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 <title>Aquò d'Aqui</title>
 <subtitle><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-14T09:30:41+02:00</updated>
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   <title>La charte vraiment sortie du placard ?</title>
   <updated>2015-09-09T10:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/La-charte-vraiment-sortie-du-placard_a952.html</id>
   <category term="Dison que" />
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   <published>2015-09-09T09:55:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Congrès réuni en 2016 pour, entre autres questions, autoriser l’Etat à signer la Charte Européenne des Langues Minoritaires ? Une portée symbolique et peu de droits réels. Mais aussi une occasion de voir comment ont évolué les pensées politiques à ce sujet en France.     <div>
      Il y a en France des sujets aussi épineux que l’intervention militaire en Syrie et l’accueil de dizaines de milliers de réfugiés. Et l’Etat, qui devra en décider, s’apprête aussi à lancer une réforme du Code du Travail qui traumatise par avance toute la gauche. C’est au milieu de ces questions de société cruciales que le chef de l’Etat a glissé une annonce lors de sa conférence de presse de rentrée, le 7 septembre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peu de droits à attendre au fond, mais un pied de nez aux personnages politiques qui fantasment un soi-disant affaiblissement de l'unité nationale et tirent à boulets rouges sur les langues de France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/8242393-12884874.jpg?v=1441785811" alt="La charte vraiment sortie du placard ?" title="La charte vraiment sortie du placard ?" />
     </div>
     <div>
      Il réunira le Congrès, c’est-à-dire le Sénat et l’Assemblée Nationale, en 2016, afin de réformer la Constitution du Peuple Français. Il lui proposera de décider d’introduire une dose de proportionnelle dans le processus électoral, de réformer le Conseil Supérieur de la Magistrature, et de rendre possible la signature, par la France, de la Charte Européenne des Langues Minoritaires. <br />  &nbsp; <br />  Nous avons <a class="link" href="http://www.aquodaqui.info/La-Charte-europeenne-des-langues-minoritaires-utile-malgre-tout-selon-Felip-Martel_a483.html" target="_blank">déjà examiné la portée de cette décision</a>, lors des <a class="link" href="http://www.aquodaqui.info/23-deputes-provencaux-ont-vote-pour-la-Charte-europeenne-des-langues-regionales-et-19-contre_a506.html" target="_blank">étapes, toujours avortées</a>, des tentatives timides et maladroites de l’Etat d’y parvenir. On sait que cette mesure, et le droit dévolu aux langues régionales en général, suscite des oppositions aussi irraisonnées que radicales. <br />  &nbsp; <br />  Le déni du droit à parler, publier, lire ou entendre une langue de France, en France, réunit – quelle prouesse&nbsp;! – messieurs Philippot et Mélenchon. Du Front National au Parti de Gauche, ont poursuit l’œuvre macabre de l’abbé Grégoire. Il s’agit pour les détracteurs d’éviter une division, voire un séparatisme, dont le fantasme nourrit une bonne part du jacobinisme français. <br />  &nbsp; <br />  Quelle idiotie&nbsp;! Les Suisses qui parlent, selon les régions, italien, français ou allemand, se séparent-ils&nbsp;? A l’inverse les Serbes et les Bosniaques qui partageaient la même langue sont-ils restés ensemble&nbsp;? La défense des langues d’Ecosse est-elle l’argument brandi par les indépendantistes&nbsp;? Les Burkinabés qui parlent, parfois au sein de mêmes villages jusqu’à huit langues différentes ont-ils fait de cette diversité un critère de haine lors des pogroms que chrétiens et musulmans ont perpétré l’an dernier&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Le fait de développer une presse en occitan, d’apprendre le basque à l’école, ou de créer une TV de langue arménienne mettront-ils en danger la République&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Il y a vingt ans, alors que j’enquêtais sur les rescapés marseillais du génocide des Juifs d’Europe, l’un d’eux me dit avec le plus grand calme&nbsp;: «&nbsp;J’ai cru dans les institutions de la France, et cela m’a valu un séjour dans les camps de la mort. La France, ce ne sont pas des institutions, mais une idée&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Quand elle inscrit dans le droit la diversité, quand elle lutte pour la liberté dans le monde, quand elle accueille des réfugiés ou quand elle est moteur dans les droits sociaux, la France est la France. Quand elle considérera que les 75 langues minoritaires parlées sur son sol font sa richesse, elle le sera encore plus. <br />  &nbsp; <br />  Quand elle laisse parler sa crainte des différences et, confondant unité et uniformité, elle ne veut plus voir aucune tête dépasser, elle n’est plus que l’Etat Français. <br />  &nbsp; <br />  La Charte Européenne des Langues Minoritaires là-dedans&nbsp;? Quelques engagements français, à peine un tiers de ceux qu’elle propose, aucun véritable droit, rien qui ne diminue l’usage du français dans la République, voilà ce qui suscite tant d’ire irraisonnée depuis 1997 et la première tentative législative pour l’adopter en France. <br />  &nbsp; <br />  Ce qui fait naître la grande crainte des contempteurs des langues régionales en France, c’est une unique disposition, à laquelle les Etats ne peuvent se soustraire. Chaque année, la manière dont le pays signataire a respecté ses engagements est évaluée, et le rapport est rendu public. <br />  &nbsp; <br />  Cela contrecarre évidemment la manie bien française d’accumuler lois et règlements, et de ne pas se préoccuper ensuite de leur application. <br />  &nbsp; <br />  Nous n’en prendrons qu’un seul exemple, mais qui résume si bien cet état d’esprit. Depuis 2001 une circulaire du Ministère de l’Education Nationale crée l’obligation pour les Académies de réunir deux fois par an un Conseil Académique de la Langue Régionale. On y trouve les acteurs de l’Education Nationale, les collectivités locales et les associations de promotion de la dite langue. <br />  &nbsp; <br />  Elle n’a été instituée dans l’Académie d’Aix-Marseille qu’à la fin de la même décennie, et ne se réunit qu’une fois par an. Quand ses membres demandent l’application de la circulaire, ceux qui doivent l’appliquer lèvent les bras au ciel, invoquent un manque de moyens, et passent à un autre sujet. <br />  &nbsp; <br />  Messieurs les farouches opposants législatifs à tout droit consenti à nos langues de France, rassurez-vous. Si, d’aventure, en 2016, la Charte Européenne des Langues Minoritaires était adoptée en France, vous auriez bien peu de chances de la voir entrer dans la réalité de notre pays. <br />  &nbsp; <br />  Vos indéfectibles soutiens dans les institutions, aidés par la redoutable inertie administrative qui fonde leur identité, rendront caduques les timides avancées par lesquelles M. Hollande espère glaner quelques précieux pour cents lors de prochaines élections. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Pas de catalan pour les familles des victimes du crash de l'Airbus A320</title>
   <updated>2015-04-02T08:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Pas-de-catalan-pour-les-familles-des-victimes-du-crash-de-l-Airbus-A320_a843.html</id>
   <category term="Societat/Païs" />
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   <published>2015-03-29T22:16:00+02:00</published>
   <author><name>Renat Mine</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Airbus A320 écrasé près du Vernet emportait des Catalans. C'étaient la majorité des victimes espagnoles, Pourtant la stèle érigée à leur mémoire, rédigée en allemand, espagnol, anglais et français ne comporte pas un mot de catalan pour les familles qui sont venues se recueillir.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7623806-11778591.jpg?v=1427663233" alt="Pas de catalan pour les familles des victimes du crash de l'Airbus A320" title="Pas de catalan pour les familles des victimes du crash de l'Airbus A320" />
     </div>
     <div>
      Le président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas, sera passé tout à fait inaperçu à Seyne et au Vernet, quand il s'y est rendu après la catastrophe aérienne du 24 mars 2015. <br />   <br />  Les médias français se sont attachés à la présence des trois chefs d'état : François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy. <br />   <br />  Néanmoins, la plus grande partie des victimes espagnoles étaient des Catalans, et la venue du premier élu catalan aurait du lui valoir a minima quelques lignes dans les journaux, une mention au journal télévisé. <br />   <br />  On ignore donc ce que le président Mas aura pensé de la stèle érigée au Vernet en mémoire des victimes. Celle-ci, rédigée en Allemand, Espagnol et Français, mais aussi en anglais, aurait du également comporter une traduction en catalan, langue nécessairement parlée ou comprise par la majorité des victimes espagnoles. <br />   <br />  En témoigne la présence, avec les familles venues sur place, d'Isabel Ferrer, la responsable de l'équipe du <a class="link" href="http://www.elperiodico.cat/ca/noticias/societat/han-passat-tristesa-lodi-4057588?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=elPeriodico-ed07h" target="_blank">Centre Social d'Urgences de l'Ajuntament de Barcelona</a>, et de psychologues de la dite équipe. <br />   <br />  La moindre des compréhensions, en la matière, aurait du pousser les responsables français à réfléchir autrement qu'en ...responsables français, et à se montrer attentifs à d'autres manières de penser, de dire, et de faire en Europe. <br />   <br />  De nombreuses familles de victimes auraient apprécié probablement de lire dans leur langue habituelle l'hommage gravé sur la stèle du Vernet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes</title>
   <updated>2014-04-02T10:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Municipales-l-occitan-ne-sort-pas-renforce-des-urnes_a560.html</id>
   <category term="Politica/Beileja" />
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   <published>2014-04-02T08:46:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sans altérer réellement les espoirs des défenseurs de la langue d’oc, le résultat des municipales ne sera pas sans effet sur les politiques locales, ou nationales…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/6486499-9782605.jpg?v=1396423039" alt="Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes" title="Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes" />
     </div>
     <div>
      La «&nbsp;vague bleue&nbsp;» en Provence, avec ses déferlantes «&nbsp;bleu marine&nbsp;» a submergé la région. Toute&nbsp;? Non, car quelques "irréductibles villages" occitans ont résisté. La langue régionale y est mieux traitée qu’ailleurs, c’est-à-dire sans indifférence, mépris ou hostilité.&nbsp; <br />   <br />  Donnons un coup d'oeil circulaire sur la situation. <br />  &nbsp; <br />  L’Ostau de Provença, à Aix, ne verra pas la visite d’un nouveau maire. Le socialiste Edouard Baldo a échoué face à Maryse Joissains, le maire UMP depuis le début du siècle. <br />   <br />  Le candidat socialiste avait largement fait référence à la langue d’Oc dans sa profession de foi. On doit noter deux changements dans l’ancienne capitale de Provence du point de vue de la défense du provençal. <br />  &nbsp; <br />  La maire adjointe aux «&nbsp;Affaires provençale&nbsp;», Arlette Ollivier, ne se représentait pas. Elle avait accompagné Mme Joissains depuis sa victoire de 2001 et assumait quatre délégations épuisantes, dont la Communication. Arlette Ollivier avait veillé, par exemple, à l’intégration du Centre d’Oralité de la Langue d’Oc à la Médiathèque d’Aix. <br />   <br />  l'Adjointe pérennisait ainsi ce centre de documentation associatif en lui donnant un statut communal. On se souvient aussi qu’en 2007, elle avait participé à la manifestation d’Anem Òc à Béziers, pour l’occitan dans la vie publique. <br />   <br />  A Aix-en-Provence, toujours, Hervé Guerrera, conseiller municipal régionaliste d'opposition (il a fait partie des fondateurs du Partit Occitan en 1987) et conseiller régional, est élu sur la liste d’opposition socialiste d’Edouard Baldo. <br />   <br />  Lors des municipales de 2009, M. Guerrera était tête de liste écologiste et avait réalisé plus de 11% des voix. Dans la foulée, il avait négocié la fusion des listes au second tour avec celle d’Alexandre Medwedowsky (qu’on retrouvait cette fois-ci sur une liste centriste…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Déceptions occitanistes à Aix comme à Marseille</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/6486499-9782606.jpg?v=1396423304" alt="Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes" title="Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes" />
     </div>
     <div>
      Transfuge&nbsp;? En fait les Verts lui avaient préféré un écologiste pur jus, François Hamy, qui a effacé toute référence à la langue et à la culture régionale lors de sa campagne. Inédit à Aix depuis plus de vingt ans&nbsp;! Sa liste n’atteint pas 5%. <br />   <br />  Voyant ses valeurs fondamentales niées et désirant donner une véritable chance à la gauche aixoise de jouer l’alternance, Hervé Guerrera avait alors choisi de négocier avec la tête de liste socialiste. <br />  &nbsp; <br />  A Marseille, une partie des milieux régionalistes misaient beaucoup sur le candidat socialiste, Patrick Menucci. Celui-ci avait montré un intérêt croissant pour les projets occitanistes depuis deux ans&nbsp;: calandreta, soutien à la musique occitane, projet de centre culturel…, qui devront être avancés par leurs promoteurs dans un contexte politique moins favorable, et dans une ambiance marquée pour les six années à venir par l’implantation du FN dans le 7 è secteur de la ville. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le maire de La Seyne parlera encore provençal</b></div>
     <div>
      Dans les Bouches-du-Rhône, on doit noter la réélection de Roger Meï, le maire Front de Gauche de Gardanne, sur le fil&nbsp;! Il gagne, avec 71 voix d’avance sur son rival de gauche, Jean-Brice Garella, qui a déposé un recours. Gardanne abrite la Mission Académique pour la Langue Régionale, qui organise l’enseignement du provençal dans le primaire et dans tout le département. <br />  &nbsp; <br />  Non loin, la réélection de Lucien Molino à Septèmes, aux portes nord de Marseille, garde à différentes manifestations de soutien à la langue occitane un épaulement jamais démenti de cette municipalité de gauche. <br />  &nbsp; <br />  Dans le Var, qui reste profondément à droite, et voit le FN arriver dans trois villes, dont Fréjus et Le Luc, la Ville de La Seyne reste à gauche. Le maire socialiste, Marc Vuillemot, est un parfait occitanophone et avait créé une délégation à la langue régionale en 2008. <br />   <br />  Il avait aussi soutenu les projets d’introduction de la langue occitane à l’école. Il a été mis en difficulté, dans une ville portuaire qui cumule les difficultés nées de la fermeture, désormais ancienne, de ses chantiers navals. <br />   <br />  M. Vuillemot était toutefois arrivé en tête au premier tour, un peu en dessous de 30%, talonné par le FN à 26%. Lors du second tour, au cours d’une triangulaire PS-FN-UMP, il l’emporte avec 40% des voix.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bleu Marine avec Sang et Or dans le Vaucluse</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/6486499-9782608.jpg?v=1396423217" alt="Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes" title="Municipales : l’occitan ne sort pas renforcé des urnes" />
     </div>
     <div>
      Peu de villes se sont lancées dans une politique active de promotion de la langue régionale en Provence. Et la défense de celle-ci a rarement été un enjeu avoué lors de ces municipales. <br />  &nbsp; <br />  Le cas de Cheval Blanc, dans le Vaucluse, semble particulier. Une association ultra-provençaliste y a projeté la création d’un «&nbsp;observatoire&nbsp;» de la&nbsp; langue provençale. <br />   <br />  Grace à la mise à disposition d’une bâtisse par la commune, et à une subvention très importante qu’elle espère du Conseil Régional Paca, elle pourrait y forger l’outil de l’anti-occitanisme virulent qui l’anime.&nbsp; <br />   <br />  Sur le plan du contexte politique, Cheval Blanc avait apporté 35% de ses suffrages à Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012, la plaçant en tête des candidats. Le maire, Christian Mounier (classé divers droite), a été réélu au premier tour des municipales avec 72,43% des suffrages exprimés. <br />  &nbsp; <br />  Le passage à droite d’un nombre important de communes de Provence Alpes Côte d’Azur aura également un impact fort sur les élections sénatoriales de septembre 2014, qui doivent renouveler la moitié des sièges de sénateurs. <br />   <br />  En effet, les délégués des conseils municipaux représentent 95% des 150&nbsp;000 électeurs des sénateurs. <br />  &nbsp; <br />  Actuellement le Sénat est à gauche. Il doit examiner un projet de loi autorisant le gouvernement à ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales. Son président Jean-Pierre Bel, en mai 2012, avait manifesté en faveur des langues de France à Toulouse. <br />   <br />  Il était en tête de cortège.&nbsp; <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Demain un Sénat anti-langues de France?</b></div>
     <div>
      Les défenseurs des langues régionales pouvaient donc espérer un Sénat favorable à une certaine rénovation législative. A la suite des municipales de 2014, ces espoirs pourraient être largement rabattus. <br />   <br />  Un millier d’électeurs FN voteront en particulier pour les sénateurs. Or ses députés européens, en septembre 2013, avaient tous voté contre un rapport préconisant la ratification de la&nbsp; charte. <br />  &nbsp; <br />  Au sommet de l'Etat également, les promoteurs des langues régionales pourraient perdre un allié. Ils jaugeront surement les chances d’Hubert Poignant de rester proche conseiller de François Hollande. <br />   <br />  L’ex maire de Quimper a subi une défaite dimanche 30 mars 2014. Son étoile est donc pâlissante. Or, il est réputé ferme partisan des langues de France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>M. Mélenchon constant dans son refus des langues régionales</title>
   <updated>2013-10-05T08:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/M-Melenchon-constant-dans-son-refus-des-langues-regionales_a411.html</id>
   <category term="Dison que" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/5910429-8806126.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-09-29T09:21:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En votant contre un rapport préconisant un soutien européen aux langues minoritaires, M. Mélenchon a confirmé sa volonté de condamner celles-ci à une disparition silencieuse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5910429-8806126.jpg?v=1380439876" alt="M. Mélenchon constant dans son refus des langues régionales" title="M. Mélenchon constant dans son refus des langues régionales" />
     </div>
     <div>
      Quand, le 11 septembre dernier, le rapport présenté par François Alfonsi au Parlement Européen a été largement voté par les députés de tous pays,&nbsp;il s’est trouvé un grand nombre de parlementaires français pour rejeter ce texte. <br />   <br />  Le rapporteur, élu pour Régions et Peuples Solidaires sur la liste Europe Ecologie, proposait à ses pairs de demander à la Commission Européenne d’influer sur les politiques nationales, afin que celles-ci favorisent mieux l’emploi des langues minoritaires de leurs territoires. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Egalité devant la Loi ? Mon oeil!</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5910429-8806127.jpg?v=1380439822" alt="M. Mélenchon constant dans son refus des langues régionales" title="M. Mélenchon constant dans son refus des langues régionales" />
     </div>
     <div>
      Aider mieux l’enseignement, la radio, la presse et la création en breton, corse ou alsacien, qui est contre&nbsp;? Devant leurs électeurs, ils s’y opposent rarement, les députés qui ont pourtant voté contre <a class="link" href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2013-0350+0+DOC+XML+V0//FR&amp;language=FR" target="_blank">ce texte sans portée contraignante</a>. <br />  &nbsp; <br />  Parmi les Français, si certains UMP ont voté contre, ce sont les députés européens du Front National qui se sont exprimés en bloc pour rejeter le texte présenté par M. Alfonsi. Quand certains de ce côté-là feront mine bientôt (on renouvelle le Parlement Européen au printemps 2014) de défendre les traditions régionales, seuls les naïfs y prêteront foi. <br />  &nbsp; <br />  Mais à l’autre bout de l’échiquier, c’est M. Mélenchon qui, non seulement a voté contre, mais <a class="link" href="http://europe.jean-luc-melenchon.fr/analyses-des-textes-votes-en-session/9-12-septembre-2013/#d1" target="_blank">s’en est ensuite expliqué</a>  en termes qui font voir combien cet ex candidat à la présidentielle comprend peu les termes du débat, combien aussi son idéologie uniformisatrice laissera peu de place à toute évolution de sa part. <br />  &nbsp; <br />  Nous savons que les amis de l’ex candidat du Front de Gauche à la présidentielle de 2012, notamment communistes, pensaient pouvoir infléchir sa rigidité républicaniste toute chevènementiste, c’est-à-dire parfaitement psychorigide. Pour lui, la France une et indivisible ne se conçoit qu'avec l'usage du seul français. Peu lui importe que certains de ses soutiens voient dans la diversité des langues du peuple un ressort de la Fraternité, élément clef de la devise nationale. <br />  &nbsp; <br />  Ceux-là, parmi lesquels les occitanistes sincères et actifs ne manquent pas, devraient examiner le résultat de leurs efforts avec lucidité. M. Mélenchon est irrécupérable. Ses idées sociales peuvent séduire, c’est vrai. Il a su <a class="link" href="http://www.dailymotion.com/video/xon7f8_jean-luc-melenchon-conference-de-presse-langues-regionales-8-fevrier-2012-montpellier-34_news" target="_blank">mettre opportunément de l’eau dans son vin bleu-blanc-rouge</a>, quand il s’agissait de grappiller quelques voix. Mais si nous lui faisons confiance pour jouer collectif quand il s’agit de se présenter au suffrage universel, nous savons qu’il n’en fera qu’à sa tête une fois élu. <br />  &nbsp; <br />  Or, ce qu’il&nbsp; y a dans cette tête, c’est entre autres, la volonté affirmée de priver d'avenir les langues régionales. Les <a class="link" href="http://www.youtube.com/watch?v=IJ9clp5Zg4Q" target="_blank">exemples,</a>  internet en est rempli. <br />  &nbsp; <br />  Certes, dans l’explication de son vote, il dit bien l’inverse. C’est la perspective d’une signature par la France de la Charte européenne des langues minoritaires qu’il refuse catégoriquement. C’est ce qu’il dit. <br />  &nbsp; <br />  Nous savons qu’il existe un <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Faut-il-s-investir-pour-la-Charte-europeenne-des-langues-minoritaires_a191.html">débat interne au régionalisme sur</a> les avantages-inconvénients que présente ce<a class="link" href="http://conventions.coe.int/treaty/fr/Treaties/Html/148.htm" target="_blank"> texte</a>  que le Conseil Constitutionnel a toujours retoqué, et que le président Hollande a renié, en même temps que la parole donnée lors de sa campagne électorale. <br />  &nbsp; <br />  Mais ce n’est pas là que se situe l’opposition ferme et rigide de Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, toute avancée de droits dévolus à une langue minoritaire équivaut à des droits reconnus à ses locuteurs parce qu’ils sont justement locuteurs. <br />  &nbsp; <br />  Tout ce qu’on peut dire à ce sujet c’est que M. Mélenchon n’a pas lu ce texte. Il a encore moins lu la liste des articles que la France serait prête à signer (si le Conseil Constitutionnel l’admettait&nbsp;!). Aucun ne permet au député européen de tenir le discours qu’il tient. Des droits au maintien des langues et à leur promotion, il y en a certes, des droits à ses locuteurs, non, aucun. <br />  &nbsp; <br />  Mais, peu importe pour lui, le fantasme de la division au sein de la République est agité par M. Mélenchon. Il explique en effet, à propos de la charte, que <em>«&nbsp;son contenu comme ses origines contredisent plusieurs principes républicains, à commencer par le plus essentiel&nbsp;: le principe d’égalité des citoyens devant la loi et les services publics&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Parlons-en&nbsp;! J’ai payé toute ma vie au fisc l'achat et la conservation de milliers de chefs d’œuvre présentés au Musée du Louvre, ou à celui du Quai d’Orsay. Mis à part le billet d’entrée, aller les admirer coûtera le prix d’un ticket de métro à nos amis parisiens. Moi, entre le TGV et l’hôtel, pour passer quelques heures devant le <a class="link" href="http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/pierrot-dit-autrefois-gilles" target="_blank">Pierrot autrefois Gilles</a>  de Watteau, ou aux pieds de la <a class="link" href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=20232" target="_blank">Vénus d’Arles</a>, il me faudra débourser environ 200€. Inutile de demander ensuite un crédit d’impôts pour investissement dans la culture… <br />  &nbsp; <br />  Au moins pourrais-je envoyer une carte postale sans souci, acheter quelques timbres et faire tout ce qu’on peut faire dans un bureau de poste, sur les bords de Seine. En revanche, lors de mes dernières vacances en montagne entre Jausiers et l’Italie, au village où j’ai posé mon sac, il m’a fallu aller à la mairie pour cela. La poste avait déserté, comme elle avait fui la plupart des communes alentour. Trop rurales, trop éloignées. <br />   <br />  Ai-je besoin de vous dire ce qu'il en est des possibilités de trouver un hôpital public dans les mêmes montagnes, comparé aux possibilités d'en trouver un en Ile de France ? <br />  &nbsp; <br />  Au fait, pour me rendre à Paris, il me faudra trois heures de TGV, pour aller à Briançon, trois heures et demie, par le train. 800 kms dans un cas, moins de 200 dans l'autre. Si par malheur je dois aller à Poitiers, préparez moi un gros thermos de café et plusieurs sandwiches! Pour le Parisien qui m'y rejoindra ce sera beaucoup plus simple. <br />  &nbsp; <br />  Mais, pour M. Mélenchon, l’égalité des citoyens devant le service public, c’est l’interdiction de l’enseignement des langues régionales, comme leur valorisation voulue par l’Europe. Car rejeter le rapport de François Alfonsi revient à cela. <br />  &nbsp; <br />  A tout cela, les amis occitanistes de cet homme politique haut en couleurs et fort en gueule devraient réfléchir. Les idées sociales qu’il défend ne sont pas en cause, elles méritent débat, et constituent une alternative au libéralisme façon XXIè siècle, qui nous a mené à la profonde crise du monde occidental. <br />  &nbsp; <br />  Mais en misant sur ce personnage, ils coupent justement des idées sociales qu’il professe un grand nombre de gens qui, refusant d’être aveugles, savent dès à présent qu’ils se condamneraient à être muets en cas de succès, même limité, de Jean-Luc Mélenchon. Espérons que les occitanistes proches du Front de Gauche ne restent pas sourds à cet argument. <br />  
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   <title>Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?</title>
   <updated>2014-03-10T11:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Faut-il-s-investir-pour-la-Charte-europeenne-des-langues-minoritaires_a191.html</id>
   <category term="Lenga/d’O" />
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   <published>2012-11-20T08:40:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
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    <![CDATA[
Aurélie Filipetti annonce la relance du processus de ratification de la Charte. Ses propos ont été précédés par un travail de conviction auprès de François Hollande. Mais sur le terrain occitaniste le doute est de rigueur : est-ce le bon combat ? Nous avons interrogé des acteurs représentatifs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/4943018-7378177.jpg?v=1353398427" alt="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" title="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" />
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      Depuis que, jeudi 15 novembre 2012, la ministre de la Culture Aurélie Filipetti, a annoncé que <em>serait «&nbsp;mis en œuvre le processus conduisant à la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales&nbsp;»,</em> le débat est relancé. Défendre cette charte est-ce une bonne idée pour l’occitan&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;En 2002 Jospin l’a tenté, et le Conseil Constitutionnel l’a dézinguée, la gauche est allée voir ailleurs et je ne vois pas ce qui changerait cette fois-ci&nbsp;»</em> souligne pour sa part Felip Martel. Le responsable de la Felco (Fédération des Enseignents de Langue et Culture d'Oc) s’exprime là à titre personnel, et tiens à le préciser. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Sans réforme constitutionnelle, ce n’est pas la peine, les effets seront les mêmes, il se trouvera toujours quelqu’un au Conseil Constitutionnel pour retoquer le texte. Franchement, pour moi la priorité n’est pas là&nbsp;»</em> dit-il carrément. <em>«&nbsp;On trouvera même des socialistes pour contester l’initiative du gouvernement. Celui-ci est déjà dans le renoncement sur d’autres points comme le vote des étrangers, ça ne s’améliorera pas. La seule chance d’un nouveau texte est déjà passée&nbsp;; c’était durant l’été, quand les vents contraires ne&nbsp; soufflaient pas encore sur ce gouvernement.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  La Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires est un texte adopté par le Parlement Européen en 1992. En 23 articles elle ouvre l’éventail des dispositions que les Etats sont invités à prendre pour sauvegarder et promouvoir l’usage des langues minoritaires, autres que les langues des migrants, sur leur territoire. Enseignement, médias…la Charte comporte de nombreux items. Elle rend essentiellement les Etats responsables de l’état de ces langues régionales. <br />  
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au nom de la France, réclamer à l'Etat la promotion de ses langues?</b></div>
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      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/4943018-7378178.jpg?v=1353398493" alt="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" title="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" />
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      <em>«&nbsp;Tant que la Charte ne pose pas l’existence de communautés, inacceptable en France par l’Etat, je ne pense pas qu’il y ait matière à réellement invoquer l’article 2 de la Constitution </em>(«&nbsp;le français est la langue de la République…ndlr)<em> pour rendre inconstitutionnelle cette ratification&nbsp;»</em> estime, lui, Alain Barthélemy-Vigouroux, le secrétaire de l’Association pour l’Enseignement de la Langue d’Oc (Aeloc), d’ailleurs affiliée à la Felco de M. Martel. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Aussi il ne faut pas réclamer de droits en tant que minorité, mais bien en tant que Français. C’est peut-être subtil, mais c’est en tant que citoyens français que nous devons demander à l’Etat, et pour l’intérêt de la France, de défendre et promouvoir les langues qui font partie de son patrimoine, au même titre qu’on peut lui demander de sauvegarder nos paysages ou la cathédrale de Reims&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Le président de l’Institut d’Estudis Occitans des Bouches-du-Rhône, Joël Bouc, est lui aussi sans illusion vis-à-vis de la ratification, à l’annonce faite par Mme Filipetti. <em>«&nbsp;Sans modification de la Constitution, le Conseil Constitutionnel empêchera comme en 2002 cette ratification&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Pour autant la réponse que la ministre avait faite par écrit à une question du sénateur PS de l’Aude Robert Courteau, n’est pas considérée comme négative par Joël Bouc. <em>«&nbsp;Il y a une valeur pédagogique dans tout ça. Même si l’objectif affiché n’est pas atteint, il reste que le débat s’instaure en France sur la place faite à ses langues, et que c’est une occasion de faire mieux savoir quel est le but des défenseurs des langues minoritaires&nbsp;: défendre et promouvoir la diversité culturelle, faire la démonstration que l’uniformité n’est pas ce dont la France a besoin&nbsp;».</em> <br />  
     </div>
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     <div><b>Une concertation préalable et transversale</b></div>
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      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/4943018-7378180.jpg?v=1353398546" alt="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" title="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" />
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      Felip Martel, lui, s’il prend acte des propos de la ministre de la culture, attend surtout les réactions de son collègue à l’Education, Vincent Peillon. <em>«&nbsp;Il vient de perdre 3% de son budget, il pourra difficilement proposer que les Régions, elles-mêmes en décroissance budgétaire, prennent en charge l’enseignement des langues régionales&nbsp;», </em>charte européenne ou pas. <br />  &nbsp; <br />  Pour lui, la priorité devrait être de demander, plutôt que la ratification de la Charte Européenne, une loi-cadre franco-française, précisant la place de l’enseignement de l’occitan. <br />  &nbsp; <br />  D’une certaine façon, Alain Barthélemy-Vigouroux le rejoint&nbsp;: <em>«&nbsp;l’Etat promeut à l’école la langue anglaise, sans que cela ne mette en danger, de son point de vue, la République. Il faut réclamer de sa part la même volonté de promouvoir les langues régionales à l’école, qui ne mettront pas plus en danger la République.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Les propos plus précis d’Aurélie Filipetti laissent entendre qu’une vaste concertation préalable <em>«&nbsp;et transversale&nbsp;» </em>précédera toute initiative européenne, proposée aux parlementaires et à d’autres élus. <br />  &nbsp; <br />  C’est sans doute là que s’annihileront les demandes contradictoires de ces élus&nbsp;: les touchés par le mouvement occitan d’un côté, partisan d’une reconnaissance globale de la langue d’Oc, et les autres influencés par des groupes strictement régionaux, frontalement opposés aux premiers.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Approches élyséennes préalables</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/4943018-7378181.jpg?v=1353398648" alt="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" title="Faut-il s'investir pour la Charte européenne des langues minoritaires ?" />
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      Car les propos d’Aurélie Filipetti ne sont pas nés du néant. Un aval de l’Elysée était nécessaire. Celui-ci a été préparé, en particulier par le conseiller de François Hollande, Bernard Poignant. <br />  &nbsp; <br />  Pendant que les irrédentistes provençaux misaient sur un lobbying d’élus locaux pour dénier le caractère uni de la langue d’oc, l’autre camp, occitaniste, travaillait le cercle rapproché du président Hollande. Le 14 novembre, veille des propos de Mme Filipetti, René Ricarrère, Jean-Louis Blenet et Sèrgi Javaloyès étaient reçus à l’Elysée pour <em>«&nbsp;rappeler l’exigence d’une impulsion au plus haut niveau pour une politique en faveur de ce patrimoine humain et vivant&nbsp;»</em> qu’est la langue occitane dans toutes ses variétés. <br />  &nbsp; <br />  Le premier est l’ancien délégué national du PS pour les langues régionales&nbsp;; le second dirige l’Institut Supérieur des Langues de la République Française, le troisième, artiste connu, est Conseiller Economique et Social Régional d’Aquitaine. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Nous avons</em> <em>insisté sur la nécessité d’un engagement prompt et déterminé de la Présidence et du gouvernement&nbsp;». </em>Ils ont été apparemment entendus. <br />  &nbsp; <br />  Reste à savoir si c’est pour une gesticulation sans lendemain ou pour de réelles avancées législatives en faveur des langues de France. <br />  
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