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 <title>Aquò d'Aqui</title>
 <subtitle><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-21T15:55:15+02:00</updated>
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   <title>Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre</title>
   <updated>2014-02-26T15:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Quand-l-arabe-et-l-occitan-se-decouvrent-l-un-l-autre_a522.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
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   <published>2014-02-23T15:17:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
AIX. Le 13 février 2014 à Aix-en-Provence, Vincent Peillon a signé une convention avec l'Institut du Monde Arabe, pour favoriser l'enseignement des langues méditerranéennes. Les élèves du cours de provençal du lycée Cézanne en ont profité pour faire connaître quelques trésors poétiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/6353359-9582191.jpg?v=1393426219" alt="Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre" title="Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre" />
     </div>
     <div>
      La visite de Vincent Peillon, le ministre de l'Enseignement, à Aix-en-Provence le 13 février 2014 n'était pas destinée à s'intéresser aux langues régionales, pas plus au provençal qui y est enseigné qu'à une autre. <br />   <br />  Accompagné de Jack Lang, l'actuel président de l'<a class="link" href="http://www.imarabe.org/jeune-public/a-la-une" target="_blank">Institut du Monde Arabe</a>  (Paris), le ministre venait voir les élèves du cours d'arabe du lycée Cézanne, et leur professeur. <br />   <br />  En effet ce lycée propose une section expérimentale permettant aux élèves d'explorer les langues méditerranéennes. L'établissement propose aussi grec et latin. <br />   <br />  Ainsi le Ministère et l'IMA ont signé une convention pour favoriser l'enseignement de l'arabe, et Vincent Peillon a voulu inscrire cette convention dans une action plus vaste favorisant l'enseignement des langues méditerranéennes. <br />   <br />  Et comme l'occitan n'est pas une langue scandinave ... <br />   <br />  Par bonheur, ce lycée aixois propose un cours de langue régionale assez couru. "J'ai une bonne soixantaine d'élèves" souligne Didier Maurell, leur professeur depuis une décennie. <br />   <br />  Une prouesse, car il y a peu, le provençal n'existait pas dans le système informatique du rectorat. Les élèves de troisième ayant choisi cet enseignement, avaient du mal à choisir ce lycée, s'ils n'étudiaient pas dans le secteur scolaire. Et c'est pourtant le seul lycée aixois qui propose un enseignement de langue d'oc. <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un intérêt marqué du lycée aixois pour les langues méditerranéennes</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/6353359-9582192.jpg?v=1393168087" alt="Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre" title="Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre" />
     </div>
     <div>
      Une information volontariste et ciblée menée par l'enseignant permet en général d'obtenir un effectif notable au cours de langue d'oc. Des projets pédagogiques attrayants permettent ensuite de soutenir l'intérêt des élèves. <br />   <br />  Et, pour l'occasion de la visite de Vincent Peillon et de Jack Lang, les élèves du cours de provençal ont chanté le couplet d'une chanson de marin en arabe, au grand étonnement ministériel. <br />   <br />  S'en est suivi la lecture d'un extrait du Pouèmo dóu Rose, bien vu l'année du centenaire de la disparition de Frédéric Mistral, son auteur : "<em>Uno danso sus lou Rose, uno danso dins lou soulèu /&nbsp;uno danso emé lis erso, uno danso di parla de mar."</em> <br />   <br />  Dans ce chant qui évoque la Foire de Beaucaire, il est question des Tunisiens, qui en emportent le prix, et sont congratulés par les consuls de la Ville. <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/6353359-9582216.jpg?v=1393168141" alt="Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre" title="Quand l'arabe et l'occitan se découvrent l'un l'autre" />
     </div>
     <div>
      <em>"Il faut valoriser ce que nous avons en commun, mais ne pas construire cela sur l'abandon de nos singularités"</em> a dit le ministre, sollicité par les caméras de France 3 Région. <br />   <br />  A voir si, le ministre parti, ces paroles seront retenues ou oubliées par les autorités régionales de l'Education Nationale.&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="http://pluzz.francetv.fr/videos/vaqui_infos_,cafe_vaquiinfos_marseille_140217_714_17022014130249_F3.html" target="_blank"><span style="color:#800080;">Ici le reportage de France 3</span></a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Quand-l-arabe-et-l-occitan-se-decouvrent-l-un-l-autre_a522.html" />
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  <entry>
   <title>Sénat : les langues régionales redeviennent légales dans l’enseignement</title>
   <updated>2014-06-03T22:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Senat-les-langues-regionales-redeviennent-legales-dans-l-enseignement_a337.html</id>
   <category term="Societat/Païs" />
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   <published>2013-05-25T12:09:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
A l’issue du débat sénatorial un article clef de la Loi Refondation de l’Ecole rétablit une situation rendue impossible par la première lecture du Parlement : les enseignants sont autorisés à introduire les langues régionales dans l’enseignement pour raison pédagogique, les langues sont favorisées dans leur région d’origine. Reste à passer l’obstacle du retour à l’Assemblée Nationale…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5544486-8270804.jpg?v=1369476796" alt="Sénat : les langues régionales redeviennent légales dans l’enseignement" title="Sénat : les langues régionales redeviennent légales dans l’enseignement" />
     </div>
     <div>
      Courant mars, les députés n’avaient pas eu l’occasion de discuter un seul amendement concernant les langues régionales dans le projet de loi «&nbsp;Refondation de l’Ecole&nbsp;». Evacués malgré l’aval du Bureau des Lois de l’Assemblée Nationale, ils avaient été victimes d’un lobbying uniformisateur qui peine à s’exprimer à visage découvert. <br />  &nbsp; <br />  La réaction associative a semble-t-il permis de retourner la situation lors du débat sénatorial à propos de la même Loi. Dans le courant de la nuit du 24 au 25 mai 2013 les sénateurs ont adopté la Loi Peillon avec un article 27 bis qui modifie ainsi un article clef du Code de l’Education. <br />  &nbsp; <br />  Article 27 bis <br />  I (nouveau). – L’article L. 312-10 du code de l’éducation est ainsi rédigé : <br />  <em>« Art. L. 312-10. – Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage.</em> <br />  &nbsp; <br />  Suivent dans cet article un ensemble de dispositions qui devront régir l’application de ce principe&nbsp;: <br />  &nbsp; <br />  <em>« Cet enseignement peut être dispensé tout au long de la scolarité selon des modalités définies par voie de convention entre l’État et les collectivités territoriales où ces langues sont en usage.</em> <br />   <br />  <em>« Le Conseil supérieur de l’éducation est consulté, conformément aux attributions qui lui sont conférées à l’article L. 231-1, sur les moyens de favoriser l’étude des langues et cultures régionales dans les régions où ces langues sont en usage.</em> <br />   <br />  <em>« L’enseignement facultatif de langue et culture régionales est proposé dans l’une des deux formes suivantes : <br />  « 1° Un enseignement de la langue et de la culture régionales ; <br />  « 2° Un enseignement bilingue en langue française et en langue régionale. <br />  « Les familles sont informées des différentes offres d’apprentissage des langues et cultures régionales. »</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>...Pour "favoriser un socle commun de connaissances"...</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5544486-8270805.jpg?v=1369477012" alt="Sénat : les langues régionales redeviennent légales dans l’enseignement" title="Sénat : les langues régionales redeviennent légales dans l’enseignement" />
     </div>
     <div>
      En outre la modification de l’article suivant du même code établit le droit des enseignants à recourir à loisir aux langues régionales dès qu’ils estiment que des raisons pédagogiques les y incitent. <br />  &nbsp; <br />  II. – L'article L. 312-11 du même code est ainsi rédigé : <br />  <em>« Art. L. 312-11. – Sans préjudice des dispositions de l'article L. 121-3, les enseignants des premier et second degrés sont autorisés à recourir aux langues régionales, dès lors qu'ils en tirent profit pour leur enseignement. Ils peuvent également s’appuyer sur des éléments de la culture régionale pour favoriser l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes scolaires. »</em> <br />  &nbsp; <br />  Rappelons que lors du débat parlementaire de mars 2013 le principe posé dans la Loi était que l’apprentissage des langues régionales était soumis à la volonté exprimée des acteurs. Qu’un parent s’y oppose, et en principe, l’enseignement ne pouvait être dispensé. <br />   <br />  Il s'agissait d'un recul par rapport à la vieille Loi Deixonne, &nbsp;qui s'appliquait depuis 1951, et était pourtant considérée par les défenseurs des langues régionales comme apportant peu de droits. <br />  &nbsp; <br />  La Fédération de l’Enseignement de la Langue et Culture d’Oc (<a class="link" href="http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=deputat&amp;id=1404" target="_blank">Felco</a>) a fait suivre le débat et relève que quatre sénateurs se sont exprimés en faveur de cet article 27 bis&nbsp;: Annie David (Communistes et Républicains), Maryvonne Blondin (Socialistes et apparentés, secrétaire de la Commission du Sénat de la Culture, de l’Education et de la Communication, c'est une enseignante bretonne), André Gattolin (écologistes), et Françoise Férat (Union démocrates et Indépendants). <br />  &nbsp; <br />  En revanche des réserves importantes ont été exprimées par le sénateur UMP Jacques Legendre, toujours selon la Felco. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Il reste à confirmer (cette victoire, ndlr) lors des débats en deuxième lecture à l'Assemblée Nationale début juin. La FELCO s'adressera à l'ensemble des députés pour qu'ils confirment l'amélioration du texte initial&nbsp;» </em>a déclaré la présidente du Creo Languedoc, &nbsp;Marie-Jeanne Verny, à l’issue de cette nuit sénatoriale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO</title>
   <updated>2013-04-09T21:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Loi-Peillon-un-deni-de-democratie-selon-le-president-de-l-IEO_a296.html</id>
   <category term="Politica/Beileja" />
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   <published>2013-04-01T14:44:00+02:00</published>
   <author><name>Propos recueillis par Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pèire Brechet dénonce l’absence de présentation des amendements favorables à l’enseignement des langues régionales dans la discussion parlementaire. Acceptés par le bureau des lois de l’Assemblée, ils n’ont pourtant pas été présentés au vote des députés. Le président de l’Institut d’Estudis Occitans cherche « une réponse efficace et non précipitée ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5374889-8019089.jpg?v=1364820864" alt="Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO" title="Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO" />
     </div>
     <div>
      <strong>La France ne signera pas la Charte européenne des langues minoritaires, sur laquelle elle s’était engagée à minima. Et la Loi de Refondation de l’Ecole a été adoptée sans aucun amendement favorable aux droits à l’apprentissage des langues régionales. Quelle est votre réaction&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le fait marquant de cette discussion législative c’est au fond que les amendements qui auraient dû permettre l’avancée de l’enseignement des langues régionales en France n’ont pu être soumis au vote des députés. C’est une mauvaise surprise pour l’enseignement de nos enfants. C’est aussi une mauvaise surprise quant au niveau de la démocratie en France. <br />  &nbsp; <br />  <strong>En quoi la démocratie parlementaire aurait-elle été bafouée à propos de la discussion sur la Loi Peillon&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Parce qu’elle n’a pas pu être discutée, justement. Tous les amendements, préparés par certains députés, qui visaient à donner un droit à l’enseignement des langues de France ont été repoussés dès avant la discussion. <br />   <br />  C’est un sacré déni de démocratie. Je m’explique, dans le processus parlementaire, il y a une phase de discussion préalable aux débats. En fait, les amendements passent par le bureau des Lois à l’Assemblée Nationale qui les trie en fonction de leur cohérence avec le projet soumis aux députés. <br />   <br />  Or, dans le cas de la Loi Refondation de l’Ecole, les amendements visant à donner des droits à l’apprentissage des langues ont effectivement été approuvés par ce bureau, et pourtant ne sont jamais parvenus à la discussion. Il semble que ce soit le Conseil d’Etat qui ait, pour d’obscures raisons, mis son veto. <br />  &nbsp; <br />  <strong>D’obscures raisons&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Cette attitude en dit long sur le niveau de notre démocratie. Mon intime conviction est que c’est par pure idéologie jacobine que les amendements progressistes ont disparu. Il existe une crainte, une haine des langues régionales, qui s’exprime hors des hémicycles en France. Nous en avons vu ici l’expression. <br />   <br />  Et je trouve que c’est grave. Grave pour le droit de cité du breton, du catalan ou de l’occitan entre autres, mais grave aussi sur ce que le citoyen français peut attendre de sa représentation nationale. On voit qu’il est possible de la bafouer. L’attitude des censeurs est irrationnelle, elle est, en tout cas je le pense, idéologique.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un préfet peut désormais annuler l'aide des Régions à l'enseignement des langues régionales</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5374889-8019090.jpg?v=1364820949" alt="Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO" title="Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO" />
     </div>
     <div>
      <strong>Que disaient les amendements en question&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  C’est très simple, pour l’essentiel ils rajoutaient «&nbsp;langues régionales&nbsp;» à chaque mention de la langue française ou des langues vivantes, dans le texte de loi. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Clairement, les langues de France n’ont pas plus de droits à l’issue de ce&nbsp; débat parlementaire qu’auparavant.</strong> <br />  &nbsp; <br />  C’est pire&nbsp;! Elles ont moins de droits. Puisque toute référence aux langues régionales a disparu du texte législatif, l’apprentissage du corse, de l’occitan ou de l’alsacien a disparu des textes. On ne trouve même plus mention des langues régionales là où le texte de loi cadrait l’intervention des collectivités régionales. Autrement dit, un préfet aujourd’hui peut décider d’exiger d’un Conseil Régional qu’il retire ses aides à l’enseignement. <br />   <br />  Il devient théoriquement possible de considérer que les cours de langue régionale n’ont pas avoir lieu durant le temps scolaire. Cela va très loin. Cette loi devait consacrer le droit de cité des langues de France à l’Ecole, elle met au contraire celles-ci en état d’insécurité permanente. Il s’agit d’un recul. Et d’un grand&nbsp;! Nous voici revenus avant la Loi Deixonne de 1951. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Situation perdue&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Heureusement pas tout à fait. Le texte doit passer au Sénat&nbsp;; nous avons écrit au président Jean-Pierre Bel. Je vous rappelle qu’il était en tête de la manifestation du 30 mars à Toulouse. Il précédait les 30&nbsp;000 manifestants qui appelaient de leurs vœux une Loi mettant l’occitan dans l’univers du droit. J’espère qu’il ne se déjugera pas. Nous le lui avons demandé. Il appartient maintenant à chaque association, voire à chaque citoyen engagé de s’adresser à son sénateur pour lui demander de faire revenir ces amendements à la discussion. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Que va faire l’IEO&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  J’ai signé un communiqué appelant à la mobilisation <a class="link" href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/refondation_ecole_Republique.asp" target="_blank">dès l’adoption de la loi au Parlement</a>. Celle-ci pourra prendre plusieurs formes et l’initiative est laissée aux groupes locaux. Il s’agit d’organiser la protestation, qu’elle passe par les réseaux sociaux ou d’éventuelles manifestations. <br />   <br />  Pour ce qui est de l’IEO vous savez que nous n’agissons pas seuls mais dans le cadre de la coordination Anem Òc. Nous allons donc commencer par discuter de ce qu’il y a lieu de faire au cours d’un Conseil d’Administration de l’IEO, et concerter les autres composantes d’Anem Òc. Nous ne devons pas nous précipiter mais organiser une réponse efficace. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Occuper le terrain face aux censeurs</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5374889-8019093.jpg?v=1364821018" alt="Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO" title="Loi Peillon : un déni de démocratie selon le président de l’IEO" />
     </div>
     <div>
      <strong>Allez-vous demander aux membres du Comité Consultatif des langues régionales, à peine installé, de démissionner&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Surtout pas. Il s’agit de gens qui ont une compétence mais ne sont pas des idéologues. Qu’ils fassent leur travail de recommandations à la ministre de la Culture, ainsi qu’elle l’a demandé. Qu’ils occupent la place. Il n’y a aucune raison d’aider les censeurs à exclure les langues de France du débat en France. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Que diriez-vous aux responsables, anonymes selon vous, qui ont pu empêcher la discussion des amendements favorables aux langues de France&nbsp;?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Exprimez vos non-dits&nbsp;! Dites en quoi l’Etat devrait avoir peur des langues régionales. Exprimez vos arguments, afin qu’une discussion puisse avoir lieu. Ne cherchez plus à détruire les langues de France en catimini. Une nation responsable ne peut-elle discuter ouvertement des droits de ses citoyens&nbsp;? <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="color:#800080;"><strong>Lire aussi :</strong></span> <a class="link"  href="https://www.aquodaqui.info/Lei-Peillon-un-trabalh-de-formiga-per-faire-intrar-lei-lengas-regionalas-dins-lo-texte_a272.html">Lèi Peillon : un trabalh de formiga per faire intrar lei lengas regionalas dins lo tèxte&nbsp;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Loi-Peillon-un-deni-de-democratie-selon-le-president-de-l-IEO_a296.html" />
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   <title>L’ARF vòu afortir sa proximitat ambé lei ministèris</title>
   <updated>2013-01-16T10:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/L-ARF-vou-afortir-sa-proximitat-ambe-lei-ministeris_a234.html</id>
   <category term="Politica/Beileja" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/5124033-7646662.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-14T20:17:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Commission Langues Régionales de l’Association des Régions de France, certes proteste avec un poids certains quand les langues régionales sont absentes des projets de loi. Mais elle apporte aussi ses compétences aux ministères, en favorisant leur compréhension du phénomène. Elle s’est réunie à Marseille le 9 janvier.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5124033-7646662.jpg?v=1358192592" alt="L’ARF vòu afortir sa proximitat ambé lei ministèris" title="L’ARF vòu afortir sa proximitat ambé lei ministèris" />
     </div>
     <div>
      Reactivada despuei 2010 la comission Lengas Regionalas de l’Associacion dei Regions de França s’acampa ambé regularitat. Lo darrier rescòntre entre sei sòcis s’es debanat a Marselha lo 9 de&nbsp; janvier. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Avèm parlat de l’abséncia totala dei lengas regionalas dins l’avant 	 <a class="" id='pointeribox1' href="javascript:void(0)" rel="/index.php?preaction=ibox_glossaire&amp;numero=138&amp;ibox&amp;width=320"  title=""><span class="linkword" >projèct</span></a>
 de lèi Refondacion a l’Escòla&nbsp;» </em>nos precisa David Grosclaude, lo president d’aquela comission. E l’ARF a mandat una letra au ministre de l’Educacion per s’en inquietar, <em>«&nbsp;dau temps que les presidents dei Regions Aquitània e Bretanha, chascun de son costat, fasián parier&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  La Lèi territoriala que se discuta a l’ora d’ara, es un autre subjèct d’inquietud per eu. <em>«&nbsp;Li trobam ren sus lei lengas regionalas , e volèm rescòntrar la menistra Marylise Lebranchu.&nbsp;»</em> qu’ajusta. <br />  &nbsp; <br />  Ambé Gustau Alirol, delegat a la Lenga Regionala dau Consèu Regionau d’Auvernha, Bernat Jaussaud, aqueu de Provença Aups e Còsta d’Azur que recebèt sei collègas per aquel acamp, Lea Louarn tot parier per lo Consèu Regionau de Bretanha, e&nbsp; d’encargats de mission de Ròse Aups, la discussion a tanben portat sus lei projècts audiòvisuaus. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lei lengas de França de la web TV fin qu'ai garas de trins</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5124033-7646663.jpg?v=1358192469" alt="L’ARF vòu afortir sa proximitat ambé lei ministèris" title="L’ARF vòu afortir sa proximitat ambé lei ministèris" />
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      S’agiriá de crear una filiala de Brezhoweb, una web TV, que podriá dins l’espaci occitan crompar de contenguts e lei tradurre. <em>«&nbsp;Mai trabalham tanben per vèire coma mutualisar d’otís, coma per exemple d’ajudas per la produccion TV,&nbsp;»</em> pènsa Bernat Jaussaud. David Grosclaude parla d’un budgèt necessari de 400&nbsp;000 €/an per un projèct de web TV en lenga occitana. <br />  &nbsp; <br />  L’ARF assaja de jugar la proximitat ambé leis instàncias gouvernamentalas, e de prepausar lo gaubi dei Regions. Se Provença es la soleta Region occitana qu’alestisse pas encara son Ofici de la Lenga, leis autrei, occitanas o bretona, pòdon prepausar una ajuda au ministèri de l’Educacion. <em>«&nbsp;Ambé sa competéncia&nbsp; e son gaubi, leis Oficis pòdon discutar ambé lei gents dei ministèris, e faràn avançar lei projècts&nbsp;» </em>que nos ditz Lea Louarn.&nbsp; L’ARF que s’acampa en generau a París, a mai aisadament sei intradas dins lei ministèris. <br />  &nbsp; <br />  Espèra per exemple trabalhar ambé la SNCF per una politica d’anóncias en lengas regionalas. La Bretanha veira d’alhors totara sei garas parlar breton, en mai dau francés. <br />  
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