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  <title>Aquò d'Aqui</title>
  <description><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Aquò d'Aqui</title>
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   <title>L’édit de Villers-Cotterêts ressuscité pour faire taire le catalan dans les communes</title>
   <pubDate>Fri, 21 Apr 2023 08:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Neumuller</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politica/Beileja]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   MONTPELLIER/ELNE/PORT-VENDRES/TARERACH/BANYS. Le représentant de l'Etat a déployé six siècles de textes pour dénier le droit des conseillers municipaux catalans de s'exprimer dans leur langue lors des actes publics de leurs communes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/72308507-50331251.jpg?v=1682061307" alt="L’édit de Villers-Cotterêts ressuscité pour faire taire le catalan dans les communes" title="L’édit de Villers-Cotterêts ressuscité pour faire taire le catalan dans les communes" />
     </div>
     <div>
      Elne, Port-Vendres, Tarerach et Els Banys&nbsp;: quatre communes «&nbsp;linguistiquement rebelles&nbsp;» parce que leurs conseillers municipaux veulent pouvoir délibérer en catalan, étaient citées au Tribunal Administratif de Montpellier, mardi 18 avril, par le préfet des Pyrénées Orientales. <br />   <br />  L’État faisait entendre que depuis l’Edit de Villers-Cotterêts (1539… une jurisprudence royale qui traverse la République française semble t’il) jusqu’à la loi Toubon de 1994 ( qui pourtant affirme ne pas concerner les langues régionales) la primauté du français dans les actes publics doit être comprise comme en fait exclusive. <br />   <br />  Les avocats des quatre Communes, eux, ont démonté ces arguments&nbsp;: L’Edit de 1539 n’engage nullement la République, l’article 2 de la Constitution du Peuple Français affirme bien que le français est La langue de la République, mais n’exclut pas les autres et se voit complété par l’article 75.1 qui affirme que celles-ci sont notre patrimoine commun, la loi Toubon elle-même ne concerne pas les langues de France, et cette acception a été confirmée par la Loi Molac de mai 2021, etc. <br />   <br />  Les défenseurs des langues autochtones en France sont hélas habitués à voir toutes les juridictions myopes sur ce plan, ne voulant pas voir ni l’intention du législateur ni les textes eux mêmes dans leur finesse… nous sommes là en présence d’une position idéologique qui se cache mal derrière un argumentaire juridique. <br />   <br />  Le jugement sera rendu d’ici trois mois, il y a fort à parier qu’il sera suivi d’appels et, comme nous l’affirmait la semaine passée Pere Manzanares, l’adjoint au maire d’Elne Nicola Garcia i Benaiges, un recours près la Cour Européenne de Justice dira sans doute le dernier mot dans quelques années. <br />   <br />  En attendant, place aux militants qui souhaitent que nos langues de l’hexagone entrent dans les faits dans la vie du pays. Ils étaient une bonne cinquantaine avec banderoles devant le Tribunal Administratif. En attendant de faire vivre cette nouvelle lutte au long cours. <br />   <br />  Ils commencent à avoir l’habitude après la longue bataille pour faire adopter la Loi dite Loi Molac. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/72308507-50362245.jpg?v=1682341436" alt="L’édit de Villers-Cotterêts ressuscité pour faire taire le catalan dans les communes" title="L’édit de Villers-Cotterêts ressuscité pour faire taire le catalan dans les communes" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Elne et trois communes au Tribunal Administratif pour défendre le droit de délibérer en catalan</title>
   <pubDate>Wed, 12 Apr 2023 17:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Neumuller</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politica/Beileja]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   MONTPELLIER. Mardi 18 avril le Tribunal Administratif fera suite au recours du préfet des Pyrénées Orientales. Celui-ci conteste le droit aux communes de débattre en catalan au conseil municipal, tel qu'elles l'ont inscrit au règlement communal.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/72101916-50193246.jpg?v=1681315184" alt="Elne et trois communes au Tribunal Administratif pour défendre le droit de délibérer en catalan" title="Elne et trois communes au Tribunal Administratif pour défendre le droit de délibérer en catalan" />
     </div>
     <div>
      <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">Ce 18 mai 2022 pour la première fois le conseil municipal <a class="link" href="https://ville-elne.fr/fr/" target="_blank">d’Elne</a>, 8600 habitants au sud de Perpignan, entendait ses conseillers municipaux débattre en catalan dans un cadre réglementaire… mais pas légal a estimé le préfet des Pyrénées Orientales, qui a assigné la Commune au&nbsp;Tribunal Administratif de Montpellier. Celui-ci entend les parties mardi prochain. Une jurisprudence à venir pour les langues de France&nbsp;? Parlons en avec Pere Manzanares, maire adjoint délégué à la langue régionale et président du <a class="link" href="http://www.sioccat.com/fr/" target="_blank">Sioccat</a>  (syndicat intercommunal pour la promotion des langues catalane et occitane – 130 communes). <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Délibérations en catalan, traduites en français</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/72101916-50193247.jpg?v=1681315493" alt="Elne et trois communes au Tribunal Administratif pour défendre le droit de délibérer en catalan" title="Elne et trois communes au Tribunal Administratif pour défendre le droit de délibérer en catalan" />
     </div>
     <div>
      <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm"><b>Aquò d’Aquí – Le nouveau règlement du conseil municipal autorise les débats en catalan, qui sont dans la foulée traduits en français. Le préfet en conteste la légalité. Comment résumez vous le problème&nbsp;?</b> <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm"><strong>PM -</strong> Notre avocat représentera les communes d’Elne, Port Vendres et Tarérach, Amélie les Bains en ayant choisi le sien par ailleurs, afin de répondre au recours du préfet des Pyrénées Orientales. Cependant les quatre sont citées ensemble au Tribunal Administratif. Il est bon de savoir que l’avocat a d’abord présenté une Question Préalable de Constitutionnalité à propos de l’Edit de Villers-Cotterêts ( 1539), mais le TA refuse de la transmettre au Conseil Constitutionnel. Le mémoire de notre avocat mise sur l’interprétation de la Constitution du peuple français&nbsp;: l’article 2 certes pose que le français est la langue de la République, mais <a class="link" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019241104" target="_blank">l’article 75.1</a>  souligne que les langues telles le catalan font partie du patrimoine de la France. Nous devrions donc pouvoir faire vivre ce patrimoine. <br />   <br />  Rappelons l’objet du débat&nbsp;: notre commune délibère que les débats du conseil municipal peuvent se dérouler en catalan, et que la traduction intégrale en français sera publiée avec les comptes rendus. Le préfet cependant prétend qu’en assemblée délibérante l’emploi du français doit être exclusif. Au secrétaire général de la préfecture j’ai pu dire que nous ne retranchions rien au français, que nous ne faisions qu’ajouter le catalan, et que le respect des débats en français serait total. Mais voilà, il estime que le fait de s’exprimer en catalan pourrait permettre de dissimuler&nbsp;; et nous estimons nous que cette suspicion est absurde. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire jurisprudence ?</b></div>
     <div>
      <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm"><b>Il est bien rare que l’article 75.1 soit considéré comme autre chose que cosmétique par les autorités judiciaires et politiques françaises. Pensez-vous faire évoluer cette situation&nbsp;?</b> <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">Ce qui est intéressant dans cette affaire, d’un point de vue juridique c’est que les décisions récentes d’autres tribunaux administratifs pourraient être pris en compte. Une commune corse, une autre basque, ont été confrontées à la même situation, et dernièrement le TA de Bastia a eu a juger des pratiques de la Collectivité Territoriale de Corse, en acceptant que les délibérations soient faites en langue corse à la condition que ce soit intégralement traduit en français. <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">En ce qui nous concerne, notre pratique consiste à commencer en catalan puis à traduire en français&nbsp;; le but est d’envoyer un signe fort à la population elle-même, afin qu’elle s’approprie sa propre langue. Au plan juridique cette pratique diffère des cas que j’ai évoqué puisque nous proposons une traduction immédiate, au moment même du conseil municipal. Selon ce que décidera le Tribunal Administratif de Montpellier, cela pourrait faire jurisprudence. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jusqu'à la Cour Européenne de Justice</b></div>
     <div>
      <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm"><b>Une étape suivante&nbsp;?</b> <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">Si, comme nous le craignons, le TA donne suite au recours du préfet, nous devrons retirer du règlement intérieur la possibilité offerte de s’exprimer en catalan lors des séances du conseil municipal, mais moi comme le maire et d’autres conseillers nous continuerons à nous y exprimer ainsi. Certes nous ne pourrons pas envoyer les actes en catalan à la préfecture, néanmoins ils auront été discutés oralement en catalan au sein de notre conseil municipal. <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">Notez cependant que, bien que déboutés, nous ferions appel de la décision et que, finalement nous déposerions nos recours jusqu’à la Cour Européenne de Justice pour dénoncer la discrimination linguistique faite à des citoyens dans l’exercice d’un mandat public. <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">La Justice Européenne est plus réceptive que la française, et l’État pourrait être condamné devant une juridiction européenne, ce qui ferait avancer la cause. Ne nous cachons pas que nous poursuivons un but politique qui consiste à obtenir que l’État français signe enfin la Charte Européenne des Langues Régionales, et qu’enfin il y ait en France une réelle politique de reconnaissance de ces langues. Nous pensons que nous travaillons là pour l’ensemble des langues historiques du territoire français. <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />    <p style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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