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 <title>Aquò d'Aqui</title>
 <subtitle><![CDATA[Aquò d’Aquí dit l’actualité et interroge la société en langue occitane dans ses différentes variétés en aidant les francophones à comprendre]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-15T13:42:56+01:00</updated>
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   <title>Flarep à Nice : l'école publique en langues régionales condition de la réussite scolaire pour tous ?</title>
   <updated>2023-10-11T08:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Flarep-a-Nice-l-ecole-publique-en-langues-regionales-condition-de-la-reussite-scolaire-pour-tous_a2487.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
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   <published>2023-10-08T11:14:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
NICE. Le colloque de cette institution de réflexion et débats réunit les chercheurs, enseignants et usagers de l'école publique dont l'objet est la promotion de l'enseignement des langues autochtones de France. Inscription gratuite mais obligatoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/75700505-53157583.jpg?v=1696923648" alt="Flarep à Nice : l'école publique en langues régionales condition de la réussite scolaire pour tous ?" title="Flarep à Nice : l'école publique en langues régionales condition de la réussite scolaire pour tous ?" />
     </div>
     <div>
      Les langues régionales à l'école publique pour la réussite de tous sera le thème de la prochaine session de la <a class="link" href="https://www.flarep.com/" target="_blank">Flarep</a>  (Fédération ...) qui se tiendra à Nice du 21 au 23 octobre prochain, hélas en concurrence avec le congrès du Forum d'Oc, qui lui se déroulera à Avignon le 21. <br />   <br />  Une partie des débats et conférences seront néanmoins possible le dimanche 22 et le lundi 23 pour celles et ceux qui accepteront de faire la route. <br />   <br />  Organisé cette année par la Fédération des Enseignants de Langue et Culture Occitane (Felco) ce trente septième colloque de la Flarep donnera lieu à des échanges de pédagogues et divers publics : chercheurs, usagers, etc. Signalons <a class="link" href="http://www.felco-creo.org/wp-content/uploads/2023/08/2308-12-FLAREP-Nice-programme-complet-Version-definitive.pdf" target="_blank">entre autres</a>  la communication de Pascal Ottavi, de l'Université de Corte, sur les conditions des progrès de l'enseignement du corse, produit de 40 ans de luttes, le samedi à 18 h ; ou encore les deux heures de témoignages de parents et autres le dimanche en début d'après-midi ; ou également les ateliers thématiques du lundi matin... <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Chaque soirée sera consacrée à un évènement culturel et festif, à l'image du balèti du dimanche soir.&nbsp; <br />   <br />  Il sera indispensable de <a class="link" href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScKFDJNBJbFw_BD-X78IoUtaMqyfOqam3Xr8rU_VQ1EM8ngJw/viewform?pli=1" target="_blank">s'inscrire</a>  à ce colloque, dont l'accès sera totalement gratuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Samedi la Felco choisira pour la première fois entre deux candidats</title>
   <updated>2020-01-16T17:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Samedi-la-Felco-choisira-pour-la-premiere-fois-entre-deux-candidats_a1908.html</id>
   <category term="Societat/Païs" />
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   <published>2020-01-16T14:17:00+01:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
TOULOUSE. Yan Lespoux, l’actuel président de la fédération d’enseignants de langue d’oc est opposé à Nicolau Rei Bèthvéder, professeur du secondaire. Nous présentons ici les deux programmes. Samedi à Toulouse les adhérents les départageront en renouvelant un tiers du CA     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/41831296-35023206.jpg?v=1579182383" alt="Samedi la Felco choisira pour la première fois entre deux candidats" title="Samedi la Felco choisira pour la première fois entre deux candidats" />
     </div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">La Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Òc vivra un moment démocratique inédit samedi à Toulouse. A l’occasion de son Assemblée Générale annuelle l’élection du Conseil d’Administration aura lieu avec deux candidats, Nicolau Rei Bèthvéder se présente en effet contre Yan Lespoux, président de la <a class="link" href="http://www.felco-creo.org/" target="_blank">Felco</a>  depuis 2017 et candidat à sa réélection. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">En fait huit membres du CA seront élus, et au total celui-ci en compte une vingtaine, un chiffre mouvant en fonction des circonstances et surtout du nombre de volontaires. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">L’association elle-même membre de la Flarep, c’est à dire de la fédération des enseignants de langues minoritaires en France, a traditionnellement un rôle de négociation auprès du ministère de l’Education. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Cette nouvelle situation doit sans doute beaucoup à la tension qui prévaut depuis un an entre les professeurs d’occitan-langue d’oc et leur ministre Jean-Michel Blanquer, auteur de la plus forte saignée pratiquée depuis des décennies dans le système d’enseignement de l’occitan. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Quant aux deux candidats, leurs différences biographiques peuvent partiellement expliquer le fait que la candidature unique ne soit plus la norme. Yan Lespoux&nbsp;est enseignant chercheur, Gascon attaché à l’Université Paul Valéry de Montpellier, Nicolau Rei Bèthvéder également Gascon est enseignant dans le secondaire. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Pour le reste, il faut s'intéresser à leurs programmes et positionnements, tels qu’ils nous les ont transmis, et ainsi qu’ils ont répondu à nos questions complémentaires. Alors&nbsp;apparaitront-ils si différents ? <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Relation avec l’Administration </b></div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><strong>Yan Lespoux</strong> entend poursuivre le travail d’approche et de négociation avec le Ministère. Actuellement celle ci est au point mort, le ministre et ses collaborateurs sont aux abonnés absents. M. Lespoux propose donc d’en appeler à la Flarep et d’engager le combat avec les autres minorités linguistiques dans l’enseignement. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><strong>Nicolau Rei Bèthvéder</strong> se propose de faire entrer plus franchement la Felco dans l’univers politique et d’en appeler aux élus locaux pour porter les revendications concrètes aux Rectorats, notamment en matière d’heures d’enseignement supprimées. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pan occitanité et équilibres régionaux</b></div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Les deux candidats affirment vouloir travailler à l’égalité de chances et de traitement de toutes les régions occitanes. La question n’est pas anodine, car les deux régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie bénéficient d’une convention avec l’Etat au sein de l’Office Public de la Langue Occitane, et mutualisent une grande partie de leurs moyens, dont sont de fait exclues Auvergne et Provence Alpes Cote d’Azur, mais aussi les départements d’Ardèche et de la Drôme, attachées à la grande région Lyonnaise. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><strong>Yan Lespoux</strong> dit vouloir rechercher en toute chose l’égalité de traitement par les collectivités de toutes les régions concernées, et se base sur le travail actuel du CA, qui milite pour le renforcement des moyens éducatifs en particulier en Auvergne, parent pauvre des régions d’Oc en matière d’enseignement. Il s’appuie sur la relation établie avec les présidents de Région pour réclamer cette égalité, et affirme avoir convaincu la présidente d’Occitanie Carole Delga de s’en faire le porte parole près l’Etat. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><strong>Nicolau Rei Bèthvéder</strong> militera, dit-il pour un système de ligne budgétaire autonome de tout Rectorat réservée à l’enseignement de la langue d’oc, hors les dotations globales de fonctionnement, à l’image de ce qui vient d’être obtenu de haute lutte en Région Occitanie du Rectorat de Toulouse. Lui aussi souhaite que la Felco milite auprès des élus pour créer un rapport de force à ce sujet avec les Rectorats, de Nice à Bordeaux. Il souhaite travailler au recrutement-formation de nouveaux militants dans toutes régions. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Fonctionnement démocratique de la Felco</b></div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><strong>Yan Lespoux </strong>veut parfaire le travail déjà entamé, d’équilibre entre les élus de différentes régions au sein du CA de la Felco. Il souligne un problème de fond selon lui, la sous représentation des enseignants du premier degré au sein de la Felco, et travaillera à l’améliorer. M Lespoux suivra le&nbsp;mode de représentation élective que les statuts à discuter lors de l'AG choisiront&nbsp;: pour l'heure il s'agit d'une élection annuelle avec renouvellement d’un tiers, tout en protégeant la représentation assurée d’associations proprement régionales, et cite l’Aeloc (Provence) comme le Creo Languedoc, afin d’assurer la diversité de sensibilités. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><strong>Nicolau Rei Bèthvéder</strong> modifierait profondément le mode électif puisque l’intégralité du CA serait renouvelé à l’occasion de l’AG annuelle, qui serait organisée chaque année dans une région différente. Mais le bureau, de six membres, serait lui aussi élu de manière directe via l’AG. L'expertise du CA sera réclamée. Il souhaite créer une règle de parité de la représentation hommes-femmes. Il propose enfin une franche implication dans les réseaux sociaux, et le lancement d'événements populaires reliant toute les régions. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notre méthode</b></div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">Nous nous devons de rechercher des opinions contradictoires (quand elles veulent bien s’exprimer en temps voulu), et dans le cas de la Felco, nous avons essayé de travailler à un équilibre des modalités d’expression de l’un et l’autre candidat. Le travail de traduction et adaptation de leur discours en français pourrait ne pas convenir à l’un ou l’autre, nous l’avons réalisé avec honnêteté et dans un temps infiniment court, contraint par l’envoi de notre lettre hebdomadaire.</span> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">&nbsp;</span> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">Nous avons choisi de présenter en pièce jointe les documents envoyés par l’un et l’autre, et devons souligner que l’un des deux candidats, Yan Lespoux, a connu&nbsp;des difficultés particulières télématiques, dues à ce qu’il est convenu d’appeler la “fracture numérique” touchant les régions rurales. Quant à Nicolau Rei Bèthvéder, c'est la communication téléphonique lors d'explications complémentaires qui a flanché.</span> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">&nbsp;</span> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">Pour décider de l’ordre d’expression de l’un et l’autre nous avons simplement tiré à pile ou face. Et nous avons respecté l'ordre inverse pour ce qui est de la présentation des pièces jointes. <br />   <br />   <br />  Les deux candidats peuvent joindre la rédaction en cas de contestation des résumés proposés à nos lecteurs. Nous leur demandons de tenir compte du fait que nous sommes en phase de bouclage du mensuel de février.</span> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">&nbsp;</span> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"><span style="color:#0000CD;">Nous souhaitons qu’au delà de l’élection de samedi, une Felco rassemblée s’avère combative, car nous rejoignons l’un et l’autre candidat sur ce diagnostic : jamais l’enseignement de notre langue occitane n’avait été à ce point attaquée par un projet gouvernemental.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Une agrégation de langues de France à portée symbolique</title>
   <updated>2017-03-29T16:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Une-agregation-de-langues-de-France-a-portee-symbolique_a1383.html</id>
   <category term="Dison que" />
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   <published>2017-03-29T11:03:00+02:00</published>
   <author><name>Marie-Jeanne Verny</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marie-Jeanne Verny, responsable de la Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc, salue ici la création d’une agrégation « section langues de France ». Toutefois celle-ci ne modifiera pas les conditions difficiles de cet enseignement. Pour cela, l’action collective lui semble incontournable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/11490014-19197024.jpg?v=1490778566" alt="Une agrégation de langues de France à portée symbolique" title="Une agrégation de langues de France à portée symbolique" />
     </div>
     <div>
      La création d’une agrégation de langues de Françe, officielle depuis la publication le 23 mars au Journal Officiel de l’arrêté qui la crée, était une promesse de la ministre de l’Education Nationale. Faite l’automne dernier, elle sonne comme un cadeau d’adieu.&nbsp; Son gouvernement vit ses dernières semaines, et la mesure ne coute pas cher&nbsp;: un peu en salaires, absolument pas en création de postes de professeurs d’occitan-langue d’oc, breton ou basque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réelles avancées pour l'enseignement des langues de France dépendront de la volonté des acteurs de se mobiliser ensemble</b></div>
     <div>
      Elle ne mettra pas plus les futurs agrégés à l’abri de la mauvaise volonté d’un principal de collège qui ne souhaiterait pas d’enseignement de langue régionale dans son établissement. <br />  &nbsp; <br />  Les premiers agrégés seront probablement des titulaires d’un Capes de langue régionale. Pour eux c’est enfin une possibilité d’avancement de carrière. Et pourquoi n’y auraient-ils pas eu droit&nbsp;? C’est une simple question de justice et d’égalité de traitement. C’est l’aspect positif de cette mesure. <br />  &nbsp; <br />  Un professeur agrégé, rappelons-le, bénéficie d’un meilleur salaire que son collègue titulaire du Capes, et n’enseigne que 15h par semaine au lieu des 18h de ses collègues. C’est donc une situation propice à mieux préparer ses enseignements. Mais dans le cas d’un professeur de langue de France, qui court d’un établissement à l’autre, l’amélioration des moyens sera relative. <br />  &nbsp; <br />  J’entends bien l’argument de groupuscules très régionalistes, qui par exemple, ont tout de suite protesté contre l’institution de cette agrégation, au prétexte qu’elle ne reconnaissait pas spécifiquement un professeur agrégé de provençal. Au hasard d’une question de journaliste, j’ai appris cela sans étonnement, mais avec déception. <br />  &nbsp; <br />  Disons-le clairement, les questions de graphie sous tendues par cette protestation ne seront pas réglées par la création d’une agrégation de ceci ou de cela. Le Capes d’occitan-langue d’oc n’a jamais empêché quelqu’un d’enseigner dans la graphie de l’occitan qui lui plaît. Il en sera de même pour l’agrégation. Elle distinguera simplement ceux qui se sont investis dans sa préparation. <br />  &nbsp; <br />  La vraie question qui devrait générer l’unité nécessaire des enseignants, c’est celle de leur droit à enseigner nos langues régionales. Plus de postes, de meilleures conditions, c’est ce qu’ils ne pourront obtenir qu’en se mobilisant, jamais en jouant l’atomisation. <br />  &nbsp; <br />  Reconnaissons donc, sans explosion de joie excessive que, sur le plan symbolique, la <a class="link" href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034258671&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank">création de cette agrégation </a>est importante. <br />  &nbsp; <br />  Mais maintenant, l’essentiel est dans la suite. La circulaire d’application doit être favorable à l’enseignement des langues de France. Avec nos fédérations – la <a class="link" href="http://www.felco-creo.org/" target="_blank">Felco</a>  qui représente les enseignants de langue d’oc, moteur de propositions face au ministère – et la Flarep qui réunit ses homologues d’autres langues de France, nous avons un travail important à mener pour réussir les conditions de cette agrégation, et obtenir des avancées en matière d’enseignements. <br />  &nbsp; <br />  Et cela, chacun ne pourra le réaliser dans son coin. Les enseignants concernés seront avisés de nous faire remonter leurs vécus, et leurs demandes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Une-agregation-de-langues-de-France-a-portee-symbolique_a1383.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ges d’ensenhament sensa militantisme ?</title>
   <updated>2016-10-26T15:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/Ges-d-ensenhament-sensa-militantisme_a1283.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/10467143-17169773.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-10-26T14:49:00+02:00</published>
   <author><name>Marie-France Suquet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
MONTPELLIER. Au retour du trentième colloque de la Fédération pour les Langues Regionales dans l’Enseignement Public (Flarep) tenu à Montpellier du 22 au 24 octobre, la question se pose, Peut-on se passer du militantisme en faveur de l’enseignement des langues de France ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10467143-17169769.jpg?v=1477487306" alt="Ges d’ensenhament sensa militantisme ?" title="Ges d’ensenhament sensa militantisme ?" />
     </div>
     <div>
      Tres jorns de temps d’ensenhaires e de membres d’associacions an chifrat au biais d’aparar la ricessa culturala que son lei lengas de França. <br />  &nbsp; <br />  La tòca èra clarament afichada dins la tematica chausida per lo collòqui «&nbsp;Identitat e Alteritat&nbsp;». Per reprendre l’anóncia de l’eveniment, se tractava, a un moment que d’en pertot dins lo monde, de concepcions identitàrias barradas son a s’espandir, a un moment que s’afortisson leis ideologias de l’exclusion, de mostrar que la reconeissença e la coneissença dei lengas regionalas son una dubertura d’esperit, una concepcion duberta de la ciutadenetat. <br />  &nbsp; <br />  Aquesta ambicion ciutadena n’empacha pas una reflexion pedagogica dei mai prigondas. <br />  Dins sa conferéncia, Jean-Léo Léonard, professor a la Sorbonna, presentèt son trabalh que lo menèt a cercar lo biais d’ajudar de comunautats d’indians dau Mexic dins la reconquista de sei lengas d’originas. Fuguèt l’escasença d’abordar una pedagogia de tria, totjorn en liame amé lo bonur de la dubertura ais autrei. <br />  &nbsp; <br />  Podèm tanben citar l’intervencion remarcada de Pasquale Ottavi, professor en sciéncias de l’educacion en Corsega e que se sonava&nbsp;: <em>Corse, gestion de soi, gestion de l’Autre en soi.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De politics ne’n parlan</b></div>
     <div>
      Patrick Roux, elegit de la region Occitania, precisèt qu’èra lo moment de sortir dei suenhs paliatius e d’anar mai luench dins l’ensenhament dei lengas regionalas. <br />  &nbsp; <br />  Hélène Bernard, rectritz de Bordèu, que representava la ministra de l’educacion nacionala, confirmèt l’engatjament dau ministèri per le mesa en plaça d’una agregacion d’occitan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De sindicats sostenon</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/10467143-17169773.jpg?v=1477487306" alt="Ges d’ensenhament sensa militantisme ?" title="Ges d’ensenhament sensa militantisme ?" />
     </div>
     <div>
      Lo SNUIpp, la FSU e le SNES èran presents e d’idèias fòrtas&nbsp; e claras fuguèron exprimidas. <br />  <em>«&nbsp;La loi est là, c’est son application qui fait défaut.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;La loi ne donne pas les postes&nbsp;: en 2016, il y a eu 24 postes de Capes pour 7 langues&nbsp;!&nbsp;»</em> <br />  Cadun èra d’acòrdi per dire qu’es lo moment de sortir l’occitan dau pichon tirador dau patrimòni. Una politica nacionala fòrta defauta. Un servici public regionau es important mai es tanben lo sorgent d’una granda disparitat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Una eterogeneïtat cridenta</b></div>
     <div>
      Tres jorns d’escambis fructuos an permes de ponchar lei disparitats dei condicions d’ensenhament&nbsp;. <br />  Lo francò-provençau e lo flamand son pas reconoissuts dins lei 75 lengas de França ço que plaça son ensenhament entre precaritat e confidencialitat. <br />  &nbsp; <br />  A l’opausat, en Corsega, 35% d’escolans dau premier grad seguisson un cursus bilingüe e dins lei tres annadas a venir, son 700 ensenhaires que se van formar. <br />  &nbsp; <br />  Dau costat dei bascas, la populacion compren 35% de locutors actius. <br />  &nbsp; <br />  En Bretanha istorica, 1700 escolans de la mairala au licèu seguisson un ensenhament en lenga regionala. <br />  &nbsp; <br />  Per l’occitan la situacion es fòrça complicada amé una extraordinària disparitat d’una acadèmia a l’autra e tanben, dins una mema acadèmia, d’un departament a l’autre. <br />  Sensa rintar dins de detalhs, se pòu dire que l’acadèmia d’Ais/Marselha es puslèu sinistrada per comparason a Tolosa.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ais-Marselha parents paures de l’occitan </b></div>
     <div>
      Ges de concors especific per leis ensenhaires dau premier grad, ges de formacion de contúnia, ges de formacion universtari per preparar lo CAPES, ges d’Ofici Public de la Lenga Occitana, una reforma dei collègis qu’a chaplat l’ensenhament (per eisemple&nbsp;: ges de possibilitat aquesta annada de faire d’occitan dins lo segond grad dins leis Aups Auts) <br />  …E la tiera es pas acabada. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ges d’ensenhament sensa militantisme</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.flarep.com/" target="_blank">Lo collòqui</a>  nos laissa entreveire una dralha per l’avenidor. Lei solucions existisson dejà , son esparpalhadas ai 4 cantons de Franças dins lei classas qu’estudian una dei 75 lengas regionalas. <br />  &nbsp; <br />  Resta a prendre çò que se fa de melhor coma pedagogia e biais de viure ensems e n’en faire lo denominator comun de l’ensenhament dei lengas de França. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/Ges-d-ensenhament-sensa-militantisme_a1283.html" />
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   <title>L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?</title>
   <updated>2015-04-08T14:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.aquodaqui.info/L-enseignement-des-langues-regionales-balaye-des-colleges_a849.html</id>
   <category term="Educacien/Escolo" />
   <photo:imgsrc>https://www.aquodaqui.info/photo/art/imagette/7652760-11829022.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-07T15:53:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Neumuller</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7652760-11829021.jpg?v=1428415657" alt="L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?" title="L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?" />
     </div>
     <div>
      Avec la réforme des collèges annoncée par le gouvernement on sentait venir le balayage de l’enseignement de langues régionales. Sous le tapis&nbsp;! Place à la priorité, l’apprentissage du français, sensé résoudre les problèmes de la société. <br />   <br />  Dans le texte présenté en mars par Najat Vallaud-Belkacem, au chapitre un les langues de France étaient à peine citées, au chapitre trois, celui-des modalités pratiques, elles avaient disparu. <br />   <br />   <br />  L’armée d’experts du Ministère de l’Education, peu ou prou les mêmes que du temps de Peillon, avaient tout d’un coup oublié que ces langues de France sont, notamment, un des moyens d’acquérir le français. Un moyen aussi d’acquérir une conscience forte d’appartenir à la société du lieu où l’on vit. <br />   <br />  Devant cette situation une vingtaine d’associations rassemblées pour la plupart dans la FLAREP (Fédération pour les Langues Régionales dans l’Enseignement Public) pétitionnent actuellement pour le «&nbsp;maintien et de développement de l’enseignement des langues régionales au collège&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pétition en ligne : "nous voulons des garanties"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.aquodaqui.info/photo/art/default/7652760-11829022.jpg?v=1428415857" alt="L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?" title="L’enseignement des langues régionales balayé des collèges ?" />
     </div>
     <div>
      Cette pétition précise ainsi&nbsp;: <em>«&nbsp;il est indispensable de garantir l'enseignement des langues régionales grâce à une dotation spécifique aux établissements.&nbsp; <br />   <br />  De même, il faut garantir l'ouverture de cet enseignement dès la 6ème, pour assurer la continuité de l'enseignement de langue régionale entre le primaire et le secondaire, et revenir dès le début du collège à un horaire hebdomadaire suffisant. En Alsace nous souhaitons que soit garanti le maintien de deux langues en plus du français dans le cadre d'un projet académique et régional de développement de l'enseignement de la langue régionale et du bilinguisme.&nbsp; <br />   <br />  Les professeurs de langues vivantes régionales enseignent la plupart du temps deux disciplines, ou dans plusieurs établissements : il serait inadmissible que leur temps de service soit partagé entre l'enseignement de leur valence, ou leur service dans plusieurs établissements, et les enseignements pratiques interdisciplinaires. Qu'en serait-il alors de l'enseignement des langues régionales? Les enseignements pratiques interdisciplinaires doivent venir uniquement en complément de l'enseignement de langues vivantes régionales.&nbsp; <br />   <br />  Nous refusons que l'enseignement des langues régionales disparaisse en tant que discipline avec la réforme du collège et demandons le maintien et l'amélioration des conditions de cet enseignement.&nbsp;»</em> <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2015N47607 " target="_blank">Cette pétition peut être signée en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.aquodaqui.info/L-enseignement-des-langues-regionales-balaye-des-colleges_a849.html" />
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