exercice depuis une quinzaine d’années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Région Languedoc et le Conseil Départemental du 13 font entrer l'artiste à l'école</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/8537478-13437104.jpg?v=1447855588" alt="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." title="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." />
     </div>
     <div>
      Si le Conseil Régional Provence n’a jamais eu que des velléités en la matière, le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône a, lui, ouvert les collèges à l’expérience depuis 2010. Nous avons demandé au chargé de projets Patrici Gauthier ce qu’il en était. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Nous avons cherché un relais capable de garantir une qualité artistique, un rôle que joue l’association Arts et Musiques, qui s’adresse en particulier à André Gabriel. Gaël Hemery et Guilaine Renaud notamment ont participé à ces animations musicales avec des projets originaux, comme la conteuse Marie Ricard et cette année, c’est un luthier qui va initier des collégiens à la fabrication d’instruments traditionnels&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Plus jeunes, les élèves ont, toujours dans les Bouches-du-Rhône, l’occasion de participer à un projet d’ampleur, les Cantejadas. <em>«&nbsp;La préparation reste légère, car nous n’avons pas les moyens d’organiser rencontres entre enseignants et répétition générale avec 500 élèves&nbsp;»</em> explique Gilles Maille. <br />  &nbsp; <br />  Le conseiller pédagogique Musique de l’Académie d’Aix-Marseille dans les Bouches-du-Rhône brossera rapidement l’expérience.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chacun son métier, mais coopérer enrichit tout le monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/8537478-13437109.jpg?v=1447855697" alt="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." title="Vous enseigniez ? Et bien chantez maintenant !..." />
     </div>
     <div>
      Les Cantejadas, un ensemble de chants en provençal ponctuant un conte original, est l’occasion de créer diverses compositions, et de reprendre en chœur des chants, traditionnels ou non. <em>«&nbsp;La classe de musique moderne du Conservatoire d’Aix nous a apporté son concours, et nous mobilisons les compositions de Manu Theron et Miqueu Montanaro avec celles d’autres artistes. En 2015 c’était particulièrement «&nbsp;rock&nbsp;» avec beaucoup d’énergie.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Une énergie communicative. En 2016 environ 600 élèves des Alpes-de-Haute-Provence vont à leur tour organiser <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Les-Cantejadas-a-Digne-en-mai-prochain_a974.html">des Cantejadas à Digne.</a> <br />  &nbsp; <br />  Mais si, pour l’artiste, la confrontation avec les classes apprend beaucoup de choses sur la pédagogie, dixit Manu Theron, <em>«&nbsp;Il faut être conscient que chacun a son métier, on ne peut enseigner la musique à la place d’un enseignant de musique&nbsp;»…</em> <br />  &nbsp; <br />  Ceci-dit, pour l’enseignant, chanter n’est pas anodin. Laissons à Magali Bizot les mots de la fin.&nbsp;<em>« Jeune enseignante, je n’arrivais pas à capter l’attention de mes élèves&nbsp;»</em> se souvient la chanteuse de Misè Babilha. <em>«&nbsp;Alors j’ai chanté, et ça a marché, mes élèves ont accroché et l’échange a commencé&nbsp;! C’est une manière de communiquer. Si, en le disant, ça coince, alors chantez-le…&nbsp;»</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.aquodaqui.info/Vous-enseigniez-Et-bien-chantez-maintenant-_a1013.html</link>
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   <title>Massilia Sound System à l'heure de l'apéro</title>
   <pubDate>Wed, 10 Dec 2014 07:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Societat/Païs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7254656-11146474.jpg?v=1418194298" alt="Massilia Sound System à l'heure de l'apéro" title="Massilia Sound System à l'heure de l'apéro" />
     </div>
     <div>
      Le groupe fête ses trente ans toute l'année. A Marseille (Alcazar, méga concert aux Docks...) mais pas que. Ainsi ce jeudi 11 décembre on retrouvera le groupe au <a class="link" href="http://www.rockstore.fr/PBEvents.asp?CatID=2004556" target="_blank">Rockstore</a>, la salle des musiques électriques de Montpellier. <br />   <br />  En attendant, mardi 9 décembre, il était invité à la maison par L'Ostau dau País Marselhés, qui a préalablement poussé les murs en investissant un local plus adapté aux manifestations publiques depuis le mois d'octobre. <br />   <br />  La photo nous a été fourni par un habitué. <br />   <br />  Une occasion de rappeler que le journaliste Camille Martel a consacré une <a class="link" href="http://lemotetlereste.com/mr/attitudes/massiliasoundsystem/" target="_blank">très belle enquête</a>  sur l'histoire du groupe, s'est attaché à décortiquer la totalité de ses textes depuis 1984 ! Et a montré son importance dans la vie, certes musicale, mais aussi pour recoller les morceaux de la <em>convivència</em> dans une société qui tend à s'atomiser... <br />   <br />  ll y aurait surement des cadeaux plus idiots à faire à Noël.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Massilia universel</title>
   <pubDate>Wed, 29 Oct 2014 14:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   A l’occasion de leur trente ans d’existence, une certaine lumière a été portée sur le groupe emblématique marseillais Massilia Sound System.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7123258-10916592.jpg?v=1414589224" alt="Massilia universel" title="Massilia universel" />
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      Ils se sont bien racontés, eux, de K7 en CD, les galères, les espoirs, et la ville dans laquelle ils baignent. Mais on ne les avait pas encore racontés. <br />  &nbsp; <br />  C’est chose faite avec le «&nbsp;<a class="link" href="http://lemotetlereste.com/mr/attitudes/massiliasoundsystem/index.html" target="_blank">Massilia Sound System – la façon de Marseille</a>  &nbsp;», du journaliste (et musicien) montpelliérain Camille Martel (ed. Le mot et le reste).
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une fraternité déclinée en occitan contre la xénophobie</b></div>
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      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7123258-10916593.jpg?v=1414589252" alt="Massilia universel" title="Massilia universel" />
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      Succession de biographies des membres du groupe et d’analyses de leurs albums, dans laquelle s’insère les étapes marquantes de la trajectoire du Massilia, il s’en dégage une impression forte. <br />  &nbsp; <br />  C’est l’amitié qui a soudé ces musiciens. Et ce sentiment d’amitié a transpiré vers leur public, qui le leur a renvoyé. La fameuse Chourmo, récupère le discours engagé du Massilia Sound System dans une sorte de développement politique. <br />  &nbsp; <br />  Enfin&nbsp;! Si on veut bien considérer que la politique, c’est se préoccuper du vivre ensemble dans la cité. Et dans ce vivre ensemble il y a la fête, et la langue occitane. Et l’association des deux pour dire une société réelle, et une société rêvée. C’est notre Andalousie qu’ils ont chanté. A la fois paradis perdu et avenir espéré. Une utopie, indispensable. <br />  &nbsp; <br />  L’amitié désirée, qui soutient dans les épreuves de l’existence, et donne un sens plus profond aux bons moments, c’est sans doute la valeur la plus durable de ces trente ans de phénomène de société. <br />  &nbsp; <br />  Elle n’a pas toujours été au beau fixe. Camille Martel raconte les séparations, dont la plus injuste est la disparition d’un pilier de cette <em>còla</em>, Lux Botté, en 2008. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Après ça nous avons mieux veillé à prendre soin les uns des autres&nbsp;»</em> nous a glissé Gari Grèu, un des Massilia, lors d’un <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Massilia-Sound-System-selon-Gari-Greu_a695.html">récent entretien</a>. <br />  &nbsp; <br />  C’est, avec la résistance au totalitarisme, avec le rejet sans concession de la xénophobie, avec l’appel à une société de <em>convivència</em>, avec la tendresse manifestée au monde ouvrier et aux cultures populaires, la grande leçon que pourrait nous donner ces trente années du Massilia. <br />  &nbsp; <br />  Ils auraient pu exploser pour de sordides questions de droits d’auteur – et ça a failli, nous explique Camille Martel – ou d’ego mal soigné. Cela n’est pas arrivé&nbsp;; les crises ont bien éclaté, et elles ont été dépassées. <br />  &nbsp; <br />  Cette fraternité s’est construite sur un projet de société, un projet artistique, toutes les difficultés qu’on affronte ensemble, et toutes les joies qu’on partage avec tous les espoirs. <br />  &nbsp; <br />  C’est le message universel, chanté souvent en occitan, que cette demi-douzaine de garçons comme les autres nous adressent.&nbsp; <br />   <br />  <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Massilia-Sound-System-una-generacien-a-entendut-cantar-la-vida-en-occitan_a709.html">A lire aussi sur le même sujet&nbsp;</a>
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